IX. NERF MOTEUR INTERNE
1 875. Le nerf moteur supérieur ou interne , nerf pathétique , nerf delà quatrième paire, oculo- musculaire interne, Ch. [11ervus oculo-muscularis superior , s. miniums, s. musculi oculi
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obliqui superioris , s. par cerebrale quarlum , s. nervus patheticus ) (i) , le plus petit de tous les nerfs cérébraux, naît, le plus souvent , par deux racines, l’une antérieure , l’autre postérieure. Ces deux racines , composées chacune d’un seul filet , ont à peu près la même grosseur. Il y a souvent un demi-pouce de distance entre elles , mais elles sont unies ensemble par du tissu cellulaire. Elles proviennent, immédiatement derrière la moitié externe des éminences postérieures des tubercules quadrijumeaux, de la partie antérieure et externe de la face supérieure de la valvule cérébrale , de telle sorte que l’antérieure tire son origine des fibres médullaires transversales qui couvrent en cet endroit la valvule , et qui les unissent , sur la ligne médiane, avec celles du côté opposé. Il est rare que ce nerf ait trois racines, et plus rare encore qu’il n’en ait qu’une seule.
Après sa naissance , il se dirige en bas et un peu en avant, d’abord sur l’extrémité supérieure des prolongemens antérieurs du cervelet, puis , â deux lignes de distance environ du bord antérieur de la protubérance occipitale , en premier lieu sur la face latérale, et ensuite sur la face inférieure du pédoncule cérébral. Après un trajet bien supérieur à celui qu’aucun autre nerf encéphalique parcourt dans le crâne, il parvient à l’apophyse clinoïde postérieure. Lâ, il s’engage dans un canal particulier de la dure-mère , dont la paroi interne , qui est fort mince , le sépare du sinus caverneux , s’y anastomose ordinairement avec la première branche du nerf trijumeau , par le moyen d’un petit filet, et se trouve placé d’abord au-dessous du nerf moteur commun et de l’ophthalmique. Parvenu à la fente sphénoïdale , il se place audessus du premier de ces deux nerfs , pénètre dans l’orbite par la partie supérieure et interne de cette fente , et s’y dirige d’arrière en devant et de dehors en dedans , immédiatement sous le périoste , accompagné par le rameau frontal de la branche ophthalmique de la cinquième paire. Dans ce trajet il augmente beaucoup de volume. Enfin, il pénètre
(1) Zinn, toc. cit. — Sœmmerring , dans Demours, toc. cil. , t. IV ,
p. 3i , pl. vi, fig. 1.