ARTÈRES RENALES
1460. Les artères rénales ou érnulgenlcs {arlcruu rénales s. emulgentes) naissent tout-à-fait île la partie latérale de l'aorte,
immédiatement au-dessous de la mésentérique supérieure. Elles s'en détachent sous un angle droit, ou du moins presque droit. Marchant directement sur les laces latérales du corps de la première ou de la secoude vertèbre lombaire , d'avant eu arrière et de dedans en dehors, elles gagnent le rein, dans la scissure duquel elles pénètrent, après s'être partagées, le plus souvent à une légère distance de cet organe, en plusieurs branches, ordinairement au nombre de trois, qui se subdivisent encore plus d'une fois avant de s'enfoncer dans sa substance.
* Elles naissent presque en face l'une de l'autre. Cependant presque toujours la droite est un peu plus basse que la gauche, parce que le rein de ce côté est lui-même moins élevé que celui de l'autre. Mais cette loi souffre souvent des exceptions. On remarque surtout que , quand l'artère rénale droite est double , la supérieure naît ordinairement un peu plus haut que la rénale simple du côté gauche.
Ces artères ont un très gros calibre, mais ne sont point, comme le dit Bichat , les plus volumineuses de toutes celles du bas-ventre, puisqu'elles cèdent le pas, sous ce rapport, à la cœliaque et à la mésentérique supérieure.
1461. Les artères rénales sont sujettes à un grand nombre d'anomalies. Les plus ordinaires roulent sur leur nombre. La plupart du temps on ne trouve qu'une seule artère rénale de chaque côté. Mais fréquemment , presque aussi souvent même, ce nombre est accru par la réduction des branches en troncs distincts, qui naissent immédiatement de l'aorte. Le passage à cette disposition est marqué par celle dans laquelle l'artère rénale simple se partage de très bonne heure en branches, scission précoce qu'il n'est pas rare de rencontrer, et qui n'a souvent lieu que d'un seul côté, l'artère rénale du côté opposé étant déjà divisée réellement en plusieurs troncs distincts.
Cette anomalie des artères rénales offre un grand nombre de différences sous le rapport, i° des conditions dans lesquelles elle a lieu ; 20 du nombre des divisions qu'elle produit; 3° de sa limitation à un seul côté , ou de son extension aux deux côtés à la fois ; 4° de la fréquence avec laquelle on l'observe
DE LA. PORTION ABDOMINALE DE l'aOBTE. l\7>5
sur l'un ou sur l'autre côté; 5° du volume proportionne! des troncs distincts; 6° de l'endroit d'où ils1 naissent; 7° de leur insertion ; 8° du rapport avec les veines rénales.
I. Les conditions dans lesquelles le nombre des artères rénales devient plus grand qu'à l'ordinaire, sont :
i° Le volume extraordinaire des reins; 2" La longueur insolite de ces organes , sans que leur volume soit plus considérable , cas dans lequel on observe souvent un étranglement à leur partie moyenue. 5° La réunion des deux rein3 en un seul; 4° Leur situation plus bas qu'à l'ordinaire , dans le bassin.
II. Sous le rapport du nombre, il est plus commun de trouver une artère rénale de plus qu'à l'ordinaire , que d'en rencontrer plusieurs au-dessus du nombre accoutumé.
Cependant il y en a quelquefois trois, quatre et même cinq d'un côté.
III. A l'égard de l'existence simultanée de plusieurs artères rénales des deux côtés à la fois, on peut dire en général que, quand il n'y en a pas plus de deux, l'anomalie se rencontre tout aussi souvent d'un seul côtéquedes deux côtés en mêmetemps. Mais quand la multiplication est portée plus loin, il est rare qu'elle se borne à un seul côté, quoiqu'on n'observe presque jamais qu'elle arrive au même degré des deux côtés. Cependant cette règle n'est point non plus générale, puisqu'on trouve quelquefois quatre artères rénales d'un côté, tandis qu'il n'y en a qu'une seule de l'autre côté.
