A. VICES DE CONFORMATION
2550. i° Lorsque la moitié supérieure du corps ne s’est pas complètement développée, dans la véritable acéphalie, la cavité abdominale présente plus ou moins le même vice de conformation à son sommet, de manière qu’il n’cn existe quelquefois que la portion pelvienne, et que souvent, en outre, elle est plus étroite que dans l’état normal.
Dans d’autres circonstances , au contraire , des tumeurs, des congestions, des liquides, etc., la distendent souvent à un point énorme.
20 L’incurvation de la colonne vertébrale, qui constitue quelquefois, mais très rarement, un vice primitif de conformation , entraîne naturellement une altération plus ou moins considérable dans la forme de la cavité abdominale et dans la situation des parties qu’elle renferme.
5° II n’est pas rare que cette cavité offre des anomalies tenant à la persistance d’un des degrés de conformation qu’elle parcourt dans son développement successif, c’est-à-dire que les ouvertures et les prolongemeris qui existent d’abord, soit à son extrémité supérieure, soit à sa région inférieure, ne
s’oblitèrent pas dans une portion plus ou moins considérable de leur étendue. De là résultent la hernie ombilicale congéniale et la communication anormale entre la tunique vaginale du testicule et la cavité du péritoine, qui donne lieu à la hernie inguinale congéniale.
Assez souvent aussi les connexions des parois abdominales avec les parties renfermées dans cette cavité , notamment celles des feuillets externe et interne du péritoine , s’écartent de la disposition ordinaire. Cet état anormal est quelquefois, mais rarement, l’effet d’un vice primitif de conformation. La plupart du temps il s’établit d’une manière consécutive.
Il est beaucoup plus commun de rencontrer des connexions insolites, des adhérences, qui sont ordinairement la suite d’une inflammation du péritoine, et qui reconnaissent l’exsudation pour cause. Quelquefois même , en pareil cas , on trouve tous les organes qu’enveloppe le péritoine tellement confondus en une seule masse, qu’on ne peut les séparer les uns des autres que d’une manière incomplète; mais ordinairement les adhérences ne s’établissent que sur quelques points.
Les solutions de continuité sont très rares, et constituent presque toujours des vices primitifs de conformation.
Si les adhérences ont lieu de telle sorte qu’elles produisent une espèce de pont entre deux parties, cette disposition peut entraîner, pour la cavité abdominale, les mêmes conséquences que certaines solutions de continuité, puisqu’il en résulte aussi une ouverture; mais c’est un sujet dont l’histoire se rattache naturellement à celle des hernies internes, dont je parlerai plus loin.
4° Il n’est pas rare que les viscères abdominaux se déplacent. La plupart de ces déplacemens rentrent dans la classe des her~ nies (1), nom sous lequel on désigne toute situation anormale
(1) J. -G. Gunz, Obscrvationum anatomico-chirurgicarum de berniis tibellus, Léipsick, 1744. — G. Vogel, A bliandlung aller Artender Bruche, Léipzick, 1756. — P. Pott, Treatise on ruptures, Londres, 1756. — J. -T. Klinkosch, Programmaquo divisionem herniarum novamque herniœ ventratis speciem proponit, Prague, 1764. — Arnaud, Mémoires de chirurgie, Londres, 1768, t. II. — A.-T. Richter, Abhandlung von den Briichen, Léipsick, 1778. — Monteggia, Quœdam de hernis; dans Fasc. anat. path. , 1790. — J.etC. Wenzel, EilfBcobacktungen ueber Bruche ; dans Loder,Journal fur
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d’un viscère qui se rencontre hors de la cavité dans laquelle il est renfermé chez les sujets bien constitués, ou qui s’engage dans un compartiment presque toujours anormal de la cavité qui la loge.
Le premier cas constitue les hernies externes, et le second les hernies internes.