MAXILLAIRE
VIGBS DE CONFORMATION. — Occlusion des narines par adhérence des muqueuses.
HTPÉRémiE. HÉMORRHAaiE. — Vhypérémie^ d'ailleurs très-fréquente, est déterminée par des irritations locales , des exercices corporels violents accompagnés de congestions vers la tête , par l'usage fréquent de spiritueux ; ou par un obstacle mécanique au retour du sang des veines de la tête dans les affections du cœur et des poumons, chez les goitreux, etc.; ou bien par des tumeurs dans le nez.
Les hémorrhagies arrivent par suite d'une augmentation de rhypérémie, ou bien elles sont spontanées chez les hémorrhophiles, dans le scorbut, le typhus, les maladies de la rate.
INFLAMMATION. — Inflammation catarrhale — Coryza, — Elle est très-fréquente et s'étend sur toute la muqueuse des fosses nasales ou reste bornée à certains endroits; elle se propage quelquefois dans les sinus frontaux et maxillaires, souvent dans la trompe d'Eustache, les canaux lacrymaux, le gosier et le larynx. Le catarrhe est aigu ou chronique, il provient d'une irritation locale, du contact de l'exsudat catarrhal fourni par d'autres muqueuses, de refroidissements. Un catarrhe chronique ou qui récidive souvent, produit un épaississement considérable de la muqueuse, une dilatation des petites veines, rarement des érosions et des ulcérations, souvent une sécrétion abondante de mucosités , une blennorrhée. Les polypes muqueux compliquent fréquemment le catarrhe; ce sont des gonflements circonscrits de la muqueuse et du tissu cellulaire sous-muqueux, produits par un exsudât séro-gélatineux , qui se trouve dans
les muqueuses à J^état d'infiltration difluse ou qui forme des masses poljpeuses, surtout lorsque ce dépôt s'est fait dans les follicules muqueux du nez. Quelquefois cet exsudât est fibrineux et rb^perlrophie consécutive résulte de son organisation en tissu fibro-plastique, en masses circonscrites ou diSuses (polypes fibreux) \ enfin on trouve encore dans ces tumeurs du tissu fibreux complètement développé.
Entre les commets il s'amasse fréquemment du mucus qui se durcit, répand une odeur infepte et se transforme quelquefois en concrétions pierreuses- Dans certains cas, l'inflammation se propage au tissu cellulaire sous-muqueux et au péricondre, il s'ensuit un gonflement du nez qui rougit; quelquefois il se forme des abcès qui soulèvent la muqueuse sous forme de polypes, puis qui la perforent* Lorsqu'à la suite de ces abcès, il y a dénudation de oarti- Jages pu d'un os, ces corps se nécrosent et sont éliminés; en même temps il y a fonte purulente de toutes les parties molles avec des destructions étendues.
A la suite du catarrbe chronique , la communication des fosses nasales avec les sinus frontaux et maxillaires est parfois empêchée; il y a accumulation de mucus, puis de pus dans ces sinus, la muqueuse s'ulcère, l'os se carie et se perfore à cet endroit, après quoi le contenu de l'abcès se vide par un trajet fistuleux. Dans ie sinus maxillaire supérieur, le produit de sécrétion est alors quelquefois aqueux; l'antre d'Hygmore se réduit à une vaste cavité à coque osseuse très-mince, et finit par se perforer.
Des inflammations croupales et diphihéritiques se montrent 43hez les nouveau-nés , et outre cela, dans l'érysipèle de la face, le typhus , les exanthèmes.
UL^GÈilBS. — 1) Ozène des serofuleux. — Il comn^ence^ tantôt par un catarrhe de la muqueuse, ou se montre d'emblée comme ulcère de la muqueuse et des autres parties molles. Cette affection débute plus souvent près des narines antérieures, p$ir suite ces ouvertures se recouvrent de croûtes épaisses qui s'étendent d'avant en arrière; elle peut rester bornée aux parties molles, ou bien elle dénude et ulcère les os voisins qui se
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nécrosent L'altération peut s'étendre du nez aux os de la face et à ceux du gosier, et produire des désordres considérables.