IV. L'anomalie ne paraît pas affectionner davantage un côté du corps que l'autre. Cette remarque, qui est le résultat de mes propres observations, se trouve confirmée encore par le défaut d'accord qui règne, à cet égard, entre les assertions des auteurs ; car les uns disent que l'anomalie est plus fréquente à gauche, tandis que les autres prétendent qu'on l'observe plus souvent à droite.
V. Lorsque l'anomalie s'écarte le moins possible de la règle, ordinairement l'une des deux artères rénales est beaucoup plus petite que l'autre. Presque toujours alors la plus volumineuse est la supérieure, qui constitue le tronc normal. Mais il s'en faut de beaucoup que cela ait lieu constamment. Ed
effet il n'est pas rare que les artères rénales multiples aient exactement le même calibre, chacune d'elles, prise isolément, étant un peu plus petite que ne l'est l'artère rénale ordinaire, le cas excepté où un rein surpasse l'autre en volume.
VI. L'origine des artères rénales multiples varie également beaucoup. La disposition qui se rapproche le plus de la règle est celle dans laquelle la seconde artère rénale naît immédiatement à côlé de la normale. Mais souvent aussi ces artères sont fort éloignées l'une de l'autre, de sorte que l'une, ou quelques unes d'entre elles, non seulement naissent de l'aorte, au-dessous de la mésentérique inférieure, mais encore proviennent de l'iliaque primitive, ou même de l'hypogastrique , quoique ces deux derniers cas ne se rencontrent ordinairement que quand les reins sont confondus ensemble, ou situés très bas. Mais, en général, le cas excepté où le rein est situé très bas, il y a cependant une artère rénale qui provient de l'endroit ordinaire, à qu elque distance qu'en puissent naître les autres.
Lorsqu'il existe plus de deux artères rénales, ordinairement , un en trouve une qui naît fort loin des autres. Quelquefois elles sont toutes placées à une égale distance les unes des autres. Quelquefois aussi , lorsqu'on en compte quatre, il y en a deux qui naissent très haut, et deux qui se détachent très bas.
VII. L'insertion s'éloigne d'autant plus de l'état normal, que les artères rénales prennent leur origine plus bas, et que les reins offrent des anomalies plus considérables dans leur forme et leur situation. Si les artères naissent très bas, quoique les reins soient dans la situation ordinaire, il arrive souvent qu'elles ne pénètrent pas du tout dans la scissure de l'organe , mais qu'elles s'insèrent à son extrémité inférieure. Si le rein est placé très bas, ordinairement les vaisseaux convergent de tous les côtés pour s'y rendre.
VIII. Le rapport entre les artères rénales d'une part, les veines émulgentes et la veine cave de l'autre, lorsque cette anomalie se rencontre, peut être envisagé sous deux points de vue différons.
i° Sous celui de la simultanéité et de la fréquence. Une série d'observations faites avec soin me permet de poser en
DE LA POUMON ABDOMINALE DE L'AORTE. /j'>!>
principe que les veines se divisent beaucoup plus rarement que les artères, que par conséquent, sous ce rapport, elles ne s'éloignent pas toujours de la règle en même temps qu'elles, quoique cela arrive cependant assez souvent, et que, dans le cas même où l'anomalie s'est emparée des deux ordres de vaisseaux à la fois , le nombre des artères rénales surpasse néanmoins fréquemment celui des veines émulgentes, quoiqu'il arrive quelquefois, mais rarement, que le vice de conformation existe dans les veines seules.
2° Ordinairement, surtout lorsqu'il existe plus de deux a'rtères rénales, leur rapport de situation avec les veines est changé sous ce point de vue, que l'une, ou quelques unes d'entre elles, passent devant, et non derrière la veine cave inférieure , pour gagner le rein. On conçoit que cette règle ne. peut s'appliquer qu'aux artères rénales du côté droit.
