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OBLIQUE INFÉRIEUR DE l’ûBIL

2016. Le muscle oblique inférieur de l’œil, petit oblique, Ch. ( musculus oculi obliquus inferior ) , le plus court de tous j

Jies muscles oculaires , diffère aussi d’eux sous le rapport de : son origine et de sa direction. Il naît , par un court tendon , , de l’extrémité interne du bord inférieur de l’orbite, se porte de bas en haut et de dedans en dehors, puis dégénère en un tendon court et large, qui monte au-dessous de la partie antérieure du droit externe, entre ce muscle et le globe de l’œil, et s’attache à la sclérotique , à une assez grande distance derrière les tendons des muscles droits , entre celui de l’externe et celui du supérieur.

Il fait tourner l’œil sur son axe , d’abord en dehors , puis en bas , et enfin en dedans. Dans le même temps, il tire cet organe un peu en avant.

ARTICLE IV

DES FONCTIONS DE l’oeIL.

2017. L’œil représente un instrument de dioptrique (1),

(1) G. G. Ploucquet, IJiss. sistens momenta quœdam physiologica circa visum, Tubingue, 1797. — J. Campbell, dans Thomson, Armais of philosophy,X. X, p. 17-29. — Dunglison, ibid., n° 60, -p. — T. Young,

O f lhe mécanisme ofthc eye; dans Phil. trans. , 1801, p. 81. — E. Hall,

DE l’OKGANE DE LA VUE.

composé de plusieurs substances transparentes, placées à la suite les unes des autres de dehors en dedans, et dont la densité n’est pas la même, quoique partout supérieure à celle ‘de l’air atmosphérique. Les rayons lumineux qui y pénètrent, se rapprochent peu à peu les uns des autres en le traversant, de manière à ne plus former qu’un seul faisceau , qui va peindre l’image des objets dans le fond de l’œil, sur la rétine. L’impression qu’ils causent sur celte membrane se propage au cerveau , le long du nerf optique, et y fait naître la sensation de la vue.

La transparence des milieux dont l’œil se compose, la sensibilité de la rétine , et la faculté conductrice dans le nerf optique, sont donc les principales conditions de la vision. L’opacité de l’un ou de plusieurs des milieux qui concourent à former l’organe oculaire , la paralysie de la rétine et du nerf optique, les altérations de texture do toutes ces parties, les productions anomales qui se développent dans leur intérieur ou autour d’elles, sont par conséquent aussi autant de circonstances qui altèrent ou abolissent la faculté de voir. La forme globuleuse de l’œil favorise la réfraction des rayons lumineux. Voilà pourquoi la configuration générale de cet appareil et celle de ses diverses parties influent beaucoup sur la distance à laquelle on peut voir nettement les objets. Lorsque l’œil est très convexe , les rayons lumineux sont réfractés avec force, et l’on ne peut distinguer que les objets rapprochés {myopie). Quand l’œil est aplati , la réfraction est moins considérable, et l’on n’aperçoit distinctement que les objets éloignés {presbytie , presbyopie). Voilà pourquoi la myopie est l’apanage de l’enfance et de la jeunesse, et la presbytie celui

dans Journal of sciences and the arts, n° x, p. 249-257. — A. Horn, The scat of vision determined, Londres , i8i5. — M.-T. Muldibach, Inquisitio de visas sensu, Vienne, 1816. — J. Purkinje , Beytrage zur Kennlniss des Sehens in subjehtiver Hinsiclit , Prague, 1819. — Troxler, dans Himly, Oplithal. Bibl., t. I, p. 21-99. — Meyer, Das Auge, ein Iloldspiegel; dans Dcutsches Archiv fiir die Physiologie, t. V, p. 54- — M.-G. Plagge, Neuc physikalische Ansicht des Sehens; ibid., t.V, p. 97. — Id. Ncuer Beytrag zur Lchre von Sehcn; ibid., t. VII, p. 2i5. — E.-E. Roedenbeck, Quœdam ad theoriam visus pertinentia, Berlin, 1822.

a54 ANATOMIE SPÉCIALE.

de la vieillesse. L’oeil a en oulre la faculté de modifier sa forme, les rapports de ses parties constituantes , sa situation et sa direction, soit pour se procurer la vue distincte d’objets placés à des distances différentes dans un rayon d’une certaine étendue, soit pour apercevoir, sans que la tête ou le corps exécute aucun mouvement, ceux qui occupent les divers points d’une portion de la sphère qui l’entoure. Ce dernier effet est produit par l’action des six muscles oculaires. L’autre tient en partie aux contractions de ces muscles , en partie aussi aux modifications qui surviennent dans la sécrétion et l’excrétion des humeurs de l’œil , en partie enfin , et surtout , à l’action du corps ciliaire , puisque ces trois causes réunies apportent des changemens dans la courbure de la cornée transparente et du cristallin , de même que dans la situation de ce dernier à l’égard soitde la cornée, soit du fond de l’œil (1). La couleur noire du pigment tempère la violence de l’impression que la lumière causerait, sans cela, sur la rétine, dont la sensibilité est extrême^), car cette couche noire absorbe une partie des rayons lumineux. Ce qui prouve que telle est réellement la fonction du pigment , c’est que la vision est faible et dérangée quand il n’a pas acquis sa teinte ordinaire. L'iris sert aussi surtout à modérer l’intensité de la lumière qui pénètre dans l’œil, puisque cette membrane se dilate et rétrécit , ainsi que la pupille ,

(1) SimonotT est arrivé parle calcul à cette conclusion, qu’il n’est pas nécessaire de supposer un déplacement du cristallin , et que la netteté de la vision des objets placés depuis deux cent cinquante millimètres jusqu’à l’infini ne dépend que de leurs diamètres appareils et de la transparence de l’air interposé. ( Réfutation de la prétendue nécessité mathématique du déplacement du cristallin pour conserver constante la distance focale de l’œil; dans Journ. de physiol. cxpêrim., t. IV, p. 260.)

[Note des traducteurs.)

(2) La sensibilité de la rétine n’est extrême qu’à l’égard de la lumière.

Magendie a reconnu qu’une aiguille portée sur celte membrane ne produit qu’une sensation très faible, que, même en la broyant, en la déchirant, on n’excite qu’une douleur médiocre, et qui ne peut être comparée à celle qui survient quand on pique la surface de l’œil. ( De l’influence de la cinquième paire sur la nutrition et les fondions de l’œil ; dans Journ. de phys. expèr. , t. IV, p. 176) . Au reste ce physiologiste a expérimenté aussi que la section des deux nerfs de la cinquième paire entraînait la perte de la vue. ( Note des traducteurs. )

l)lî l’organe DE LA VUE.

lorsque la lumière est très , vive ou qu’on contemple un objet rapproché , tandis qu’elle se resserre , et agrandit par là même la pupille , quand la lumière est faillie, ou quand on regarde des objets placés à une certaine distance.

ARTICLE V

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