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I. OBLIQUE SUPÉRIEUR DE l’oEIL

201 5. Le muscle oblique supérieur de l’œil, grand oblique , Ch. [musculus oculi obliquus superior , s. longu's , s. trochlearis , patheticus ) , naît de la partie postérieure de la face interne de la paroi interne de l’orbite, au-devant du trou optique, et tire aussi son origine de la gaîne du nerf visuel. Il prend son insertion par un tendon court et minée. De là il sè porte en baut et en devant , le long du bord supérieur de la paroi interne de l’orbite, et, vers son extrémité antérieure, il dégénère en un long tendon arrondi.

Ce tendon pénètre sur-le-champ dans une petite plaque cartilagineuse, longue et large d’environ trois lignes, qui, réfléchie sur elle-même, de manière à représenter un demicanal ouvert en haut, en devant et en arrière , forme une poulie dont le bord antérieur dégénère en une saillie pointue, et dont les bords supérieurs sont fixés, par des fibres ligamenteuses, à la partie supérieure de la paroi interne de l’orbite.

Le tendon est retenu dans cette poulie par un tissu cellulaire lâche , qui ne l’empêche pas de se mouvoir. Il y change

anatomie spéciale.

de direction, de telle sorte qu’en sortant il descend d’avant en arrière et de dedans en dehors. Acquérant alors plus de largeur, il va s’attacher à la partie interne et supérieure de la sclérotique, en dedans de celui du muscle droit supérieur, qui le couvre en partie.

Ce muscle est le plus long, mais le plus mince de tous ceux du globe de l’œil.

Il tire l’œil en devant, en dedans et en haut.

Quelquefois il est plus ou moins complètement double, mais cette anomalie se rencontre rarement.

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