PARALLÈLE ENTRE LES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME ET CEUX DE L’UOMME
25io. J’ai déjà dit plusieurs fois que les organes génitaux des deux sexes étaient construits primitivement sur le même plan, et qu’on ne devait les considérer que comme des modifications d’un même type fondamental.
En effet il est facile de démontrer que toutes les parties qui se réunissent pour constituer cet appareil, existent également
(2) Ibid.
dans les deux sexes, où elles ne diffèrent que sous le rapport du volume, de la situation et de la structure. L’analogie paraît surtout d’autant plus grande , que le nouvel être est moins avancé en âge , et ce qui démontre qu’elle est réellement fondée sur la nature des choses , c’est que tous les embryons sont du même sexe dans l’origine.
Les testicules correspondentparfaitement aux ovaires, sous le point de vue de la configuration , de la fonction , des vaisseaux et nerfs qu’ils reçoivent, et même, dans le principe, sous celui de la situation.
Les trompes de Fallope sont évidemment les analogues des conduits déférens. Tout porte à croire que, dans l’origine, elles communiquent avec les ovaires par des canaux droits et par une sorte d’épididyme semblable à celui qui existe, chez l’homme, entre le canal déférent et le testicule.
Les vésicules séminales et la prostate correspondent sans contredit à la matrice, sous le rapport de la situation et des connexions avec les conduits déférens et les trompes; seulement la matrice est plus grosse , plus complètement développée, et les orifices des canaux séminifères sont placés à une plus grande distance l’un de l’autre.
La verge et le clitoris se ressemblent , quant aux points essentiels, à l’égard de la situation et de la structure. Ils ne diffèrent l’un de l’autre que par leur volume respectif , et parce que l’urèthre ne se prolonge pas sous le clitoris. Cependant cette différence disparaît lorsqu’on considère que le développement incomplet du clitoris est compensé par celui du vagin et des nymphes, dans lesquels on doit voir, par conséquent, la verge et l’urèthre de l’homme , dont les deux moitiés latérales sont écartées l’une de l’autre, et qui sont rentrés en dedans, au lieu de faire saillie au dehors. Sous ce rapport encore, l’analogie est plus grande dans les premiers temps de la vie, puisque l’urèthre oe s’étend pas non plus alors jusqu’à l’extrémité antérieure de la verge.
On explique de la même manière la différence qui existe entre les muscles bulbo-caverneux et constricteurs du vagin. Ces deux muscles se correspondent; seulement les deux moitiés du second ne sont point réunies sur la ligne médiane.
Les grandes lèvres représentent les deux moitiés du scrotum, séparées l’une de l’autre.
Les mamelles ne diffèrent que par le volume, encore même cette différence se réduit-elle presque à rien avant l’époque de la puberté.
Ainsi l’on retrouve l’analogue de chacune des parties génitales de la femme dans l’autre sexe. L’histoire des hermaphrodites démontrera que les vices de conformation font disparaître bien davantage encore les différences qui existent entre les deux séries d’organes , et que ces anomalies produisent entre eux une ressemblance telle qu’il est souvent très difficile de déterminera quel sexe appartient réellement l’individu.
ARTICLE V
DES ORGANES GÉNITAUX DANS l’ÉTAT ANORMAL (l).