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GlaDdes annexes de Tappareil digestif

1* CS^landes 0altiralrc0*

iNFumoiATiON* — Le tissu cellulaire qui les entoure et celui qui se trouve dans le voisinage , participent toujours à l'inflammation des glandes salivaires; quelquefois il paraît seul affecté, sans que la glande soit entreprise. En général, c'est la parotide qui est seule malade, mais les autres glandes peuvent aussi être affectées.

La glande et le tissu cellulaire sont pleins de sang et gonflés; dans le tissu cellulaire ou entre les grains glanduleux, on trouve un exsudât solide ou liquide, qui souvent fait disparaître la structure glandulaire. S'il y a suppuration , on voit le pus s'accumuler d'abord en petits foyers entre les acini et dans le tissu cellulaire; de leur confluence résultent des abcès plus ou moins volumineux, ou bien toute la glande est détruite par la suppuration. En général le pus fuse au loin dans le tissu cellulaire voisin, surtout dans la région sous-maxillaire; les ganglions lymphatiques se tuméfient; rarement les désordres s'étendent jusqu'à produire des perforations spontanées , l'issue du pus, puis la cicatrisation et la guérison.

D'après les conditions étiologiques on peut distinguer :

1.* L'inflammation simple, idiopailiique. — Elle peut être occasionnée par des traumatismes , des coups , le refroidissement, un cancer voisin qui s'est propagé par la muqueuse buccale; sa marche est subaiguë, sa terminaison en général par résolution ; dans quelques cas la marche est aiguë , il s'établit rapidement une suppuration , à laquelle les enfants succombent facilement. D'autres fois sa marche est chronique, l'exsudat se change en lissu conjonctif et forme une hypertrophie du tissu cellulaire

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autour de la glande et entre ses granulations, de sorte qu'on a de la peine à retrouver le tissu glandulaire au milieu d'un tissu fibreux lardacé.

2.* V inflammation èpidémique — Parodie polymorphe* — * McjMps. — Elle atteint principalement les enfants de 2 à 12 ans, et se caractérise par un exsudât abondant dans le tissu cellulaire, qui le plus souvent est résorbé, mais qui dans des cas rares passe à la suppuration.

3/ La parotite symptomatique — apparaît très-rarement dans le cours du typhus, des exanthèmes, etc.; elle appartient aux inflammations métastatiques du tissu cellulaire ; Fexsudat passe ordinairement au pus, avec l'ulcération consécutive du tissu cellulaire.

4° L'inflammation spontanée phlegmoneuse du tissu ceUu^ laire de la région cervicale, — avec formation rapide de pus, destruction idioreuse du tissu cellulaire , fonte gangreneuse de ce dernier et des muscles, présente une marche très-aiguë, et tue rapidement avec des symptômes typhoïdes. Cette inflammation représente un des modes de terminaisons d'une inflammation idiopathique simple, ou bien d'après quelques médecins, un procès morbide spécifique.

NÉOPLASMES PATHOI.OGIQUES (dans la parotide). — Après les inflammations chroniques, le tissu conjonctif néoplastique se trouve dans la glande même, et autour d'elle, sous forme de masse diffuse lardacée, rarement comme fibroïde circonscrit.

Le tissu adipeux néoplastique se développe quelquefois en abondance dans le tissu cellulaire; il peut, comme le tissu fibreux, déterminer une fausse hypertrophie de la glande*

Les enchodromes et les kystes sont rares dans la parotide.

Dans la parotide , le cancer forme des nodosités ou est infiltré entre les <7cim; tantôt il se développe idiopathiquement dans la glande, tantôt celle-ci est englobée dans la dégénérescence cancéreuse des ganglions lymphatiques voisins. D'ordinaire toute la. glande se détruit; les ganglions lymphatiques et le tissu cellulaire environnants sont affectés, et il se produit ainsi dans la région parotidienne une tumeur cancéreuse considérable»^ dana

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laquelle Tautopsie même ne peut plus découvrir le point de départ.

ALTÉRATIONS PATHOIiOGIQUES DBS CONDUITS EXCRÉ'

TEURS DE LA SALIVE.. — Après les plaies et les perforations du conduit de Sténon par des abcès , \à fistule salwaire se produit.

