DE LA PIE-MERE. G
Volume bien plus considérable, el sont logés dans des excavations beaucoup plus amples de l'encéphale (i) ?
C'est dans les plexus choroïdes que se réunissent les brnu-^ ches des veines provenantes de la face interne de la substance cérébrale , et que se ramifient les artères destinées à s'enfoncer dans cette même substance.
On y trouve aussi des corpuscules correspondans aux glandes de Pacchioni de la pie-mère externe, dans les mêmes circonstances que celles au milieu desquelles on observe ces dernières, et presque toujours en même temps qu'elles.
Une autre altération pathologique des plexus choroïdes, qu'il est très ordinaire de rencontrer, consiste dans la présence de kystes séreux, qui s'y sont développés accidentellement.
(i) Suivant Desmoulins (Journal de physique, février 1S21), les toiles et plexus choroïdes doivent naissance à ce que la pie-mère interne, après avoir déposé concentriquement les couches fibreuses blanches , finit par se rétracter sur elle-même. De cette rétraction ou oblitération résultent l'adhérence des surfaces intérieures concaves de la membrane plissée des hémisphères et la formation du noyau blanc et solide qu'on connaît sous le nom de centre ovale. Tiedemann avait déjà exprimé, avec de légères modifications , la même idée, qui est aussi celle de Meckel, comme on le voit. Desmoulins pense que la membrane des hémisphères se plisse peu à peu pour produire les circonvolutions, et que la pie-mère se rétracte à mesure, dans la cavité ventriculaire. II admet, par conséquent, l'exactitude du procédé de Gall pour déplisser le cerveau, et explique ainsi la nature de ce que ce dernier appelle névrilemme muqueux d'agglutination des surfaces intérieures , en disant que c'est le résidu de la pie-mère , 'qui en devenant quelquefois perméablc^au sang, peut rétablir, par places plus ou moins grandes, la liberté primitive des surfaces intérieures. Nous nous contentons de signaler cette assertion , sans la combattre, comme il nous parait très facile de le faire avec avantage. Elle se rattache à une autre opinion de Desmoulins , qui consiste en ce que le développement des facultés intellectuelles est en raison directe de celui de la surface que présente la membrane plissée des hémisphères , par conséquent en raison du nombre et de la profondeur des circonvolutions. (Sur le rapport le plus probable entre l'organisation du cerveau et ses fonctions ; dans Journ. cohlpl. des se. mid., t. XIII, p. ao6. ) \No<c des traducteurs)
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ANATOMIE Sl'KCIALL.
l. Plexus choroïde du quatrième ventricule.
1793. Le plexus choroïde du quatrième ventricule [plexus choroideus venlriculi quarti) commence, de chaque côté, à la partie latérale et à la lace inférieure de la racine de la touffe, endroit où il se trouve situé entre cette dernière , le bord antérieur de l'amygdale, le nerf facial, l'auditif, le glossopharyngien , le pneumo-gastrique et l'accessoire. De là il se porte transversalement sur la partie antérieure du calamus scriptorius , immédiatement au-dessous de l'amygdale, entre elle et le corps resliforme, et se rapproche de celui du côté opposé. Les deux plexus, unis alors par une bandelette étroite de la pie-mère , se partagent chacun en deux branches , l'une antérieure, l'autre postérieure. Les branches postérieures montent dans le sillon postérieur du cervelet, le long de la partie antérieure de la face interne des amygdales , se terminent en pointe, se confondent ensemble, et finissent à l'extrémité supérieure de la luette. Les antérieures, qui sont plus courtes, se rapprochent l'une de l'autre d'avant en arrière , et se confondent ensemble sur le nodule.
Ce plexus reçoit de bas en haut des ramifications de l'artère basilaire et de la vertébrale, et de haut en bas, ainsi que sur les côtés, celles des veines qui naissent de la face interne du cervelet.
Les glandes de Pacchioni y sont peut-être plus communes que dans les plexus choroïdes du cerveau.