MOELLE A LONGÉE
a. La moelle alongée, à l'exception peut-être des périodes
(1) Carus (Analomic und Physiologie der Nervcnsystems , p. 262) s'exprime très vaguement à ce sujet, car il se contente de dire que le volume proportionnel de la moelle épinière et du cerveau est la circonstance à l'égard de laquelle il règne le moins de différence entre le fœtus humain et l'adulte, tant parce que la disproportion entre l'encéphale et le prolongement rachidien paraît peu considérable en raison du grand volume de cette dernière, que parce que le type de l'espèce humaine prédomine toujours , même ici. Cependant il admet plus loin (p. 266) que la moelle épinière est toujours plus volumineuse, comparativement à l'encéphale, dans le fœtus humain que chez l'adulte , quoiqu'elle n'y soit pas beaucoup plus grosse qu'elle ne l'est quand le sujet a pris tout son développement. Tiedemann ( loc. cit., p. i4i,i42»'4^ ) s'est exprimé d'une manière plus exacte en disant que le volume de la moelle épinière est d'autant plus considérable, relativement à celui du cerveau, que l'embryon est luimême plus jeune, que l'embryon humain correspond parfaitement aux animaux , sous ce rapport, et que le cerveau devient d'autant plus volumineux, en proportion de la moelle épinière, qu'il se rapproche davantage du terme de son entier développement. Il résulte de ce que j'ai dit plus haut que cette proposition n'est vraie tout au plus que pour les premières périodes de la vie utérine, qu'il survient bientôt un rapport inverse , et que, par conséquent, avant l'établissement de celui qui caractérise l'état parfait, on en observe un autre qui consiste en ce que l'encéphale présente, en propoition de la moelle épinière, un volume bien plus considérable que celui qu'il a chez l'adulte, de sorte qu'en n'ayant égard qu'à la masse et au poids, on trouve à cette époque uu rapport plus favorable au cerveau que celui qu'on observe chez les sujets tout-à-fait développés.
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Ie9 plus voisines du moment de la formation , est d'autant plus distincte de la moelle épinière, et l'angle ouvert enlro les deux orgunes se rapproche d'autant plus d'un angle droit, que l'embryon est plus jeune.
b. Elle est aussi, proportion gardée, beaucoup plus développée durant les premiers temps de la vie qu'à un 5ge plus avancé. Cette proposition s'applique surtout à sa partie inférieure et à l'antérieure, qui concourt à la formation du cerveau. Voilà pourquoi la moelle alongée est encore bien plus distincte de la moelle épinière chez le fœtus à terme et chez le jeune enfant que chez l'adulte, pourquoi ausci toutes ses parties, principalement les éminences de sa face inférieure, les pyramides et les olives, sont plus saillantes alors, et séparées par des limites plus tranchées. Cette circonstance paraît en rapport direct avec le développement plus considérable du cerveau.
c. Le calaaius scripLorius est beaucoup plus ample dans les premiers temps de l'existence, parce que ses parois ont moins d'épaisseur, et qu'il y a davantage de dislance entre elles d'arrière en avant. Le cordon transversal, qui le ferme supérieurement, n'existe pas dans le principe; mais il est plus considérable, durant les derniers temps de l'existence intra-utérine, que chez l'adulte.
Les stries blanches qui garnissent le plancher du calanuis scriptorius ne deviennent apparentes que quelques mois après la naissance, tandis que les éminences grises, situées au-devant d'elles, sont déjà visibles chez le fœtus de trois mois (1).
d. On aperçoit les olives dès le troisième mois de la vie intra-utérine (2) : mais, vers l'époque de la maturité du fœtus, elles ne sont encore formées à l'extérieur que de substance grise. Au troisième et même encore au cinquième mois de la grossesse, on découvre, dans leur intérieur, une petite cavité, ramifiée, qui a déjà entièrement disparu au sixième (5). Après
(1) Wenzel, De pcn. siruct. cereb., p. 520,021.
(2) Carus, lue. cit., p. 289. — Suivant Tiedemann, elles nese développent qu'à la fin du sixième mois, ou au commencement du septième.
(3) Caïus, toc. cit., p. 289.