DES CÔTES. 60(J
a. Elles ne s'articulent pas loutes de la même manière avec les vertèbres dorsales , et ici se présentent deux cas différons :
«. Les dix côtes supérieures , quelquefois seulement Içs neuf premières, ou même les huit qui suivent la première, appliquent leurs têtes contre une surface articulaire profonde, formant un angle rentrant , et creusée sur deux vertèbres dorsales voisines. Les autres sont repues par une surface articulaire simple, arrondie et convexe, qui n'appartient qu'à une seule vertèbre. A cette différence s'en rattache une autre dans la forme de la tête, car celle-ci'présente deux surfaces réunies à angle saillant dans les côtes qui s'attachent à deux vertèbres , tandis que dans les autres elle n'offre qu'une surface légèrement convexe.
(3. Il n'y a que les dix côtes supérieures qui s'articulent , par un tubercule, avec le sommet des apophyses transverses des vertèbres dorsales correspondantes. Les deux dernières ne présentent pas cette disposition, et leur extrémité postérieure n'a de connexion qu'avec le corps des vertèbres.
b. Les côtes ne s'unissent pas non plus de la même manière avec le sternum par leurs extrémités antérieures. Ici <:ncore se présentent deux cas différens.
«. Les cartilages costaux ne s'étendent pas toujours jusqu'au sternum. Il n'y a que les sept d'en haut dont les extrémités antérieures s'attachent à cet os , dans les cavités articulaires duquel (§ 5o8) elles sont retenues par des ligainens. Les cinq derniers , qui sont effilés, n'atteignent pas le sternum , et s'appliquent seulement au cartilage de la côte située immédiatement au-dessus. Ils n'arrivent même pas tous jusque-là , ce qu'on observe surtout dans le douzième, et quelquefois dans le onzième ; mais leur extrémité antérieure demeure libre, et il n'y a que les muscles intercostaux et les muscles larges du bas-ventre qui établissent une connexion entre eux et les autres côtes. C'est là-dessus que se fonde la distinction des côtes en vraies (costœverœ) et <:n fausses (costœ spuriœ). Les sept supérieures appartiennent à la première catégorie, et les cinq supérieures à la seconde.
(3. Tous les cartilages costaux n'ont pas la même longueur. 1. 39
De môme que les côtes , ils s'alongent depuis le premier jusqu'au septième j et diminuent depuis celui-ci jusqu'au dernier.
c. Quant à leurs connexions entre elles, les côtes diffèrent les unes des autres en ce que les six supérieures ne sont point réunies, tandis que les cartilages de la sixième, de la septième, delà huitième, de la neuvième et de k dixième se joignent ensemble. Parmi ces derniers, ceux d'en haut s'unissent ordinairement par des prolongemens du cartilage supérieur qui correspondent à des enfonoemens du bord supérieur du cartilage situé au-dessous , et qui sont maintenus en place par des ligamens capsulaires. Il n'en est pas ainsi pour les derniers, qui sont simplement appliqués l'un contre l'autre.
516. Des différences qui existent entre les côtes, principalement de la plus grande longueur du col , de la forme anguleuse de la surface articulaire de la tête et du tubercule, de la saillie plus considérable de ce dernier, de la longueur moins grande et de la largeur plus notable du cartilage , enfin des connexions de ce dernier avec le sternum, par son extrémité antérieure, découle cette proposition importante, que les côtes sont d'autant moins mobiles qu'elles sont situées plus haut , et que leur mobilité' diminue beaucoup de haut en bas.