AlUTOlflB PATHOfiOGlQUE SfÉeiAlB
NBOPI^AMMJBS — PARASITBS. — Le tiêSU COUjOne^ MO*
plastique se rencontre après Torganisalion d'exsudats ioflam* maloires.
Dans noire hôpital on a rencontré un sareôme du Tolume d'un œuf de p^eon, siégeant dans la portion cervicale de ia moelle.
RotiTANSKY a observé un gros tubercule cancéreux (encéphaioïde); OiUYiER rapporte, d'après des observateurs étrangers, plusieurs cas d'encéphaloïde et de cancer oûUoïde de la moelle.
Les tubercules s'observent rarement dans la moelle, et toujours en même temps que des tubercules dans d'autres organes* Ils siègent en' général à la partie cervicale, sont de grandeur variable, et, comme les autres néoplasmes, entraînent à leur suite une inflammation ou de l'œdème dans leur voisinage.
Le cysticerque a été rencontré plusieurs fois dans la moelle éphdière.
Hl. Nerfs.
yiGBS DB CONFORMATION. -*- Jamais on ne voit quelques nerlis manquer isolément; cette absence s'accon^pagne toujours de l'absence ou de l'arrêt de développement des parties auxquelles chacun de ces nerfs devait se rendre — Les nerfs de membres atrophiés sont minces.
Quand des nerfs présentent quelque anomalie par rapport à leur point de départ dans le cerveau ou dans la moelle, il existe toujours en même temps quelqutis vices de conformation de ces organes. Des variétés dans le trajet et la distribution des nerfs ne sont pas rares; il en est de même des différences qu'offrent dans leur épaisseur les fierfs et les ganglions.
HYPERTROPHIE — ATROPpOE* ^- L'hypcrtrophie s^observe dans des nerfs qui se portent à des organes hj^perftro[^iés; ou dans des nerfs qui traversent des tumeurs, et sont pefi à peu soulevés par elles; ou bien encore après l'inflammation dirpnique du tissu cellulaire environnant. L'hypertrophie repose sur un accroissement du névrilème et des cloisons qui
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séparent les faisceaux nerveux; quant à un accroisseioent des fibres nerveuses ou bien à leur épaississement , ces modifications n'ont pas encore été démontrées. Les nerfs peuvent avoir doublé et même triplé de volume. Il ne s'ensuit pas de troubles fonctionnels.
L'hypertrophie des ganglions a aussi été rencontrée qiieU quefois.
Dans quelques cas isolés, on a trouvé sur des idiots. une hypertrophie générale du système nerveux.
Vatrophie des nerfs est déterminée : par leur compression continue ou leur tiraillement , par une inflammation et la présence de néoplasmes dans leur tissu , par l'atrophie et la disparition des parties auxquelles ils se rendent, ou des centres d'où ils émanent ; lorsqu'on sépare par violence un nerf de son centre ou des parties centrales. A l'atrophie vient encore se joindre quelquefois une teinte jaunâtre du nerf, sop induration ou son ramollissement.
Dans le typhus, Rokitansky attache une grande valeur à l'atrophie des ganglions centraux du système nerveux sympathique. « Dans les premiers stades du typhus , les ganglions du plexus vsolaire et les ganglions mésentériques supérieurs sont dans a un état de turgescence, de ramollissement, avec une .colo- « ration bleue ou gris rougeâtre; dans la période de l'ulcé- « ration typhoïquè, et à partir de là, ils sont affaissés, pâles, « flasques , souvent d'une mollesse remarquable, comme froncés, «coriaces, d'un blanc sale ou d'un gris ardoisé. L'atrophie « des ganglions forme une des^ rares lésions anatomiques accèsmsibles au scalpel dans l'affection typhoïde."^ Schqbnlein rapporte les mêmes faits. Les autres pathologistes ne mentionnent pas ces altérations des ganglions dans la fièvre typhoïde.
HYPÉR&MIE* — Un phénomène cadavérique que présentent fréquemment les nerfs des parties profondes, c'est une hypérémie veineuse, sous forme de ramifications d'un rouge bleuâtre autour des nerfs et dans leur substance même; souvent aussi dans les mêmes conditions on trouve des ecchymoses et une coloration bleuâtre des nerfs.
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Nous sommes encore dans une ignorance absolue relatiyement à l'importance des hjpérémies et des petits extravasats , qu'on a rencontrés dans le typhus, le choléra et le choléra typhoïde.
mWMjAMMATiON^ — L'inflammation des nerfs {névrite) , ou bien reste bornée à Tenveloppe ceiluleuse, ou bien pénètre plus profondément dans toute la substance. La gaine celluleuse, et presque toujours aussi le tissu cellulaire environnant ainsi que les parties Toisines, oflrent une injection considérable et de petites ecchymoses; le nerf ramolli, facile à désagréger, est rouge à Tintérieur; l'exsudat épanché seulement dans la gaine celluleuse ou tout autour, ou bien dans la substance nerveuse elle-même, est tantôt séreux, tantôt riche en fibrine; le nerf est plus ou moins gonflé, et suivant l'abondance de l'exsudat, il est ramolli et ses fibres se désagrègent.
