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CHAPITRE III

DU NERF GANGLIONNAIRE

1880. Le nerf ganglionnaire , système nerveux des ganglions , nerf grand sympathique, intercostal , trisplanchnique , Ch. (netvus gangliosus, s. systema gangliorum, s. nerviis sympa thicus magnus , s. intercostalis maximus, s.vertebralis Lieutaud, s. trisplanchnicus , s. systema vitœ antomaticœ, vegetativæ, Bichat, Gall) (2), diffère de tous les autres nerfs d’une manière

(1) Jusqu’à présent le nerf olfactif a été considéré comme le conducteur des sensations produites par les odeurs. Magendie vient de lui enlever cette fonction pour la reporter à la cinquième paire, qui envoie tant de rameaux différens dans le nez. Il se fonde sur ce que la destruction des nerfs olfactifs, et même des lobes cérébraux antérieurs, n’entraîne pas la perte de l’odorat, qui est au contraire le résultat constant de la section des deux nerfs de la cinquième paire (Le nerf olfactif est-il l’organe de l’odorat? dans Journ. de phys. expérim., t. IV , p. 69). Si cette opinion se confirme, le nerf ethmoïdien aura éprouvé le même sort que l’hypoglosse.

( Note des traducteurs. )

(2) Consultez : i° Sur ce nerf en général : C. Bergen, De nervo intercostali , Erfort , 1731. ■— A. -F. Walter, Programma quo paris intercostalis

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si positive, el il est tellement opposé au reste du système nerveux, sous plusieurs rapports, qu’il serait moins méthodique de le placer dans une même catégorie avec l’encéphale , la moelle épinière et leurs irradiations périphériques, que d’en faire une classe à part, et de le considérer comme un système nerveux différent de l’autre, quoiqu’il lui soit cependant subordonné.

1881. Ce système est composé d’une multitude de ganglions, dont le nombre et le volume varient, non seulement chez le même sujet, des deux côtés du corps, mais encore dans des individus différens, et de ramifications nerveuses,, dont les unes unissent ces ganglions les uns aux autres de plu-

et vagi corporis h umani nervorum etab utroque talere ejus obviorum anatomen exhibât , Léipsick , 1733-1735. — J. -F. Huber, De nervo intercostali , de nerro octavi et noni paris deque accessorio , Cassel , 1744, — C.-C. Schmidel , De nervo intercostali , Erlangue , 1754. — M. Girardi , De nervo intercostali , Florence, 1791. — A. Portai, Description du nerf intercostal dans l’homme ; dans Mém. de l’Institut, t. IV, Paris, an xi , p. i5i-2og ; et dans Anat. mcd. , t. IV. — Bock, Ueber das Gangliensystcm ; dans Abhandlung uber das funfte Nervenpaar, Meissen, 1817. — E.-H. Weber, Analomia comparata nervi sympathctici, Léipsick, 1817. — J. -F. Lobstein, De nervi sympathctici humani fabrica, usu et morbis , Paris, 1823. — 20 Sur son origine en particulier : D, Iwanlioff, De origine nervorum inter costalium, Strasbourg , 1780. — J. Munniks , Observatio qua ad illustirandamartem medicam,ostenditur origo nervi intercostalis, ejusquecommercium cum aliis nervis , ab ejus origine usque ad exitum e calvaria, cum autopsia , tum observâtes medicis confirmata ; dans ses Obsdrv. var., Groningue, i8o5, n° u. — 3° Sur quelques parties de son trajet : C.-T. Ludwig, De plexibus nervorum abdominalium atque nervo intercostali duplici observationes nonnullas , Léipsick, 1772. — H. A. Wrisberg, Qbs. ariat. de nervis viscerurn abdominalium partie. I; de ganglio plcxuque semilunari , Gœttingue, 1780.

G. Walter, Tabulée nervorum tlioracis et abdominis , Berlin , 1785. —

H. - A. Wrisberg, De nervis vise, abdom. , part. II ; de nervis systemaiis eteliaci. Sectio I; de nervis gastricis , qu ’ce est observationum de ganglio p lexuque semilunari continuatio ; dans Sylloge comment 1800, p. 55 1- 570. — H. -A. Wrisberg, Obs. anat. neurolog. de nervis visccr. abdom., part. III ; de nervis systemaiis cœliaci II ; de nervis hepaticis et sptenicis , queeest observationum de ganglio plexuque semilunari continuatio II, Gœttmgue, 1808. — 4° Sur ses fonctions; — Broussais, Réflexions sur les fonctions du système nerveux en général , sur celles du grand sympathique en particulier , et sur quelques autres points de physiologie; dans In uni . univ. des se. mcd., t. XII.

sieurs manières différentes , tandis que les autres s’en détachent pour aller se jeter dans les organes. Il règne sans in terruption sur les deux côtés et la face antérieure de la colonne vertébrale, le long du cou , de la poitrine et du bas-ventre, de manière que ses deu'i moitiés latérales s’anastomosent fréquemment ensemble sur la ligne médiane , s’étend depuis la base du crâne jusqu’à l’extrémité inférieure du tronc, et se répand dans les organes de la vie végétative.

Les ganglions de ce système nerveux se partagent, sous le rapport de leur situation et du mode de distribution des nerfs qu’ils fournissent , en deux classes comprenant, l’une les ganglions internes ou centraux , l’autre les ganglions limitrophes.

Les ganglions centraux sont situés principalement dans l’abdomen , autour et au-dessus des troncs des gros vaisseaux , dans le voisinage des principaux organes, de ceux qui paraissent le plus individualisés sous le point de vue de leurs fonctions. Plusieurs ganglions voisins sont unis les uns aux autres par des filets plus ou moins longs , de manière à former un plexus , d’où naissent non seulement des nerfs destinés aux organes, mais encore des filets qui vont s’anastomoser avec d’autres plexu3 analogues.

Les ganglions limitrophes sont placés sur les deux côtés de la colonne vertébrale, à la suite les uns des autres. Moins nombreux au cou qu’à la poitrine et au bas-ventre, ils se trouvent généralement , dans ces deux dernières parties du tronc , entre chaque couple de vertèbres. Ils sont situés dert rière les membranes séreuses des cavités thoracique et abdominale, et s’anastomosent, tant les uns avec les autres , par des cordons longitudinaux, qu’avec les ganglions centraux, par des filets obliques ou transverses, et avec la plupart des nerfs de la portion centrale du système nerveux, notamment avec les branches postérieures et antérieures de tous les nerfs spinaux, par des rameaux intermédiaires.

Telle est l’idée la plus générale qu’on puisse se former du nerf ganglionnaire. Ordinairement, et jusqu’à ces derniers temps, on considérait la chaîne des ganglions limitrophes et des cordons nerveux qui les unissent comme son tronc, et son extrémité supérieure comme son origine , ad-

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mettant que, de ces deux points , il envoie des prolongemens au système nerveux de la vie animale ; mais on ne peut douter aujourd’hui qu’il ne soit plus convenable de placer la description de sa partie la plus interne en première ligne, et de terminer par celle des ganglions au moyen desquels il communique avec le système nerveux de la vie animale , et des filets à l’aide desquels s’opère cette communication.

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