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Nerf cutané interne

1841. Le nerf cutané interne, cubilo -cutané , Ch. ( nervus cutaneus internus) , naît ordinairement de la première paire dorsale par plusieurs racines; il est plus rare qu’il provienne du cubital, et qu’il en soit la première branche. Il descend immédiatement, sous la peau , placé au côté de la veine basilique. De sa partie supérieure naît, au bras, le nerf cutané interne supérieur ( nervus cutaneus inlernus superior ) , qui tire quelquefois son origine du cubital, et qui se répand dans le triceps brachial, ainsi que dans la peau qui le couvre. Un peu plus bas, il donne le nerf cutané interne inférieur [nervus cutaneus internus inferior) , qui distribue ses ramifications à la partie

inferieure du triceps brachial, à la peau du coude, et aux tégumens du côté cubital de l’avant-bras , jusqu’au carpe, et qui va se terminer au côté cubital de la main et du petit doigt, en descendant le long de la veine basilique, et s’anastomosant avec les branches du nerf cubital, qu’il rencontre chemin faisant.

Dans tout le trajet de ce nerf, ses diverses ramifications s’anastomosent fréquemment tant entre elles qu’avec celles du nerf cutané externe, sur la face dans le sens de laquelle a lieu l’extension de l’avant-bras.

1843. Les quatre nerfs cervicaux supérieurs sont plus petits que les inférieurs. Leur volume, comme celui de ces derniers, augmente progressivement de haut en bas, de manière que le second et le troisième sont les plus gros. Ils forment, avec les inférieurs , une série non interrompue. De même aussi que celles de ces derniers , leurs branches antérieures donnent,, immédiatement après que les troncs sont sortis des trous de conjugaison, des rameaux descendans qui, par leurs anastomoses avec les rameaux voisins, forment un plexus, appelé cervical , trachelo- sous-cutané , Ch. ( plexus cervicalis ) . Ce plexus descend le long des vertèbres correspondantes , au-dessous du muscle sterno-cléido-mastoïdien , en dehors de la. veine jugulaire interne, de l’artère carotide et du nerf pneumo- gastrique, sur le muscle scalène postérieur. Il s’anastomose inférieurement avec le plexus brachial, en dedans, avec les ganglions cervicaux supérieur et moyen du grand sympathique. On est tout aussi fondé à en faire provenir les diverses branches nerveuses du cou, qu’à les faire naître des paires cervicales, elles-mêmes.

Quelques anatomistes modernes, entre autres Bichat (1) et. Cloquet (2), ont adopté cette méthode, ne décrivant à part que

(1) Anal, desevipt., t. III, p. 254-246.

(a) TV. d’anat. , t. II , p. 633 -64 1 -

anatomie spéciale.

les branches postérieures et le commencement des antérieures, et faisant émaner du plexus cervical tous les nerfs qui naissent après la réunion des branches antérieures. Cependant je ne la suis pas, parce que les nerfs dont il s’agit me semblent naître davantage des paires en particulier, qu’on ne l’observe dans les autres nerfs plexiformes de la moelle épinière.

Le nerf diaphragmatique est le seul que je considère à part, parce qu’il est produit non seulement par plusieurs paires du plexus cervical, mais encore par le plexus brachial, de manière qu’il semble appartenir en commun à la section supérieure et à la section inférieure des nerfs cervicaux.

i. Nerf diaphragmatique.

i843. Le nerf diaphragmatique on phrénique ( nervus diaphragmaticus s. phrenicus ) (i)naît de l’extrémité inférieure du plexus brachial, par plusieurs branches. La plus forte est toujours fournie par la branche antérieure de la quatrième paire ; mais il en naît constamment encore une plus petite de la troisième, souvent tnême de la seconde, et toujours aussi quelques unes, dont le nombre s’élève jusqu’à trois, du plexus brachial. Le nerf s’unit quelquefois à la branche ascendante de l’hypoglosse.

Le nerf diaphragmatique descend sur la partie latérale du cou , entre le muscle droit antérieur de la tête et le scalène ; donne des rameaux à ces muscles , ainsi qu’au thymus ; s’anastomose, par quelques filets, avec les ganglions cervicaux supérieur et moyen du grand sympathique; pénètre dans la poitrine entre l’artère et la veine sous-clavières; s’y porte en avant ; descend au-devant des vaisseaux pulmonaires ; passe enfin entre la paroi interne du sac externe de la plèvre et le péricarde, appliqué d’une manière très exacte à la surface de cette dernière membrane, et finit par se répandre dans le diaphragme. Un peu avant d’arriver à ce muscle , il se partage en plusieurs branches, réunies par des filets intermédiaires, dont les uns se jettent dans la face convexe du diaphragme ,

(1) Krüger, De nervo phrcnico , Léipsick, 1758.

DES NERFS CERVICAUX SUPERIEURS. 5q

tandis que les autres traversent sa portion costale et son tendon moyen, accompagnant à droite la veine cave inférieure, avec laquelle elles sortent par le trou carré, et parviennentdans l’abdomen, où non seulement elles se répandent sur la face inférieure du muscle, mais encore s’anastomosent , pa^ plusieurs filets, avec le plexus solaire du grand sympathique et avec la branche stomacale du pneumo-gastrique. Presque toujours ces filets auaslomoliques sont renflés Je distance en distance, et il arrive assez souvent que ces renflemens constituent de véritables ganglions.

Le nerf diaphragmatique gauche est situé plus en arrière que le droit, et plus long que lui, parce qu’il se contourne sur le sommet du cœur. Outre les filets qu’il distribue au diaphragme, il en donne aussi à la partie inférieure de l’œsophage.

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