‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 422 sur 529 · GLANDES DE LA POITRINE · texte numérisé non relu

GLANDES DE LA POITRINE

1644. Les glandes lymphatiques de la poitrine sont celles des parois de cette cavité, celles des médiastins et celles des poumons.

a. Glandes des parois de la poitrine.

i045. Elles sont petites, et leur nombre n'a rien de fixe. On les trouve, sans ordre déterminé, principalement entre les muscles intercostaux internes et externes, notamment le long des têtes des côtes, sur la partie latérale du rachis. En face de de ces dernières il y en a depuis six jusqu'à dix, sur la face antérieure , le long du trajet de l'artère mammaire interne.

b. Glandes médiastines.

1646. Les glandes médiastines sont distinguées en celles du médiastin postérieur et celles du médiastin antérieur.

Les médiastines postérieures descendent le long de l'œsophage et de l'aorte, et communiquent en dehors avec les glandes postérieures des parois de la poitrine. Leur nombre est considérable, et leur volume très faible. Les plus grosses sont celles qui correspondent aux vertèbres dorsales moyennes. Il n'est pas rare que leur tuméfaction devienne une cause de dysphagie, suivant la remarque de Van Geuns.

Les médiastines antérieures , au nombre de huit à dix, remontent, depuis le diaphragme, le long de la face antérieure du péricarde. Elles sont rarement frappées de maladie , observation qu'on doit à Cruikshank, et dont j'ai reconnu la justesse.

c. Glandes bronchiques.

1647. ^es glandes bronchiques (glandulœ bronchiales , pulmonicœ , f^esalianœ) (1) sont situées autour des bronches;

(1) Por al, Sur la structure et sur les altérations des poumons , avec des remarques sur la nature de quelques symptômes do la plithisic ; dans Mcm, de Paris, 1780.

mais elles s'enfoncent, quoiqu'on diminuant peu à peu de volume, dans la substance même du poumon, le long des ramifications de ces canaux. Leur volume et leur nombre sont toujours considérables , et sont souvent portés à un degré extraordinaire. Les plus grosses se trouvent ordinairement audevant de la bifurcation de la trachée-artère, entre les deux bronches. Chez l'adulte, elles sont plus ou moins noires. Tantôt cette teinte est répandue partout d'une manière uniforme, tantôt elle n'est disposée que par taches plus ou moins larges et foncées. Dans l'enfance, au contraire, les glande? bronchiques sont rougeâtres , comme celles de toutes les autres parties du corps. J'ai observé qu'avant de devenir entièrement noires, elles se couvrent plus ou moins de taches à la surface, ce qui tient probablement au mode de distribution des vaisseaux lymphatiques. En général, elles ne commencent à se colorer que vers l'âge de dix ans , souvent même à vingt ans seulement. Elles ne noircissent pas toutes à la fois, et leur teinte devient peu à peu de plus en plus foncée.

L'étendue et le degré de la coloration sont en rapport immédiat, non seulement avec l'âge du sujet, mais encore avec l'état des organes de la respiration, et peut-être même aussi avec la nature de l'air qu'on respire, notamment avec la quantité de carbone qu'il contient; du moins trouve-t-on toujours les glandes bronchiques proportionnellement plus grosses et plus noires chez les sujets atteints d'une affection chronique des poumons. Elles étaient même plus noires qu'on ne les rencontre jamais, chez un homme qui se trouvait dans ce cas, et et qui de plus avait l'habitude de fumer (i).

Ce n'est pas seulement dans la substance des glandes bronchiques, mais encore, dans le fluide qu'elles contiennent, que réside la substance colorante noire, puisqu'on peut obtenir cette dernière par expression. La substance colorante paraît être du charbon pur (2), qui, suivant Pearson , ne vient probablement pas tout entier du dehors.

(1) Pearson, On tkc colouring matler of (lie blach bronchial glands and on //te blach spots oflhc tungs ; dans Phil. trans., 1820, p. II , p. 1G6.

(2) Pearson, toc. cit., p. 164.

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