‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 517 sur 529 · ENVELOPPES · texte numérisé non relu

ENVELOPPES

i8o5. La pie-mère est en général d'autant plus abondamment pourvue de vaisseaux et d'autant plus développée, mais aussi unie d'une manière d'autant moins intime avec la substance nerveuse, que l'embryon est plus jeune. Cependant la

PES DIFFERENCES l'ÉRIODIQUES DE L AXE CÉftÉBRO-SPINAL. 7HJ

pie-mère interne paraît ne se former que peu à peu. Il est vrai que les plexus choroïdes participent d'une manière remarquable iVcette différence qui dépend de l'5ge ; mais ils n'existent point durant les premières périodes , quoique les cavités qui les renferment soient déjà formées, de sorte que les différences qu'ils offrent dans leur développement tiennent, suivant toutes les apparences, moins à l'accroissement de la masse du cerveau , qu'à l'étendue de ses cavités , et qu'elles sont en raison directe de l'activité avec laquelle se fait la sécrétion , de même que , chez les mammifères, dont les ventricules sont plus amples que ceux de l'homme eu proportion de la masse médullaire, les plexus choroïdes sont aussi proportionnellement plus développés que dans l'espèce humaine.

L'arachnoïde , si l'on excepte peut-être les premières périodes, est d'abord bien plus sensiblement distincte de la piemère et de la dure-mère dans toute son étendue. Elle est aussi, proportion gardée, plus molle, plus épaisse et moins transparente. Entre elle et les deux autres membranes, de même que dans les cavités de l'encéphale et de la moelle épinière, on trouve, durant les premiers temps de la vie, une quantité de fluide bien supérieure à celle qui s'y rencontre plus tard. Les différences qu'elle offre 'aux diverses époques de son développement sont donc, suivant toute vraisemblance , en raison directe de son énergie sécrétante, puisque, quand celle-ci vient à être exaltée plus tard, par l'effet d'un étiit morbide, la membrane subit précisément les mêmes changemens. En général, elle redevient moins pellucide, plus épaisse et plus dure par les progrès de l'âge.

Les glandes de Pacchioni ne s'observent, la plupart du temps, qu'à une époque avancée de la vie.

La dure-mère est, proportion gardée, plus riche en vaisseaux sanguins , mais plus mince et moins distinctement fibreuse dans les premiers temps de l'existence qu'à une époque plus avancée. Se? prolongemens, en particulier les perpendiculaires, sont surtout fort minces , beaucoup moins étendus , et très faciles à diviser en deux lames latérales dans toute leur hauteur, de sorte que , considérés d'une manière générale , ils ont acquis peu de développement. Les connexions entre le

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crâne et la dure-mère cérébrale encore imparfaite, sont bien plus intime* chez l'embryon que chez Padulle. La substance qui se trouve entre la dure-mère spinale et la colonne vertébrale est d'abord beaucoup plus abondante, mais aussi plus ténue et gélatineuse ; elle ne se convertit en graisse qu'après la première année de la vie extra-utérine.

i8o4- Malgré toutes les recherches qui ont été faites jusqu'à ce jour, la manière dont la masse centrale du système nerveux se forme n'est pas encore parfaitement démontrée. Deux caractères qu'elle offre à toutes les époques de la vie sont surtout très développés dans les premières, je veux parier des ventricules, et de la distinction en deux moitiés latérales qui se correspondent. On peut donc conjecturer que la portion centrale du système nerveux se forme dans le sein d'un fluide et à ses dépens, qu'elle y prend la figure d'un canal creux, ou qu'elle s'y développe par des plaques ou des cordons, plus ou moins séparés sur la ligne médiane, qui se réunissent peu à peu pour produire une cavité. Dans cette dernière hypothèse, le nombre des degrés de développement que parcourent la moelle épinière et le cerveau serait plus grand que dans la première, qui n'admet pas la forme primitive de simples plaques. Mais il y a réellement des faits qui parlent en faveur de celle-ci , et quoiqu'elle rende la formation de la masse centrale du système nerveux plus compliquée, il ne faut pas la mettre de côté, pour admirer à tort et à travers la simplicité de la nature dans ses opérations. Les faits de ce genre sont la division presque totale de la moelle épinière en deux moitiés latérales, qu'on observe d'abord, la possibilité de séparer aussi tout-àfait les cordons antérieurs l'un de l'autre, et de convertir ainsi le prolongement rachidien en deux cordons latéraux ; la largeur considérable et le peu d'épaisseur de la moelle alongée ; enfin la séparation totale des deux moitiés latérales du cervelet, vraisemblablement aussi des tubercules quadrijumeaux , et trè9 certainement des couches optiques. Ainsi la masse centrale du système nerveux se développe de bas en haut, sans qu'on ait pu encore déterminer si c'est par deux plaques ou par une seule;ces plaques croissent d'avant en arrière, se courbent en dedans pour aller à la rencontre l'une de l'autre, et se confon-

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