Troisième nerf cervical
i845. Le troisième nerf cervical (1) est plus gros que le précédent. Il sort du canal rachidien entre la seconde et la troi-
(1) Peipers, toc. cit.—V icq-d’Azyr, Mémoire sur tes nerfs de la secondfl pl la troisième paire cervicale ; dans Mèm. de Paris , 1777 , p. 21-40.
sième vertèbres du cou , et se partage en deux branches, l’une postérieure , l’autre antérieure.
La branche postérieure , beaucoup plus petite que l’antérieure , marche, d’avant en arrière, entre les inter-transversaires antérieurs et postérieurs, donne des filets à ces deux muscles, ainsi qu’au transversaire de la nuque et au petit complexus, se porte en arrière, en passant sur ce dernier, envoie des filets anastomotiques à la branche postérieure du second et du troisième nerfs cervicaux, de même qu’au petit nerf occipital provenant de la branche antérieure de la troisième paire , se glisse au-dessous du digastrique de la nuque et du grand complexus, qui en reçoivent des filets considérables, et va gagner directement le trapèze, dans lequel elle se consume, ainsi que dans la région moyenne de la peau de la nuque.
La branche antérieure envoie d’abord de petits rameaux au grand droit antérieur de la tête et au long du cou, se dirige ensuite de haut en bas, et se partage en deux rameaux, l’un descendant, l’autre ascendant.
Le rameau descendant, nerf cervical superficiel , sousmentonier, Ch. ( nervus superficialis colli, s. profundus subcutaneus colli médius'), se contourne sur le bord postérieur du sterno-cléido-mastoïdien, pour gagner la face externe de ce muscle, auquel il donne des filets, en fournit d’autres qui s’anastomosent avec le rameau ascendant, et se répand, 1° par des ramifications descendantes, appelées nerfs sous-cutanés moyens et inférieurs du cou ( nervi subcutanei colli mediiet inferiores), dans la partie moyenne et inférieure de la peau du cou; 2° par des ramifications ascendantes, anastomosées fréquemment, tant entre elles qu’avec les derniers rameaux du nerf facial, dans la peau qui couvre les branches montante et horizontale de la mâchoire inférieure, depuis le lobule de l’oreille jusqu’au menton, d’où résultent les nerfs sous-cutanés supérieurs du cou ( nervi subcutanei colli superiores ).
La portion la plus supérieure et la plus postérieure de ce rameau descendant , ou le grand nerf auriculaire , zygornatoauriculaire, €h. (nervus auricularis magnus , s . cervicalis), se porte directement en haut, et, passant derrière la branche
montante de !d mâchoire inférieure , gagne le pavillon de l’oreille. Ses ramifications se répandent d’arrière en avant et de bas en haut dans les tégumens et les muscles postérieurs de ce pavillon, ainsi que dans la peau du conduit auditif.
Le rameau ascendant se dirige en arrière et en haut, fournit d’abord un filet anastomotique ascendant, qui s’unit ù un filet descendant de la troisième paire, pour former la seconde anse nerveuse cervicale , et donne souvent ensuite le grand nerf auriculaire. Dans ce cas , sa partie postérieure, et quand le grand nerf auriculaire provient du rameau descendant, son tronc entier, devient le petit nerf occipital, ou nerf occipital antérieur ( nervus occipitalis minor , s. anterior), qui, la plupart du temps, partagé de très bonne heure en plusieurs filets, monte sur les muscles petit complexus et splénius de la tête, et se répand dans la peau de l’occiput, dans celle de l’apophyse mastoïde , dans celle de la partie postérieure et supérieure du pavillon de l’oreille, entre dans les muscles auriculaires supérieur et postérieur, plus en devant que le grand nerf occipital fourni par la seconde paire cervicale, quoiqu’il s’anastomose fréquemment avec ce dernier, de même qu’avec des filets du facial.