moelle
VlCBS DB CONFORMATION. — Jmyélie (Béclard) : Absence complète, de la moelle épinière , avec anencéphcdie concomitante : les fœtus ne vivent que quelques heures. — Absence partielle avec développement imparfait dç certaines parties du tronc. — Absence des renflements cervical et lombaire avec manque des extrémités. — Bifidité de la moelle.
Hydrorachis interne : Accumulation anormale de sérosité dans le canal de la moelle épinière, chez 4e fœtus. Si cet accident se produit déjà, dans les premiers temps du développement fœtal , il arrête complètement le développement de la moelle : on trouve en général alors le canal vertébral ouvert, les enveloppes spinales soudées entre elles également divisées, les téguments extérieurs absents, de sorte que l'œil peut pénétrer du dehors dans le canal vertébral qui forme une gouttière ouverte; les nerfs se terminent dans les membranes d'enveloppe. Il est rare que ces dernières ne soient pas divisées, elles forment dans ce cas une poche remplie de sérosité; il est surtout extrêmement rare que le canal osseux ne présente pas de fissure.
Si l'épançbement se fait plus tard et que le mal n'est pas aussi avancé, il existe encore des rudiments de moelle épinière; celleci peut même être développée complètement, mais toujours elle offre en arrière une large division.
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k un degré léger, la moelle est bien conformée, mais le canal central y qui existe chez le fœtus dans l'axe de la moelle , per* siste pendant la vie extra-utérine.
Ces anomalies occupent toute la longueur de la moelle, ou seulement quelques parties isolées, ou bien plusieurs portions à la fois.. Quand 2 ou 3 arcs vertébraux sont divisés et les enveloppes spinales fermées, il arrive souvent qu'elles sont repoussées au dehors à travers l'ouverture des os et viennent former une poche , du volume d'une pomme à celui d'une tête d'enfant, remplie de sérosité et recouverte par les téguments extérieurs. Cette poche dans le principe est consituée par les trois membranes, mais quelquefois la dure-mère disparait, en général ea même temps que les téguments cutanés (spina bijida).
Uhydrorachis interne est ordinairement combiné avec Vhydrocéphale interne et ses suites, à des degrés analogues. Vatiencéphalie et Vhémicéphalie correspondent à Tabsctnce de la moelle et de la paroi du canal rachidien, et Vhydrencéphalocèle au spina bifida. . .
Vhydrorachis externe consiste dans une augmentation anormale de sérosité entre la pie*mère et l'arachnoïde, rar^ent dans la cavité arachnoïdienne. La collection séreuse est répandue uniformément ou circonscrite dans quelque^ points ; dans ce dernier cas, les arcs vertébraux pffrent une division aux endroits correspondants, et une poche remplie de sérosité vient faire hernie par cet interstice. Ce sac lui-même, du volume d'un œuf de pigeon à celui d'une, tête d'enfant, qui se compose de la dure-mère et de l'aradmoïde, rarement de la dure-mère seule et du feuillet arachnoïdiai , communique ordinairement avec le canal vertébral au moyen d'un collet étroit; quant à son contenu, il communique en général avec le liquide placé entre la pie-mère et l'arachnoïde, et avec le liquide des ventricules cérébraux, plus rarement avec le liquide de la cavité arachnoïdienne. La plupart du temps la moelle n'offre rien d'anormal dans. ce point; plus rarement elle est divisée; et c'est tout à fait exi^ep tienne! qu'elle manque complètement. La moelle peut encore être allongée et former une anse à travers
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TouTerture osseuse , ce qui constitue une espèce de hernie.
Cette disposition constitue une deus^ième espèce de Spina b\fida. Dans les cas où la moelle épinière est normale, la guérison peut avoir lieu, soit que le sac se vide spontanément, ou par suite. d'une opération. La rupture de la poche se fait quelquefois pendant le travail de la parturition, ou plus tard, après une ulcération préalable de la peau. Si la poche se vide subitement et d'une manière complète, la mort en général ne tarde pas à s'ensuivre; elle est d'ailleurs fréquente à la suite de la pression exercée par le liquide sur la moelle , ou elle arrive par une méningite spinale.
Les ehangemenis dans la longueur de la moelle sont rares; au lieu de se terminer, comme dans l'état normal, à la hauteur de la première ou de la deuxième vertèbre lombaire, son extrémité arrive parfois à ja troisième vertèbre lombaire , ou même jusqu'au sacrum; ou bien encore elle se termine à la onzième vertèbre dorsale (Keuffel).
On rencontre tout aussi rarement des modifications congéniales du volume de la moelle épinière. Vhypertrophie congeniale est très-rare et accompagne d'ordinaire l'hypertrophie cérébrale. La moelle, plus épaisse et plus solide, offre une forme arrondie. Mous ne savons absolument rien à cet égard, et cette altération ne peut pas se diagnostiquer au lit du malade. L'atrophie congeniale ne se rencontre jamais sans une atrophie des parties correspondantes du tronc ou des extrémités.
