I. GLANDES LYMPHATIQUES DE LA TÊTE
1637. Le nombre et le volume des glandes lymphatiques de la tête sont, proportion gardée , très petits. On n'en a point encore démontré rigoureusement l'existence dans l'intérieur du crâne, soit dans le cerveau lui-même, soit dans les parois de sa boîte. Au moins ne peut-on pas considérer les tumeurs particulières, notamment scrofuleuses, qu'il n'estpoint rare de trouver en quantité plus ou mois considérable dans la substance ou à la surface du cerveau, comme une preuve qu'il existe des glandes lymphatiques clans ce viscère (1), car rien ne prouve que ces 4umeurs soient dues à des glandes grossies, et ne soient pas des formations nouvelles.
On ne saurait non plus justifier l'opinion de ceux qui ont prétendu que la glande pinéale et la glande pituitaire étaient des glandes lymphatiques.
Les corps appelés glandes de Pacchioni , et les autres corpuscules analogues qu'on rencontre dans les plexus choroïdes, ont une tout autre signification.
Les corpuscules trouvés dans le canal carotidien, et qui sont des glandes lymphatiques , d'après quelques anatomistes, Winterbottom (2) en particulier, me paraissent être des ganglions supérieurs du nerf grand sympathique. C'est après les avoir examinés un grand nombre de fois que je me suis formé cette opinion à leur égard.
1638. Il y a manifestement, au contraire, des glandes lymphatiques à la face externe de la tête. Elles y sont beaucoup
(1) Iteil, Memor. clin., vol. II, f. 1, p. 3g.
(2) De vasis absorbcntiOus ,Édimbomg, 1781.
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plus rares dans la portion crânienne que dans la portion faciale. En effet, le crâne n'en offre qu'à sa partie inférieure, derrière l'oreille ; encore y sont-elles inconstantes, et d'un très petit volume.
On en compte bien davantage a la face. Elles s'y rencontrent aussi à la partie inférieure, sous l'arcade zygomatique, et au voisinage de la glande parotide, dans toute son étendue. Les superficielles couvrent la face externe de cette glande; les profondes sont situées sur le muscle buccinateur et derrière la parotide. On en trouve aussi, très constamment, dans la substance de cette glande , une ou plusieurs petites, qui sont presque toujours, soit seules, soit avec leurs voisines, le siège primitif des diverses tumeurs qu'on a coutume de considérer, mal à propos, comme développées dans la substance même de la parotide (î).
Les plus constantes et les plus considérables de ces glandes sont situées le long du bord inférieur de la mâchoire inférieure, sur la partie antérieure du ventre antérieur du muscle digastrique maxillaire.