DES CÔTES
b. Différences que les côtes présentent entre elles.
5i5. Les côtes diffèrent les unes des autres sous le point de vue de leur grandeur, de leur courbure, de leur direction , de leur configuration, du rapport des parties qui les constituent, et de leurs connexions.
i° La grandeur des côtes diminue beaucoup à partir des deux extrémités de la poitrine. La seconde et la douzième sont les plus courtes. Elles vont en augmentant depuis la douzième jusqu'à la septième, et depuis la première jusqu'à la sixième. La sixième et la septième, plus longues que toutes les autres, sont à peu près de longueur égale entre elles. Mais, quoique la première et la douzième soient presque aussi longues l'une que l'autre, elles n'ont point une masse égale, puisque la douzième est beaucoup plus mince. Très souvent aussi cette dernière est bien plus courte que la première ; d'ailleurs elle varie infiniment plus que celle-ci sous le rapport de la grandeur.
20 La courbure diminue singulièrement depuis la première jusqu'à la douzième; cependant la seconde est ordinairement plus courbée que la première. Les côtes inférieures sont très planes , et la douzième est quelquefois tout-à-fait droite. Quoi qu'il en soit, la première et la douzième se ressemblent à l'égard de la courbure, en ce qu'elles sont moins sensiblement que les autres composées de deux segmens de cercles d'une aire différente. Cette disposition est surtout manifeste dans la dernière.
3° Les côtes descendent d'autant moins d'arrière en avant qu'elles sont plus supérieures. Dans le même temps les supérieures ont une de leurs faces dirigée davantage en haut, et l'autre en bas, l'un de leurs bords tourné en dedans, et l'autre en dehors, tandis que, dans les inférieures , le bord qui esl interne dans les aulres , regarde davantage en haut, et le bord externe en bas, la face supérieure en dehors , et l' inférieure en dedans , de sorte qu'il semblerait que les côtes ont éprouvé une torsion sur leur axe.
Les cartilages costaux n'affectent pas non plus la même direction. Celui de la première côte suit la direction de l'os, çt
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descend obliquement sur le sternum; celui de la seconde est transversal ; les autres vont tous en montant , et d'autant plus qu'ils sont plus inférieurs , à l'exception du dernier , dont l'extrémité antérieure est libre.
4° Les côtes diffèrent, à plusieurs égards, les unes des autres, sous le rapport de leur forme.
a. La proportion entre le col et le corps n'est pas la même dans toutes. Le col est proportionnellement d'autant plus long que lacôte se trouve située plus haut, quoiqu'il s'alonge d'une manière absolue depuis la première jusqu'à la huitième. Celui de la neuvième n'a pas, généralement parlant, une longueur beaucoup plus considérable que celle du col de la première, quoique celle-ci soit bien plus courte. Celui des côtes suivantes va toujours en diminuant jusqu'à la douzième, où il est plus petit que celui de la première. Les deux dernières , qui sont dépourvues de tubercule, n'ont point non plus de col. Dans le même temps , le tubercule est d'autant plus saillant que la côte elle-même se rapproche davantage du sommet de la poitrine , et presque toujours, à mesure qu'il grandit, on voit s'y développer plus manifestement deux surfaces couvertes de cartilage, l'une antérieure et supérieure , l'autre postérieure et inférieure, qui forment un angle par leur adossement, et qui souvent, dans les côtes supérieures surtout, à l'exception de lu première , sont séparées par un enfoncement non encroûté de cartilage. Aux côtes inférieures, ce tubercule est moins saillant , et n'a qu'une surface plane. On n'en trouve aucun vestige dans les deux dernières côtes.
b. Les sillons et les angles situés à la jonction du segment antérieur avec le postérieur , sont beaucoup plus prononcés et plus longs , depuis la troisième côte jusqu'à la neuvième, que dans les autres, et l'étendue du segment postérieur entre la tête et l'angle augmente considérablement de haut en bas.
c. La première côte est la plus forte et surtout la plus large, non pas seulement en proportion de sa longueur , mais même encore d'une manière absolue. C'est celle dont la face supérieure offre le plus d'inégalités et d'aspérités.
5° Les côtes diffèrent les unes des autres de trois manières diverses, sous le apport de leurs connexions: