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V. ÉTAT ANORMAL

2399. Il est extrêmement rare que les capsules surrénales s’écartent de l’état normal (3), et, en tant que leurs anomalies consistent en des altérations de texture, on peut conjecturer, avec un haut degré de vraisemblance , qu’elles dépendent de l’extinction prématurée d’une grande énergie dont l’organe était doué d’abord.

Une anomalie primitive très générale consiste dans leur petitesse extrême ou même leur absence totale, qui accompagne le développement incomplet de l’encéphale et de la moitié su-

(1) L.-G. Treviranus, Untcrsuchungen uber wichtige Gegenstdnda der Naturwissensehal’t und Medicin, Gœttingue , i8o3, p. 184.

(2) Riegels, toc. cit.

(3) Lauth , dans Lobstein, toc. cit. ,p. 36. — Dupuytren, dans Meckel, Abhandlungen, p. 1.4 1. Mes observations viennent parfaitement à l’appui des siennes.

périeure du corps en général. On ne connaît que deux ou trois cas de cette espèce dans lesquels les capsules surrénales aient été trouvées offrant le volune qu’elles'ont ordinairement. Leur développement incomplet coïncide non seulement avec des altérations du cerveau, mais en général avec la suspension du développement de ce viscère, particulièrement avec l’hydrocéphale congéniale.

Le nombre des capsules surrénales s’accroît quelquefois (i), phénomène intéressant en ce qu’il rappelle une anomalie semblable qu’on observe assez fréquemment dans un organe voisin , la rate.

Il est difficile de décider si cet état n’est qu’une simple scission, ou si l’on doit voir en lui une véritable augmentation de la substance des capsules surrénales. Considéré sous ce dernier point de vue, il conduirait par gradation à l’hypertrophie de ces organes, dont on connaît quelques exemples (2).

Cette hypertrophie est rare; on peut présumer qu’elle dépend ordinairement d une altération de texture, et elle paraît coïncider surtout avec les anomalies des organes génitaux.

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