Quand l'exsudat n'est pas résorbé , il s'organise quelquefois en tissu conjonctif , qui détermine surtout un épaississement du névrilème, mais qui d'autres fois se développe entre les fibres nerveuses et provoque leur atrophie, ou bien encore il se transforme en pus et le nerf, dans ce cas, se réduit en bouillie et se détruit. Les fibres nerveuses tombent immédiatement en petits fragments, ou bien elles subissent une espèce de métamorphose graisseuse, apparaissent comme des tubes remplis de graisse et se désagrègent plus tard.
L'inflammation est déterminée : par les blessures des nerfs , par l'inflammation des parties environnantes , par des refroidissements. •
Après la section complète d'un nerf, la communication entre les deux bouts peut se rétablir au moyen de substance nerveuse néoplaslique; une inflammation, ordinairement légère, produit un exsudât qui fournît le blastème, d'où se développeront entre les deux bouts les fibres nerveuses néoplastiques. A la suite des amputations il survient en général une inflammation légère, les extrémités des nerfs qui ont été divisés s'atrophient et se . fondent dans le tissu cicatriciel , ou se renflent en massue par le développement de tissu conjonctif néoplastique.
ANATOHIE PATHOLOGIQUE SPECIALE. S97
Chez les sujets morts de tétanos traumatique, on a trouvé, dans un assez grand nombre de cas, outre une inflammation des nerfs compris dans la plaie, une injection du névrilème et de la substance nerveuse elle-même, injection qui, le long du trajet du nerf, se répétait dans plusieurs endroits jusqu'à la moelle épinière.
NÉOPL.ASMBS PATHOLiOGlQiJES. — Le tissu conjonctif néoplastique forme le tissu de cicatrice après une inflammation dans. et autour des nerfs; il constitue la base du néçrâme.
On comprend sous le nom de névrômes, des tumeurs dea nerfs plus ou moins volumineuses, dures, allongées, déterminées :
a) Par un développement néoplastique de tissu conjonctif dans la gaine celluleuse et dans ses prolongements entre les fibres, d'où résulte un épaississement uniforme du nerf.
b) Par là formation d'une tumeur allongée, fibreuse , siégeant en général dans la gaine celluleuse , qui comprime le nerf et l'aplatit, mais qui amène rarement sa disparition complète; la tumeur possède toutes les propriétés d'un fibroïde , ses dimensions varient du volume d'^un pois à celui du poing. Les petits névrômes superficiels sont connus sous le nom de tubercules douloureux.
Les névrômes sont solitaires ou multiples; ils se rencontrent le plus souvent sur les nerfs spinaux, plus rarement sur les ganglions du grand sympathique et sur les nerfs crâniens.
La science possède quelques cas de concrétions dans les enveloppes des nerfs.
Le cancer est rarement idiopathique dans . les nerfs , plus souvent il se propage sur eux des. organes voisins; c'est ordinairement un encépbalolde, qui forme des tumeurs circonscrites dans lesquelles le nerf a totalement disparu.
i9& AllilTOintPA THOtOCfQOE SPCaJlLE.
MATdll PÂTliOLOiiip DES ORGAM UBINAIRES.
!• Relus*
TICBS BE CONFORMATIOIf — CHANGEIIIENTS DB DIMBR- SlOliS. -— Jbsence d'un rein; oeluî qui existe, a parfois un Tolume plus considérable qu'à l'état normal; — Fusion des deux reins en un seul , avec le hile situé en avant , arec 1 ou 2 bassinets et uretères; le premier degré de cet état est représenté par la fusion des extrémités inférieures {reins réunis enfer à chet^cJ); les reins ainsi soudés occupent ordinairement la ligne médiane, «ur l'angle sacro- vertébral. — - Rein situé plus bas que dans l'état normal. — Petitesse oongéniale des reins. — Forme ronde, (ylindrique, anguleuse, lobée des reins. — Gnmde mobilité du rein droit (rein flottant); déplacement dans la région ombilicale (Aberle).
\I hypertrophie vraie se présente rarement : c'est une augmentation de volume de l'un des reins, tandis que l'autre est détruit. Les reins peuvent encore s'bypertrophier par hjpérémie ou par des exsudats et des néoplasmes.
Vatrophie vraie idiopcUhique est également rare et se rencontre dans un âge très-avancé; l'atrophie secondaire est la suite d'inflammations, d'hémorragies, de compression extérieure des reins.
