I. ANOMALIES GENERALES
a5 1 1. Les parties génitales offrent des anomalies communes aux deux sexes, et d’autres qui n’appartiennent qu’à un seul, ce qui s’applique également aux vices de conformation et aux altérations de texture. A cet égard, je dois faire observer qu’ordinairement les sections correspondantes des organes génitaux participent aux mêmes anomalies, ou du moins en présentent qui sont fort analogues.
On rencontre dans les deux sexes :
(i) On peut consulter : i° Sur les maladies des organes génitaux en général : Vercelloni, De pudendorum morbis, Leyde, 1720 — 20 Sur celtes desorganes de la femme en particulier : J. -G. Walter, Uebcr die Gcburtstlieile des weiblichcn Geschlechts, Berlin, 17 76. — Justi, Diss. exhibons observationurn scricm circa genitalia muliebria, Marbourg, 1798. — Thamm, Diss. de genitalium sexus sequioris varictatibus, Halle, 1799. — 3° Sur celles des organes génitaux externes de la femme : Louis, De partium cxternarum generationi inservientium in mulieribus naturali , vitiosâ et morbosâ dispositione, Paris, 1764. — 4° Sur celles des ovaires; Kruger, Palhologia ovariorum mutiebrium, Gottingue , 1782. — Motz, De structura, usu et morbis ovariorum, Giessen, 1789. — 5° Sur celles des trompes deïallope : Lconhardi, Quaidam de tubarum uterinarum morbis, Wittemberg, 1808. C° Sur celles de la matrice et du vagin : A.Vater, De morbis uteri , Wittcmberg, 1709. — Haller, De morbis uteri, Gottingue, 1753. — ■
i° Des suspensions de développement, et des développemens qui continuent de se faire d’après le type embryonnaire. Tels sont :
a. L’absence totale ou partielle des organes génitaux. La pre-
mière anomalie entraîne l’absence totale de sexe , quoique le reste de l’habitude du corps indique quelquefois clairement à quel sexe l’individu aurait appartenu si ses parties génitales s’étaient développées. *
b. La petitesse anormale.
c. La persistance anormale d’une conformation primitive.
Ces anomalies ne sont pas rares.
2° La pluralité, qu’on rencontre bien moins souvent.
3° Le développement trop précoce , quoique plus commun que l’anomalie précédente, est cependant un phénomène rare.
4" Il est moins rare de trouver les caractères des deux sexes confondus chez un même sujet, dont une ou plusieurs parties sont construites d’après le type d’un sexe, tandis que le reste du corps l’est d’après celui de l’autre sexe. Cette anomalie constitue l’essence de l’hermaphrodisme.
5° Les altérations de texture. C’est dans les organes génitaux qu’on les observe le plus souvent, et qu’elles arrivent au plus haut degré de développement. Il n’y a pas une seule formation nouvelle qu’on n’ait rencontrée dans l’une ou l’autre des parties de l’appareil générateur, ce qui tient sans con-
Schwarz , De uteri degeneratione , Iéna, 1792. — Clarke, Diseases offemales, Londres, 1S14. — 70 Sur les anomalies de l’hymen : G. Tolberg, De varietatc hymenum. Halle, 1791. — Osiander, toc. cit. — 8° Sur les maladies des organes génitaux de l’homme en général : G.Wadd, Cases of diseased bladder and testicle, Londres, i8i5. — 90 Sur celles du testicule: Henrel, Diss. de morbis scroti, Strasbourg, 1720. — J. Warner, Account of tlie lesticles and the discases to which they are llable, Londres, 1774. — io° Sur celles de la prostate : E. Home, Observations pratiques et pathologiques sur le traitement des maladies de ta glande prostate, Paris, 1820. — ii° Sur celles de la verge : Brockhausen, De excretionis urinœ impedimentis a vitiis membri viritis. Strasbourg, 1781. — Thaut, Do virgee virilis statu sano et morboso, Würzbourg, 1808. — C. Bell, Engravings of specimens of morbid parts, Londres, i8i3, — J. Howship , Practical observations on tlic diseuses of the urinary organs, Londres, 1816.
tredit à ce que Pactivilé plastique y jouit d’une énergie bien supérieure à celle qui la caractérise dans tous les autres appareils organiques.
A. VICES DE CONFOBMATION.