HYPERTROPHIE — ATROPHIE. — V hypertrophie acquise, qui a été observée quelquefois, est tout aussi obscure que l'hypertrophie congeniale. Ollivier parle d'une hypertrophie de la substance grise avec déplacement et compression de la substance blanche.
L'atrophie, à son degré léger, est très -ordinaire chez les vieillards; la substance de la moelle devient plus solide, plus foncée; en même tem.ps la sérosité augmente entre la pie-mère et l'arachnoïde, qui s'épaissit et devient le siège de plaqnes osseuses. Quelquefois aussi elle est considérable chez les vieillards et devient une cause de paralysie.
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L'atropbie de la moelle s'observe rarement dans le jeune âge; elle est circonscrite ou générale. C'est Tatrophië de la région lombaire qu'on rencontre le plus fréquemment, on l'attribue à des excès vénériens. Le volume de la moelle peut diminuer de moitié et même davantage encore ; toutefois même les degrés élevés sont difficiles à reconnaître, il faut les comparer avec une moelle saine : cette précaution est indispensable, et Routansky prétend que les cas où le simple coup d'œil suffit, sont très-rares. L'ensemble des symptômes attribués par l'ancienne médecine à la consomption dorsale, est loin de se rapporter toujours à cette atrophie , bien plus souvent il s'applique à une méningite spinale ou à une myélite chronique, et ne saurait par conséquent être identifié avec la consomption anatomique ou Tatrophie.
Par suite de la pression exercée par des néoplasmes , ou d'os luxés, etc., la substance médullaire s'atrophie souvent à l'endroit comprimé, dans une étendue limitée, sans aucune autre altération de texture. Au-dessus et au-dessous du point comprimé , on trouve fréquemment un léger 'gonflement de la moelle.
HTPÉRÉDiiiE. — Comme affection idiopathique elle s'étend chez les nouveau-nés à toute la moelle, ou bien elle est circoncrite à des portions limitées , par suite de l'irritation causée par des tumeurs du canal vertébral; elle complique encore des maladies aiguës ou chroniques. Elle est toujours unie à une hypérémie des membranes d'enveloppe.
Les hémorragies dans la substance médullaire sont rares; elles se rencontrent comme apoplexie capillaire sous la pie-mère enflammée, ou bien simultanément avec une inflammation de la moelle elle-même, et à l'état de foyers hémorragiques de grandeur variable , prenant naissance dans des conditions à nous inconnues. Au point de vue anatomique, elles se comportent comme les hémorragies cérébrales.
INFLAMMATION. — L'inflammation se présente en foyers plus ou moins grands , principalement dans la substance grise , rarement dans toute l'épaisseur de la moelle; elle détermine le ramollissement , le gonflement et la rougeur des points affectés ainsi qu'une infiltration séreuse dans leur voisinage. Quant aux
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autres conditions anatomiques et aux modes de terminaisons, ils ressemblent entièrement à ceux de l'inflammation du cerveau: formation d'un réseau celluleux imprégné de sérosité , indura« lion, rarement suppuration. La moelle ramollie par l'inflammation s'atrophie quelquefois.
Une forme particulièrement fréquente consiste dans une inflammation de la substance grise, étendue à une grande partie ou à la totalité de la moelle ; au début elle se présente comme un ramollissement rouge, plus tard comme un ramollissement blanc de l'axe médullaire, ou s'accompagne de la formation d'un réseau de tissu conjonctif infiltré de sérosité {ramollisse^ ment centrât)^
Les causes occasionnelles sont celles de la méningite spinale. Souvent l'inflammation survient sans cause appréciable; sa marche est aiguë ou plus souvent chronique.
RA1II01.1.ISSE1IIENT — INDURATION. — Le ramollissement est la suite d'une inflammation ou d'une infiltration séreuse (cedème^ de la moelle dans la méningite, d'un épanchement entre les membranes d'enveloppe ou autour de productions néoplastiqués, de foyers inflammatoires ou apoplectiques. Les auteurs mentionnent encore d'autres formes de ramollissement qu'on a trouvées parfois sur le cadavre, mais ces altérations sont encore très-obscures. . -
L'induration générale delà moelle s&rencontre dans l'atrophie sénile et dans celle des adultes, l'induration partielle, après des inflammations et des hémorragies.
BiiBSSURBS — COMMOTION. — Les plaics par instruments tranchants sont susceptibles de guérison , et les fonctions de la moelle peuvent se rétablir complètement. Mais lorsque celle-ci est broyée et lacérée par suite de fracture ou de luxation d'une vertèbre, ces désordres entraînent rapidement la mort ou une inflammation , ou bien il survient une hémorragie et consécutivement la mort. La commotion produite par un coup violent ou une chute , détermine un épanchement de sang entre les os et la dure-mère, ainsi que dans la cavité arachnoldienne , et l'inflammation des parties intéressée)^.