‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 448 sur 529 · I. CANAL THORACIQUE GAUCHE · texte numérisé non relu

I. CANAL THORACIQUE GAUCHE

1698. Vers la première ou la seconde vertèbre des lombes , quelquefois aussi entre la seconde et la troisième, ou même seulement sur la douzième dorsale, entre les piliers internes du diaphragme , et non au-dessous, les vaisseaux lactés et les lymphatiques des membres inférieurs se réunissent pour former le canal thoracique gauche;, ou canal thoracique proprement dit. Il arrive souvent que les vaisseaux chylifères ne s'unissent pas auparavant en un tronc, et qu'ils s'ouvrent, très près les uns des autres, dans ce canal, au nombre de neuf ou dix.

Cependant, le plus ordinairement, le canal thoracique est formé par trois troncs, un droit, un moyen et un gauche. Le premier doit naissance à la réunion des vaisseaux lactés ; les deux autres sont produits par les lymphatiques des membres inférieurs. Le droit et le moyen sont placés au côté droit de l'aorte, et le gauche à son côté gauche. Les deux premiers se réunissent ensemble avant que le troisième se joigne à eux.. Quelquefois ce dernier ne s'unit au tronc principal que par de petits vaisseaux.

1699. Les anciens anatomistes admettaient, à la jonction de ces vaisseaux, par conséquent à l'origine du canal thoracique, une dilatation appelée réservoir ou citerne de Pecquet (re-.ceplaculum, s. cysterna chyli). Mais le plus souvent cette 1 dilatation se réduit presqu'à rien, et son existence apparente tient à la manière dont se comportent les vaisseaux lactés qui arrivent au canal thoracique. En effet ils se contournent sur lui, sont enveloppés par une gaîne celluleuse commune,.! et réunis par du tissu cellulaire; lorsqu'on enlève cette gaîne et ce tissu , presque toujours ,on voit disparaître la prétendue citerne.

Cependant, chez certains sujets, le canal thoracique offre réellement en cet endroit une dilatation considérable , une sorte de réservoir.

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