2) Ozène syphilitique. — Il commence tantôt par une simple ulcération de la muqueuse , mais le plus souvent par une périostite avec nécrose ou carie des os du nez; dans ces derniers il se forme des abcès et des trajets fisluleux, par lesquels sortent des séquestres. Dans certains cas il se produit une ulcération étendue des os et des parties molles, qui gagne la face et le gosier.
3) Catarrhe blennorrhagique. — Il e^t produit par la transmission de tnucus blennorrhagique , et s'accompagne d'ulcérations plus souvent que les autres catarrhes.
4) Lupus. — Il se propage de la peau sur la muqueuse nasale et détermine ordinairement des destructions étendues (^vid. Maladies db la pead).
6) On observe assez souvent ce qu'on a appelé lés ulcères cancéreux de la muqueuse nasale et de toutes les parties du nez ; ils ne reposent pas sur la fonte ulcéreuse d'un carcinome, mais sur la destruction progressive de tous les tissus avec l'apparence d'une atrophie inflammatoire (c'est-à-dire, d'un ulcère simple), la surface et les bords de ces ulcères sont enflammés et recouverts de granulations, les parties molles et les os disparaissent, sans avoir subi aucune altération spécifique de texture: seulement ils portent les traces d'une inflammation légère. Le nom d'ulcères cancéreux leur vient de l'extrême difficulté de leur guérison; jamais à l'autopsie des sujets qui ont été atteints de cette espèce de cancer de la face, on ne trouve de carcinomes dans d'autres organes.
6) Ulcères scorbutiques. — Ils sont analogues à ceux de la muqueuse buccale.
7) Dans la variole on trouve rarement des pustules dans le nez.
B. — Tissu cBLLOLAUts sods-moqdeux , cartilages et os.
i!VFL.AMMATiON. — Les inflammations de ces parties sont primitives et idiopathiques, ou proviennent de la muqueuse. Elles sont de nature traumatique, syphilitique, scrofuleuse.
NéopiiASHiBS PATHOLOOiQVfis. — Le Uflsu ocllubire sous-muqueux et ie périoste des fosses nasales et de l'arrièrebouebe sont fréquemment le siège Aejibroïdes et de sarcomes; ces dégénérescences poussent la muqueuse devant elles et font saillie dans les fosses nasales ou dans le gosier/ sous forme de tumeurs rondes ou allongées , souvent pédiculées {polypes).
Le cancer se développe tantôt dans la muqueuse ou dans le périoste et les os, tantôt dans la peau du nez; il forme bientôt des nodosités qui écartent les parois nasales et y pullulent; d'autres fois ce sont des tumeurs fongueuses qui détruisent tous les autres tissus par atrophie, des ulcérations ichoreuses ou pbagédéniques. Les cancers du sinus maxillaire soulèvent l'os» le. font éclater et apparaissent au dehors. Le plus souvent on trouve du cancer dans les ganglions lymphatiques voisins et dans d'autres organes.
%. liarynx et traehëe*
VIGB& i>B coNFORMATioïf. -^ La fistule congéniole du col (DzoNDi), qui provient d'un défaut de réunion complète d'une fente cervicale; — asj^métrie et vices de conformation de certaines parties (division, augmentation ou diminution de répiglolle), — petitesse du larynx avec arrêt de développement des parties génitales (se produit par la castration).
DILATATIOIV. Bi^TAÉciSSEMENT. — La dilatation générale par l'atrophie et l'atonie de toutes les parties constituantes du larynx se montre dans la vieillesse et après des catarrhes chroniques* On rencontre quelquefois l'atrophie des cartilages et même des autres tissus dans les inflammations chroniques de la muqueuse du larynx, et sa paralysie. Après des catarrhes chroniques, il peut se produire des dilatations saccfformes de la muqueuse, en forme de diverliculum , qui passent n^ la paroi postérieure entre les faisceaux musculaires; ces diverti* culums sont solitaires ou multiples, de grandeur différente^ leur ouverture consiste dans une fente transversale.
Le calibre du tuyau laryngo-trachéen peut être rétréci :