‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologiqueChapitre 203 sur 289 · OURAQUK · texte numérisé non relu

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2376. L’ouraque est d’autant plus considérable que le sujet est plus jeune ; il diminue peu à peu , jusqu’au point de s’effacer souvent tout-à-fait dans l’âge avancé.

Il est creux d’abord, et mes observations m’ont appris que constamment il présente encore ce caractère chez le fœtus à terme. A cette époque on peut encore y distinguer toutes les membranes constituantes de la vessie, avec l’intérieur de laquelle sa cavité communique. Cette cavité est d’autant plus grande, proportion gardée, que le fœtus est moins avancé en âge. Dans le fœtus à terme, et bien, mieux encore aux époques qui précèdent la naissance , on peut poursuivre l’ouraque plus ou moins loin , mais toujours au moins à plusieurs pouces de distance au-delà de l’ouverture ombilicale , quelquefois même dans toute l’étendue du cordon. L’analogie avec les animaux, et plusieurs observations qui ont été recueillies sur l’homme {

de l’appareil urinaire.

lui-même , autorisent à penser qu’il parcourt d’abord toute la longueur du cordon ombilical, et qu’il se dilate entre les enveloppes du foetus pour donner naissance à une vésicule membraneuse, appelée allantoide , sur laquelle je reviendrai en traçant l’histoire de l’œuf humain. On ne peut douter que ce cordon ne soit creux, car je suis parvenu , même dans le fœtus à terme, à y introduire , par la vessie, du mercure, qui s’étendait plus ou moins loin dans le cordon ombilical. Mes observations à cet égard s’accordent avec celles de Roederer (i) et de Noreen (2).

Plusieurs anatomistes, et Trew même encore parmi les modernes (3), ont admis que l’ouraque est plein et solide dans le fœtus , de même qu’il l’est régulièrement chez l’adulte. Cette opinion erronée doit naissance à une forte inflexion que le canal décrit vers son extrémité inférieure, et qui fait que, quand on distend la vessie, les fibres musculaires l’appliquent tellement contre les parois du réservoir, que l’ouverture par laquelle il communique avec lui se trouve bouchée. ,

ARTICLE II

DE L’APPAREIL URINAIRE DANS l’ÉTAT ANORMAL.

2377. L’appareil urinaire est un de ceux dans lesquels on rencontre le plus d’anomalies (4)- Cette proposition est vraie, surtout en ce qui concerne les vices de conformation, car les différences les plus frappantes qu’il offre sont celles qui ont rapport à la forme, à la situation et à la grandeur des diverses parties dont il se compose , ainsi qu’aux vaisseaux qui s’y rendent.

(1) Defœtuperfccto, Halle, 1750.

(2) Loc. cil. , p. i5.

(3) De diff. inter liom. natum et nàscendum , p. 104.

(4) Baillie, Engravings, Londres, 1812, fasc. VI-VIII. — C. Bell, En gravings f rom specimens of morbid parts, preserved in the auiliors collection selected front the division inscribed urethra, vesica, ren , morbosa et lœsa, etc., Londres, i8i3. — J. Howsbip, Practical observations on the diseases of the urinary organs , particularly those of the bladder, prostata, gland and urethra, Londres, 1816.

Il n’est pas rare d’ailleurs que sa cavité renferme des corps étrangers, qui doivent surtout naissance aux altérations que l’urine peut éprouver dans sa composition chimique.

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