L'occlusion du conduit excréteur par une cicatrice après une plaie , par une concrétion , par le rétrécissement et l'oblitération de son ouverture buccale, produisent la dilatation du conduit de Sténon par l'accumulation du produit de sécrétion; cette dilatation, en forme d'ampoule ou de sac, peut rester limitée ou s'étendre de proche en proche à toute la longueur du conduit et de là à ses subdivisions , ce qui produit l'atrophie partielle de la glande. La dilatation du canal de Wharton repi*ésente une des variétés de la grenouïllette ; les autres variétés sont déterminées par la dilatation de la bourse muqueuse sublinguale, ou par un kjste néoplastique, ou par la dilatation d'un follicule muqueux sublingual. Cette tumeur ronde, ordinairement assez petite, siège sous la langue et possède la structure d'une tumeur enkystée remplie de sérum, de mucus ou de masse colloïde.

Le mucus et les produits de la sécrétion salivaire se déposent quelquefois dans les conduits, sous forme de concrétions y de calculs salivaires; ce sont des masses rondes , blanches, crétacées ou dures comme la pierre, composées découches concentriques, du volume d'un pois à celui d'un œuf de pigeon , et constituées en majeure partie par du carbonate ou du phosphate de chaux, ou du mucus durci. Le dépôt de ces sels est précédé de leur augmentation anormale dans la salive, augmentation dont les conditions nous sont inconnues.

%. Pancrëafl.

INFLAMMATION. — V inflammation aiguè idiopatbique du pancréas est très-rare ; ses caractères anatomiques sont d'ailleurs les mêmes que ceux des glandes salivaires , elle peut passer à la sOppuratiout

ANÀTOmB PATaOLOGIQCJE SPHOALE. 221

L'inflammation chronique est également très-rare, comme reste d'une inflammation aiguë, ou comme maladie chronique dès le début; elle fournit un exsudât qui se dépose entre les grains de la glande, s'organise en tissu conjonctif, et détermine tantôt la fausse hypertrophie et Tinduration du pancréas, tantôt l'atrophie des grains glanduleux et le ratatinement de la glande. Les causes occasionnelles.de la pancréati te primaire sont encore inconnues : sur le vivant le diagnostic est très-problématique, cette altération ne se présente pas souvent à l'autopsie.

Plus fréquemment on trouve des inflammations parties du tissu cellulaire ou des ganglions Ij^mphatiques voisins, qui se sont propagées au pancréas, par exemple, dans un cancer de l'estomac, dans l'ulcère perforant, etc.

ivéoPliASBlBS PATHOLOGIQUES. — Le tissu conjonctif néoplastique s'observe après des inflammations chroniques.

Il se produit quelquefois en abondance du tissu adipeux néoplastique dans le tissu cellulaire autour du pancréas; cette graisse pénètre aussi du dehors dans le tissu cellulaire qui sépare les grains glanduleux, et y acqyiert un tel développement que toute la glande finit par former une masse graisseuse dans laquelle on n'aperçoit plus que des restes des acini et le conduit (fe WiRSUNG rempli d'un liquide émulsif. D'après Ro&itansky, cette dégénérescence se rencontre souvent chez les ivrognes, simultanément avec un foie gras et des calculs biliaires.

Les kystes sont rares.

Le caficer se rencontre quelquefois avec un cancer de l'esto* mac, de l'œsophage et des ganglions lymphatiques voisins; il forme généralement de petites nodosités circonscrites qui se continuent avec des masses cancéreuses voisines; il est bien rare que le cancer se développe primitivement dans le pancréas.

La dilatation du canal de Wirsung est produite : par son oblitération et l'accumulation du produit de sécrétion (concrétions, tumeurs cancéreuses, calculs biliaires dans le conduit cholédoque, etc.), ou par la destruction de sa tunique musculeuse, suite de la dégénérescence d'un ganglion quelconque. Ces dilatations sont cylindriques, fusiformes ou sacciformes.

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et atteignent quelquefois la grosseur d'un oeuf de pigeon. Les calculs pancréatiques sont des concrétions formées dans le conduit de Wirsung, qui proviennent du phosphate et du carbonate de chaux précipités dans le mucus et la salive. Ces calculs deviennent fréquemment un obstacle à l'écoulement de la salive, d'où résulte son accumulation, la dilatation du conduit et secondairement l'atrophie progressive de la glande.

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