CLITORIS
2499. Une fois que les parties sexuelles se sont développées, le clitoris est proportionnellement très considérable, et d’autant plus que l’embryon est plus jeune. Au commencement du troisième mois, lorsque ce dernier a encore tout au plus deux pouces de long, sa longueur s’élève à une ligne, et son
épaisseur à une demi-ligne. A la vérité il ne tarde pas à perdre ces grandes proportions , mais il n’en reste pas moins très considérable pendant toute la durée de la vie intra-utérine , de manière que , quand on se borne à un examen superficiel , on peut aisément se tromper sur le sexe de l’enfant, d’autant plus qu’alors le scrotum est fort petit, et que les testicules se trouvent dans le bas-ventre ; mais le clitoris est toujours tourné en avant et en bas, et jamais on ne le trouve redressé vers l’ombilic (1).
Cet organe offre une fissure profonde sur toute la longueur de sa face inférieure. A trois mois on distingue parfaitement une éminence longitudinale qui règne sur le milieu de cette face inférieure.
Le gland est tout-à-fait découvert jusqu’au quatrième mois ; il forme une saillie arrondie, et séparée nettement du reste du clitoris. Cette époque passée, le prépuce croît avec assez de rapidité, et l’enveloppe entièrement. La partie postérieure du clitoris se compose des petites lèvres et du prépuce; les petites lèvres sont donc très développées durant les premières périodes (2) ; on ne peut pas les distinguer du prépuce, avec lequel elles se continuent d’une manière immédiate. Peu à peu, comme le prépuce se forme et s’étend sur le gland, une ligne de démarcation s’établit entre lui et les petites lèvres, dont le bord s’arrondit, de droit qu’il était jusqu’alors. En même temps elles se partagent sensiblement, à leur partie antérieure et de chaque côté, en deux branches, l’une petite et interne, qui gagne le gland , l’autre externe, qui se porte an prépuce. Auparavant il n’existait aucune trace de ces deux branches.
(1) Walter, Physiologie, t. II, p. 328.
(2) Suivant Osiander ( Abhandlungen über die Scheidenklappe; dans Denhwürdigkeihen fur die Heilhunde, t. II, p. 4, 6), à trois et à quatre mois les nymphes sont fort imparfaites et difficiles à apercevoir; l’observation s’élève contre cette assertion. Ce qu’il y a de vrai seulement , c’est que les petites lèvres ne sont pas aussi volumineuses, en proportion du clitoris énorme, que plus tard; mais elles sont très grandes, eu égard aux organes génitaux et au corps entier, de sorte qu’on ne saurait les méconnaître pour ce qu’elles sont réellement.
Ainsi le clitoris et les petites lèvres ne forment qu’une seule niasse dans l’origine.