‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource]Chapitre 103 sur 186 · VI. CORNETS INFÉRIEURS · texte numérisé non relu

VI. CORNETS INFÉRIEURS

605. Les cornets inférieurs (conchœ, conchœ inferiores, ossa turbinata, s. spongiosa), ainsi appelés par opposition avec les cornets supérieurs et moyens de l'ethmoïde, forment une très grande partie de la base de l'organe olfactif. Ils ont

la forme el la structure des cornets ethmoïdaux, mais sont plus grands qu'eux, et ont leur convexité tournée en dehors. Ils sont alongés d'avant en arrière, plus hauts à leur partie moyenne que dans le reste de leur étendue, droits, très minces et lisses clans leur moitié supérieure, renflés dans l'inférieure, et terminés par un bord inférieur arrondi, qui se réfléchit de bas en haut. Leur moitié inférieure est chargée d'aspérités et de tubercules sur la face externe, et de petits enfoncemens en cul-de-sac sur l'interne.

GoO. A peu près vers le milieu, le bord supérieur, qui est tranchant, se réfléchit en dehors et en bas, pour produire la large apophyse maxillaire unciforme [processus maxillaris), nu moyen de laquelle il s'applique contre le bord inférieur du sinus maxillaire. Au-devant de cette apophyse , on en aperçoit une autre, tantôt plus longue, et tantôt plus courte, Yapophyse nasale ou lacrymale [processus lacrymalis , s. nasalis), qui se dirige de bas en haut, et qui s'articule avec l'extrémité inférieure de l'os unguis. Entre ces deux éminences se voient quelquefois les apophyses ethmoidales [processus elhmoidales), qui vont gagner la grande et la petite apophyses de l'ethmoïde (§ 573 ). L'extrémité antérieure de l'os, qui est la plus obtuse, s'articule avec l'éminence transverse inférieure du maxillaire supérieur (§ 584), et la postérieure avec l'éminence correspondante du palatin (§ 58g). .

607. L'ossification ne commence qu'à cinq mois, la partie moyenne, et par un seul noyau : jamais je n'en ai trouvé plusieurs.

VIL VOMER,

608. Le vomer [vomer) est un os irrégulièrement quadrU latère, situé sur la ligne médiane, à laquelle il ne corres- )ond cependant jamais d'une manière parfaite, et qui parage la cavité nasale en deux moitiés, à sa partie postérieure t inférieure. Son bord supérieur, qui est le plus épais et 1 même temps le plus court, se trouve partagé en deux jophysés latérales, appelées ailes [alœ vomeri) , entre les- ,1 elles règne une gouttière. Ces ailes embrassent l'épine du

DE L'OS MAXILLAIRE INFERIEUR. 65g

sphénoïde, et sont couvertes par les apophyses vaginales de ce même os. Le bord antérieur et postérieur, le plus long de tous, est également fendu, mais beaucoup plus mince; il s'articule en arrière avec le bord postérieur de la lame perpendiculaire de l'ethmoïde, et en devant avec le bord inférieur de la cloison cartilagineuse des fosses nasales. L'inférieur , qui est le troisième pour l'étendue, s'articule avec la crête palatine (§ 584)- Le postérieur est libre. Ainsi le vomer s'articule avec l'ethmoïde, le sphénoïde, les maxillaires supérieurs et les palatins.

609. Dans l'embryon de quatre ,mois, il ne forme déjà qu'un seul os, qui est beaucoup moins élevé que chez l'adulte, en proportion de sa longueur, et qui se compose de deux lames , d'épaisseur égale partout, séparées dans presque toute leur hauteur, soudées seulement à leur partie inférieure, libres autour du cartilage de la cloison des fosses nasales , et qui ont l'apparence d'une seule lame réfléchie sur elle-même. Il est donc alors proportionnellement et absolument bien plus large que chez l'adulte. Cette forme se trouve même chez le fœtus à terme, où les lames latérales ne sont nulle part renversées en dehors. Jamais je n'ai trouvé plusieurs points d'ossification , comme Portai prétend qu'ils existent.

610. Le vomer manque quelquefois, quand le nez ne s'est pas complètement développé, ou bien il est percé d'une ouverture.

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