‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologiqueChapitre 238 sur 289 · VERGE · texte numérisé non relu

VERGE

2507. Vers le milieu du troisième mois, le gland n’est point encore couvert par le prépuce, et une échancrure profonde le sépare, en arrière, de la verge proprement dite, qui le surpasse en grosseur. Son extrémité antérieure est imperforée; on aperçoit seulement une tache blanchâtre à l’endroit où le méat urinaire doit se trouver plus tard. Mais on observe toujours, à celte époque, une scissure longitudinale, qui règne quelquefois, en arrière, sur une petite portion de la face inférieure du gland, et qui occupe constamment l’extrémité antérieure de la face inférieure de la verge située immédiatement après. Ainsi l’urètre ne s’étend pas aussi loin en devant que quandle développement est achevé, et, de plus, sa partie antérieure offre une scissure en dessous. Cependant il s’en faut de beaucoup que cette scissure s’étende jusqu’à l’extrémité postérieure de la verge. Le scrotum est très petit, séparé brusquement de la verge en devant, et tout-à-fait clos.

A quatre mois, le scrotum n’a pas changé d’aspect, mais la forme de la verge n’est plus la même. Le gland, un peu

plus volumineux, proportion gardée, est couvert par le prépuce à sa partie postérieure et inférieure , de manière qu’il n’y a que la portion inférieure de son côté antérieur qui soit à découvert, et l’on remarque, à la partie inférieure de sa surface antérieure, une feDte longitudinale, qui est le méat urinaire.

Vient ensuite un état absolument inverse, qui persiste pendant toute la durée de la vie utérine. Le prépuce prend un grand accroissement, couvre tout le gland, et, comme il n’offre qu’une ouverture fort étroite, s’applique d’une manière si intime à la surface de cette partie, qu’on ne peut point le retirer en arrière.

Ainsi, dans l’état normal, il y a paraphimosis durant les premières périodes de l’existence intra-utérine , et phimosis pendant le cours de celles qui succèdent.

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