Il est beaucoup plus rare que les deux artères rénales naissent de la face antérieure de l'aorte par un tronc commun, qui, dans le seul cas de cette anomalie dont j'aie connaissance , s'insère très près de l'artère mésentérique.
D'autres anomalies sont relatives au côte du système vasculaire d'où les vaisseaux rénaux tirent leur origine. Ordinairement, chaque artère rénale se porte ad rein situé du même côté qu'elle. Cette règle ne souffre d'exception que quand le rein se trouve dans le bassin , car alors il n'est pas rare qu'une des artères rénales naisse de l'iliaque primitive, ou de l'hypogastrique du côté opposé.
1462. Indépendamment des différences, toujours peu considérables et d'ailleurs inconstantes , qui existent entre les artères rénales des deux côtés, sous le rapport de la hauteur à laquelle se trouve placée leur origine, elles se distinguent constamment l'une de l'autre par leur longueur, celle du côté droit étant plus longue que l'autre, et d'autant plus que l'aorte est située plus à gauche. Dans son trajet pour gagner le rein, elle passe ordinairement derrière la veine cave inférieure; il est bien moins commun, quoique ce cas ne soit pas non plus fort rare, qu'elle passe devant.
Les artères rénales sont destinées surLoul aux reins, dans la scissure desquels elles s'engagent presqu'en totalité. Ccpen-
dant, chemin faisant, elles donnent toujours plusieurs branches plus ou moins considérables, savoir :
1° En haut, l'artère capsulaire inférieure [arleria supra-renalis inferior), qui provient presque constamment de la rénale, ou qui du moins naît fort rarement de l'aorte elle-même, avec les capsulaires moyenne s. Celte artère est même quelquefois double, attendu qu'outre l'ordinaire, celle qui se détache immédiatement de l'origine de la rénale, il y en a encore une plus petite , qui naît d'une des branches de cette dernière.
Il n'est pas très rare que cette artère capsulaire inférieure soit très considérable. En pareil cas, elle fournit aussi des ramifications à la portion lombaire du diaphragme, et il arrive même quelquefois que la diaphragmatique inférieure en provient tout entière ;
2° En bas, des rameaux destinés aux calices des reins et aux uretères ;
3° Rarement, presque toujours à gauche seulement, et même nlors ordinairement dans le seul cas où il existe plusieurs artères rénales, l'artère spermatique, qui, dans cette circonstance, naît toujours de la rénale inférieure. Cependant je me suis assuré maintes fois que la division de l'artère rénale en plusieurs branches n'est pas à beaucoup près accompagnée toujours de l'implantation de l'artère spermatique. sur une de ces dernières ; [
4° Des rameaux à la capsule rénale. Ces ramifications pénètrent dans la substance du rein, de même qu'il yen a aussi de très petites qui se rendent de la substance du rein à la capsule;
5° Plus rarement la rénale droite envoie au foie une branche qui va gagner la partie inférieure de cet organe.
7). AUTÈRES SPERMATIQDES.
i463. Les artères sperrnatiques, testiculaires et de l'ovaire, Ch. [arleriœ séminales s. spermaticœ}, sont ordinairement simples ; assez souvent néanmoins elles sont doubles. La plupart du temps elles naissent à peu de distance au-dessous de la rénale, dont quelquefois cependant elles sont séparées par un intervalle considérable. II est rare qu'elles prennent leur
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origine on face l'une de l'autre ; souvent il y en a une qui se détache beaucoup plus haut que l'autre, et bien plus en devant qu'elle, presque aussi en avant que les artères capsulaires moyennes, et en faisant avec l'aorte un angle très aigu. Il arrive assez souvent, mais d'un seul côté (§ 1462), que l'arlcrc spermatique provient de la rénale, ou de la capsulaire, soit intérieure, soit moyenne. Bien plus rarement elle est donnée par une lombaire , par l'iliaque externe, par l'hypogastrique , ou même par Pépigaslrique de sou côté. En général elle s'étend verticalement de haut en bas, mais quelquefois aussi se contourne sur les vaisseaux rénaux avant de prendre sa direction en bas et en dehors, qu'elle suit en marchant immédiatement derrière le péritoine et au-devant des uretères , qu'elle croise. Celle du côté droit passe aussi devant la veine cave inférieure.
