DIFFÉRENCES RÉGULIÈRES ET GÉNÉRALES
2547- 10 ka cavité abdominale est beaucoup plus grande, en proportion de la poitrine, durant les premières périodes de l’existence, que quand le sujet a pris son entier accroissement; mais sa portion pelvienne est infiniment plus petite.
2° Jusqu’au troisième mois de la grossesse, elle s’étend, au moyen d’un prolongement dont la longueur et l’ampleur sont en raison directe de l’âge peu avancé du nouvel être, et qui renferme une portion du canal intestinal, avec les vaisseaux ombilicaux et omphalo-mésentériques, dans la gaine ombilicale formée par la membrane interne de l’œuf, de manière qu’alors cette gaine en fait réellement partie. La cavité antérieure est tapissée par un prolongement du péritoine qui se réfléchit aussi sur les viscères qu’elle contient.
Dans l’embryon de trois mois, la paroi antérieure du péritoine s’étend déjà sur l’ouverture ombilicale , par laquelle entrent et sortent les vaisseaux ombilicaux etl’ouraque, sans fournir en cet endroit un prolongement qui s’enfonce dans le cordon.
On n’aperçoit d’abord aucune différence bien tranchée entre les ligamens généraux et la gaine ombilicale ; mais cette différence se prononce à mesure qne le développement de la peau fait des progrès. Il résulte de là que, dans le fœtus à terme, la racine du cordon ombilical est entourée d’un prolongement cutané cylindrique, long d’environ quatre lignes, ordinairement plus distiuct de la gaine ombilicale au côté droit qu’au côté gauche (i ),rdont la face interne est fortifiée par des fibres de la ligne blanche.
L’anneau ombilical est d’autant plus large que l’embryon est moins avancé en âge. Peu à peu il se rétrécit, et dans le fœtus à terme il entoure exactement les vaisseaux ombilicaux. Sa partie inférieure est surtout unie d’une manière intime avec l’artère ombilicale par le moyen d’un tissu cellulaire court et solide. Le tissu cellulaire qui unit la supérieure avec la veine ombilicale est plus lâche. L’anneau ombilical est déjà entouré, dans le fœtus à terme , de fibres tendineuses très fortes et parfaitement développées , tandis que la ligne blanche, bien moins avancée sous tous les rapports , n’est encore formée que de fibres tendineuses peu prononcées et proportionnellement plus étroites et plus courtes.
Après la naissance , la portion du cordon qu’on a laissée en communication avec le corps de l’enfant, meurt dans toute l’étendue où elle est recouverte par la gaine ombilicale. A la place du bourrelet cutané cylindrique, il se forme une cicatrice enfoncée, le nombril , Y ombilic ( umbilicus ), dont la dépression dépend principalement de ce que la saillie produite auparavant par les vaisseaux ombilicaux et par la gélatine de "Wharton, s’efface à cette époque. Elle tient aussi à la loi générale, en vertu de laquelle les cicatrices cutanées s’accompagnent d’un resserrement plus ou moins considérable. I/affaissement des vaisseaux ombilicaux y contribue pour sa part. Plus tard, la dépression augmente d’autant plus qu’il se dépose davantage de graisse dans les parties qui l’entourent, car ce fluide ne se forme et ne s’accumule jamais dans la cicatrice elle-même.
(1) Sœmmerring, Ueber Nabelbriiche, Francfort, i8ii, p. 7.
L’anneau ombilical et le péritoine contractent peu à peu des adhérences très intimes avec le tissu cellulaire et la peau qui les recouvre. Dans le livre consacré à l’embryon , j’indiquerai les changemens qu’éprouvent les vaisseaux ombilicaux.
3° Le péritoine forme, dans l’embryon mâle, de même que dans l’embryon femelle, un autre prolongement en cul-desac, le diverticule de Nuck ( divcrticulum Nuckii), qui s’étend à travers le canal inguinal et l’anneau du même nom. Ce diverticule est en rapport avec le développement du testicule , dans le sexe masculin. Il a bien la même signification dans l’autre sexe, mais, comme il ne reçoit ici aucun organe, il est beaucoup plus étroit et plus court, et il lui arrive même souvent de disparaître avant la fin du dernier mois de la grossesse.
Le grand épiploon paraît au second mois de la gestation. Jusqu’au quatrième, il ne forme qu’un simple prolongement de la tunique péritonéale de l’estomac , qui n’a point encore de connexions avec le colon transverse.
Les appendices épiploïques du gros intestin paraissent au cinquième mois de la grossesse.