‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource]Chapitre 86 sur 186 · DE L'OS BASILAIRE · texte numérisé non relu

DE L'OS BASILAIRE

fente sphéno-maxillaire , ou sphénoïdale inférieure (Jîssura spheno-niaxillaris s. sphenoidea inferior) , qui, en arrière, en dedans et en haut, s'adosse à angle aigu contre la fente sphénoïdale. Le bord supérieur des faces antérieure et interne du sphénoïde s'articule avec le bord portérieur de la portion orbitairedu frontal. La, dans l'endroit où la grande aile s'écarte en bas pour former le bord inférieur de la fente sphénoïdale, la suture se continue entre la petite aile et le coronal. A l'endroit où cesse ce dernier, le bord antérieur du corps du sphénoïde s'articule avec le postérieur de la lame criblée. Le bord postérieur de la lame perpendiculaire de l'elhmoïde s'applique le long de la crête sphénoïdale , et le bec du sphénoïde s'insinue dans la rainure du vomer. Enfin, au-devant et en dedans de la lame interne de l'apophyse ptérygoïde descend la portion perpendiculaire de l'os du palais, dont la partie pyramidale s'insinue dans la fissure ptérygoïdienne.

De cette manière l'os basilaire s'articule avec tous les os du crâne, et avec cinq de ceux qui entrent dans la composition de la face.

545. La portion occipitale de l'os basilaire est sujette à des anomalies très nombreuses et très variées, tandis que la sphénoïdale en présente fort rarement, et qui sont tout-à-fait inverses. Les vices de conformation primitifs de la première consistent essentiellement dans sa division en plusieurs pièces; sa portion écailleuse est celle qui en offre le plus souvent des exemples. L'anomalie la moins forte est l'existence d'un nombre plus ou moins considérable de petits os le long de la suture lambdoïde; il n'est surtout pas rare d'en trouver un au sommet de cette suture, où il résulte de la non-réunion de la dernière des pièces dont se compose la portion écailleuse, avec les autres. Il arrive moins fréquemment à la troisième pièce de ne pas se souder, soit d'un seul côté , soit des deux côtés à la fois, et de former un grand os, qui descend obliquement dans la partie inférieure de la suture lambdoïde; plus rarement encore la seconde paire demeure séparée de la première, qui est la plus inférieure, par une suture qui passe obliquement parle milieu à peu près de la portion écailleuse. Enfin le cas le plus rare de tous, est celui où l'on voit une suture

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longitudinale traverser toute la hauteur de la portion écaïlleuse, depuis l'angle de la lambdoïde jusqu'au grand trou occipital, et la partager en deux moitiés latérales.

Il n'est pas cotnmim non plus que les portions cond^loïdiennes tardent beaucoup à se souder avec l'écailleuse et la basilaire, encore moins qu'elles demeurent distinctes pendant toute la vie.

Les portions condyloïdiennes et la basilaire s'écartent de l'état normal principalement par la présence d'apophyses insolites, dirigées de haut en bas, et d'une longueur souvent considérable, qu'on observe presque toujours auprès du trou occipital, soit d'un seul côté, soit des deux côtés à la fois, et qui sont plus ou moins solidement articulées avec les apophyses transverses de la première vertèbre cervicale. Il est beaucoup plus rarede trouver ces apophyses au-devant du trou occipital, entre les extrémités antérieures des deux condyles (1).

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