Chez la femme, l'artère spermatique est beaucoup plus courte que chez l'homme , puisqu'elle ne sort pas de l'abdomen, et se distribue aux ovaires, ainsi qu'aux trompes de Fallope, aux ligamens ronds de la matrice et à la partie supérieure de ce dernier organe , communiquant avec les artères utérines par un grand nombre d'anastomoses.
Chez l'homme, au contraire, elle sort du bas-ventre par l'anneau inguinal, forme le cordon spermatique avec la veine qui lui correspond et la partie inférieure du canal déférent, donne des ramifications à la membrane commune du cordon et du testicule, et se répand pri ncipalement dans ce demie» organe.
Dans son trajet elle envoie supérieurement des rameauxau duodénum, au foie, au méso-colon transverse, à la capsule des reins, aux glandes lymphatiques de la région lombaire, aux uretères, et s'anastomose fréquemment tant avec les branches des artères mésentériques qu'avec celles des lombaires.
r III. BRANCHES POSTÉRIEURES. ARTERES LOMBAIRES.
1 4^4- Les artères lombaires (arteriœ lumbares) sont plutôt des branches postérieures que des branches latérales de l'aOKte ventrale, puisqu'elles naissent ordinairement plus près du ou»
lieu de la face postérieure de cette artère que de ses côtés. A Cependant on rencontre, sous ce rapport, différens degrés , entre l'insertion tout-à-fait latérale de ces artères, et l'origine de celles qui se correspondent à droite et à gauche par un tionc commun el médian ayant souvent quelques lignes de I long avant de se partager en artère lombaire droite et en artère lombaire gauche (1). Ordinairement toutes les artères I lombaires d'un sujet sont disposées, sous ce rapport, d'après le même type.
Ces artères correspondent aux intercostales, et sont également formées sur le même plan qu'elles, tant en général | qu'en particulier; mais ordinairement elles sont plus grosses. Peu après leur origine elles se portent en dehors, marchent I dans la gouttière des vertèbres , entre les faisceaux du muscle I grand psoas , auquel elles distribuent un grand nombre de ra- I meaux, ainsi qu'au carré des lombes et aux vertèbres lombai- I res, et gagnent peu à peu les apophyses transverses de ces 1 dernières, à la base desquelles, vis-à-vis des trous des I conjugaison, elles se partagent toujours en deux bran- J ches, l'une postérieure ou dorsale, l'autre antérieure ou lombaire.
La branche postérieure ou dorsale (ramus dorsalis) , ordinairement la plus petite , donne un rameau, appelé artère spinale lombaire (arteria spinalis lumbaris), qui passe dans le canal rachidien, par le trou de conjugaison , s'y répand sur la dure-mère et la pie-mère, pénètre jusqu'à la queue de cheval , s'anastomose avec le rameau homonyme du côté opposé, de
(1) Sœmmerring (p. 277), qui suit en cela Murray (p. 75 ) , ne parle de cette origine des artères lombaire droite et gauche par un tronc commun qu'à l'occasion de la quatrième. D'autres, tels que Mayer, Boyer, Sâbatier, Hildcbrandt et Monro, n'en font pas mention du tout. Portai (p. 2t)4) se montre plus exact, lorsqu'il dit, d'une manière générale, I que les artères lombaires homonymes des deux côtés proviennent quel- I quefois d'un tronc commun. J'ai trouvé que cette anomalie n'était pas rare, et que, comme j'en ai fait la remarque , elle affectait la plupart du temps toutes les artères lombaires. Sa fréquence , comparée à la rareté proportionnelle delà disposition semblable dans les artères intercorstales, est Sort remarquable, parce qu'elle coïncide avec le développement moins marqué des parois de la cavité abdominale.
