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PROPRIÉTÉS ET FONCTIONS

2434- ^es parties génitales externes de la femme recevant un nombre considérable de nerfs, elles sont douées d’une scn-

Isibilité exquise , qu’on ne retrouve pas au même degré dans les internes.

La matrice , en vertu de ses fibres musculaires , est le siège d’une faculté conctractile très énergique, dont le vagin jouit aussi jusqu’à un certain point (1).

L’ovaire est l’endroit où commence la formation du nouvel être (2).

Les faits suivans donnent la preuve irréfragable de cette proposition ;

i° Leur extirpation entraîne la stérilité, quoique toutes les autres parties soient parfaitement intactes.

20 Ils sont, de toutes les parties de l’appareil générateur, celle dans laquelle on aperçoit les premiers changemens, à la suite d’un coït fécond.

5° On a trouvé des fœtus dans leur intérieur.

4° On en a trouvé aussi dans le bas-ventre, sans aucune trace de lésion dans les parties, et avec ou sans occlusion des trompes.

Les trompes reçoivent le produit de la conception qui s’est développée dans l’ovaire , et le conduisent dans la matrice. C’est ce que prouvent :

i° Les fœtus qu’on a rencontrés dans la cavité abdominale.

20 Ceux qu’on a trouvés dans l’intérieur de la trompe elle-

(1) Lobstein, dans Journ. de médecine, t. XXXVI, p. 143.

(2) Prévost et Dumas admettent ( Mémoire sur la génération dans les mammifères et les premiers indices du développement de l’embryon; dans Annales des sc. nat., t. III. p. i34) que la fécondation n’a pas lieu dans 1 ovaire , parce qu à aucune époque on ne rencontre dans la poche qui renferme cet organe les animalcules spermatiques qu’ils considèrent comme l’agent de la fécondation; de manière que, suivant eux , le moment de la fécondation est de beaucoup postérieur à celui de l’accouplement, et que l’œuf n’est réellement fécondé que quand, parvenu dans la trompe ou la matrice, il se trouve en contact avec la liqueur séminale. Imminent concilier cette théorie avec la grossesse ovarienne ï

( Note des traducteurs. )

même, surtout dans des cas où il y avait oblitération, soit de l’orifice externe de ce conduit, soit de son orifice interne.

La matrice est l’organe dans lequel le nouvel organisme se développe. A l’appui de cette proposition viennent les argumens suivans :

i° C’est dans l’intérieur de la matrice qu’a lieu le développement de l’embryon, lorsque rien ne trouble l’ordre accoutumé.

2° Lors même que la grossesse a lieu hors de la matrice , celle-ci subit les mêmes changemens qu’i l’ordinaire dans sa substance et sa cavité. Cependant la possibilité des grossesses extra-utérines prouve qu’elle n’est pas absolument nécessaire pour la formation du nouvel organisme.

Le vagin n’est quel’ongane conducteur delà verge, du sperme et du foetus.

Les parties externes sont des organes excitateurs, des organes de volupté, comme le témoigne assez le surcroît de sensibilité qu’ils acquiérent avant et pendant le coït.

Ce surcroît de sensibilité imprimé aux organes génitaux internes et à l’organisme, entraîne le degré d’énergie ou de surexcitation nécessaire pour la production du nouvel être.

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