CHAPITRE IV
2400. Les organes de la génération , parties génitales , sexuelles ou honteuses ( partes , s. organa sexualia , genitalia, s. generationi inservientia ) (3) , servent principalement à la conservation de l’espèce, tandis que l’existence des autres ne
(1) Duvernoy, toc, cit. — Morgagni, Ep. XX, a. 43. — Otto, Seltne Beobachtungen , t. LXXXIV.
(2) Harder, Apiar., obs. 61.
(3) F. Plazzoni, De partibus generationi insçruientibus, tibri lit, Padoue, 1S21. — W. Rolfink, Ordo et methodus generationi dicalarum partium per anatomen cugnosccndi fabricant, Iéna, 16G4. — Id., Descxus utriusque partibus genitalibus specimen , Léipsick, 1675. — Van Home, Prodromtts observationum suaruin circa partes génitales in ut roque sexu . Leyde, 1668.
sc rattache d’une manière immédiate qu’à celle de l’individu. Cependant ils ont aussi des rapports directs avec l’organisme individuel, ainsi que le démontrent les conséquences de leur absence, soit primitive et congéniale, soit consécutive et produite par le hasard ou par une détermination delà volonté. C’est en eux que le caractère du sexe, empreint dans l’organisme tout entier, s’exprime de la manière la plus évidente. Ils sont donc ceux de tous les organes qui présentent les plus grandes différences dans les deux sexes. Aussi un examen superficiel a-t-il fait dire souvent que les parties génitales de l’homme sont entièrement différentes de celles de la femme , et qu’il n’y a rien de comparable entre elles. Mais il suffit de les comparer ensemble , dans un animal quelconque, ou même chez l’homme, pour se convaincre qu'elles ont au fond la même forme, qu’elles se correspondent parfaitement sous le rapport du nombre, des particularités essentielles dans la structure et de la fonction, que le volume et la situation sont les seules circonstances à l’égard desquelles elles diffèrent, que par conséquent les analogies sont bien plus grandes entre elles que les différences, et qu’on ne doit les considérer que comme des modifications d’un seul et même type primitif.
Il convient d’annexer l’histoire des mamelles icelle des parties génitales, puisqu’elles servent peu ou même ne servent pas du tout à l’organisme individuel , tandis qu’en leur qualité d’organes nourriciers du nouveau-né , elles contribuent puissamment à la conservation de l’espèce. D’ailleurs elles ne diffèrent pas moins dans les deux sexes , que les autres organes delà génération. Il serait donc mieux, au lieu d’employer indifféremment, comme on est dans l’usage de le faire, les expressions parties sexuelles et parties génitales , dé réserver la dernière pour désigner les organes producteurs du nouvel être, c’est-à-dire les organes générateurs proprement dits.
Toutes ces parties diffèrent de la plupart des autres en ce que leur pleine activité a une durée proportionnellement peu considérable, car, en général, elle ne s’étend pas beaucoup au-delà de la moitié de la vie individuelle, période même pendant le cours de laquelle elle ne se manifeste qu’à de longs intervalles, exigeant d’ailleurs, pour entrer au jeu, des chan-
gemens liés généraux, etsouvent considérables, tant dans le mode de vitalité que dans la structure des organes.
ARTICLE PREMIER
DES ORGANES DE LA GÉNÉRATION DANS l’ÉTAT NORMAL.