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même qu'avec l'artère spinale antérieure, et se répand aussi dans la partie inférieure des muscles du dos.
La branche antérieure ou lombaire (rarnus lumbaris) se porte en devant, entre les muscles larges du bas-ventre, dans l'intérieur desquels elle s'anastomose avec des rameaux de l'artère épîgaslrique.
Ordinairement le nombre des artères lombaires égale celui des vertèbres de cette région, c'est-à-dire qu'on en compte cinq. Cependant, en général, il n'y en a pas cinq qui naissent par des troncs distincts, mais on en trouve souvent plusieurs, notamment les deux ou trois inférieures , qui proviennent d'un tronc commun, lequel ne tarde pas à se bifurquer. Quelquefois celte réunion de deux artères lombaires du même côté, situées l'une au-dessus de l'autre, coïncide avec celle des branches homonymes de droite et de gauche , sur un côté seulement , ou sur les deux côtés à la fois, dont j'ai parlé plus haut.
Ordinairement même il n'y a que les quatre lombaires supérieures qui naissent de l'aorte, et la cinquième est fournie par la branche antérieure de la quatrième.
Ainsi la plupart du temps on ne rencontre tout au plus que quatre artères lombaires aortiques (1).
Au reste, il ne règne point de symétrie, sous ce rapport, entre les artères d'un côté du corps et celles de l'autre.
i4(35. La première lombaire manque assez souvent, et même, chez la plupart des sujets, elle naît d'un tronc qui lui est commun avec la dernière intercostale, ou bien elle est remplacée par des branches de cette dernière. Elle n'a jamais qu'un faible calibre, de sorte que, quand cette disposition coïncide avec le cas bien plus commun dans lequel la lombaire inférieure provient d'une branche secondaire, on ne compte que trois de ces artères.
(1) Cette proposition est incontestable, dès qu'il s'agit des troues qui naissent immédiatement de l'aorte. Boyer ( p. 127) et Portai (p. 2g4) l'ont adoptée. Mais il est tout-à-l'ait inexact de considérer, avec Haller et Sabatier, l'artère intercostale inférieure comme la première lombaire , et d'admettre par conséquent six lombaires, quoiqu'il ne soit pas rare que la première lombaire naisse de la dernière intercostale , ou soit remplacée par les ramifications de cette artère.
Lors uiêtne qu'elle se trouve séparée de la dernière intercostale, elle marche cependant à peu de distance au-dessous du bord inférieur de la dernière côte, sous l'insertion du diaphragme. Quelquefois sa branche antérieure se recourbe entre le muscle transverse du bas-ventre et le péritoine, le long duquel elle descend.
La seconde lombaire naît ordinairement entre la seconde et la troisième vertèbre des lombes. Elle se dirige d'abord un peu de bas en haut, puis d'avant en arrière et de dedans en dehors, dans la gouttière de la secondé vertèbre. Sa branche antérieure se répand principalement dans les muscles carré des lombes et transverse du bas-ventre.
La troisième lombaire naît entre la troisième et la quatrième vertèbre des lombes , et descend sur le premier de ces deux os. Sa branche antérieure, qui est très considérable, passe entre les muscles grand psoas et carré des lombes, auxquels elle donne des ramifications, descend vers la partie antérieure de la crête iliaque , et traverse, immédiatement au-dessus de ce point, les muscles du bas-ventre, pour pénétrer dans les fessiers, où elle se ramifie, et s'anastomose avec l'artère fess" ire.
La quatrième lombaire naît sur la quatrième vertèbre des lombes, ou entre la quatrième et la cinquième. Sa branche antérieure passe devant le muscle carré des lombes, marche d'arrière en avant, sur la crête iliaque, et traverse la partie postérieure des muscles du dos, pour se jeter, comme la précédente , dans les fessiers.
ha. cinquième lombaire étant une branche de la sacrée , je la décrirai en parlant de cette dernière.