HTPÉIUËBMIB — HÉMORRAGIB. — Vhypérémie des reins se reconnaît à l'injection du réseau veineux superficiel, à la coloration foncée et d'un bleu rouge de la coupe, principalement dans les pyramides , au gonflement (léger) du rein. Cet état se rencontre dans les affections du cœur et du poumon qui mettent obstacle au libre écoulement du sang de la veine cave inférieure, après l'usage de diurétiques excitants, dans la paraplégie, le typhus, le scorbut et d'autres maladies aiguës ou
ANATOmC PATIfOtOGlQtJE SficiAtS* 39d
chroiiiquies* L'uriue n'est pas modifiée, ou bien elle est albumineuse ou colorée pfar du saflag. On ne saurait décider, vu le manque de nécroscoptes , jusqu'à quel point rbématurie, que Ton fait en général provafiir d'une hémorragie rénale (bématurie spontanée, endémique, tenant à une suppression menstruelle, bémorrhoïdale) , tient en réalité à un épancbement sanguin dans les canalicules urinairés.
Vhémorragie est ordinairement la suite d'une bypérémie; elle se présente souvent sous forme de petites ecchymoses, qui apparaissent à l'autopsie comme des petites taches , d'un rouge bleu, couleur de rouille ou noires, lorsqu'il s'est formé du pigment. Les extravasats abondants avec destruction de la substance du rein , sont plus rares. L'extravasat peut se raccornir, laisser après lui une cicatrice jaunâtre ou colorée en rouge , ou bien se transformer en un kyste séreux.
Vanémie se rencontre dans l'anémie générale et dans les cas de compression du rein. •
INFX^AMMATIOH. -*- La néphrite est générale et s'étend à tout le rein, ou partielle et circonscrite à de petits foyers. La première de ces deux fonaes est tantôt aiguë, tantôt chronique , l'exsudat se dépose principalement dans ta cavité des canalicules urinairés et des. capsules {eorpusades) de Malpicbi. La néphrite partielle afiecte le plus souvent la forme aigu^, l'exsudat est uinformément déposé dans ou entre tous les éléments du rein.
La néphrite générale aiguë présente les caractères anatomiques suivants: Le tein a augmenté de volume, sa surface est injectée, sa consistance plus considérable, parfois moindre; sur la coupe , la substance rénale parait turgescente , pulpeuse, grenue ou villeuse, d'une couleur foncée, parsegiée de nombreux points d'injection et de petites ecchymoses, il en découle un suc crémeux, rougeâtre. Ces altérations (bypérémie, exsudât fibrineux dans les canalicules urinairés et parfois aussi, mais en. tuès-petite quantité, dans le tissu interstitiel) , occupent seulement la substance corticale, ou s'étendent, bien que moïns fréquemment , aux pyramides qui sont alors également injectées et infiltrées de suc gris-rougeâAre. La muqueuse du bassinet
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et du calice est également injectée , relâchée , et recouverte de produits de sécrétion. Quelquefois la capsule fibreuse du rein ou l'enveloppe celluleuse est aussi enflammée, colorée en bleu rouge par de l'injection et épaissie par un exsudât sâ'eux ou solide. Les troncs artériels et veineux sont parfois remplis de caillots solides. L'urine est rare, trouble, sanguinolente, albumineuse, et renferme des globules sanguins, de l'épidiélium rénal et des ezsudats fibrineux , cjHndriformes , provenant des canalicules urinaires*
Dans certains cas, l'inflammation des deux rein» amène promptement la mort au milieu de phénomènes typhoïdes; d'autres fois la guérison arrive après que les exsudats ont été évacués et résorbés; la plupart du temps il survient par la suite une atrophie du rein, qui plus tard cause la mort.
Il est très-rare qu'il se forme du pus.
L'exsudation une fois terminée, dans la plupart des cas l'épithélium des canalicules urinaires, ainsi que l'exsudat amorphe, subissent la métamorphose graisseuse» Le rein parait gonflé , sa substance est plus claire, elle a pris une couleur jaunâtre; à la surface de l'oi^ane et sur la coupe, on aperçoit encore des injections; la substance corticale et la base des pyramides sont principalement intéressées, jaunes, lardacées, tantôt compactes, tantôt ramollies par un suc crémeux (nombreuses molécules de graisse dans les cellules des canalicules urinaires, dans l'exsudat' amorphe, dans l'intérieur et au dehors des canalicules). L'urine est plus claire, rare, albumineuse; elle contient encore des cylindres de fibrine, de i'épithélium rénal avec ou sans globules graisseux, des cellules à noyaux. L'époque où cette métamorphose de l'exsudat se déclare, est variable; on l'a trouvée déjà peu de jours après les premiers débuts de la néphrite, aussi a-t-on nommé cet état: Dégénérescence, graisseuse aiguè du rein; en général elle apparaît seulement plus tard, parfois elle n'envahit pas le rein tout entier, mais seulement quelques points isolés.
Cette métamorphose graisseuse est suivie de la résorption des globules graisseux et de Yairophie du tissu rénal dans quelques
points. Dans cet état , le rein possède son volume normal ou est devenu plus petit; sa surface, d'un jaune grisâtre, présente encore des ramifications vasculaires, elle est lisse ou le plus souvent granulée; les granulations, du volume d'un grain de millet, sont jaunes, molles, distribuées uniformément sur toute la surface ou n'occupent que certaines portions de l'organe. Sur la coupe, on voit la substance corticale et ordinairement la base des pyramides, colorées en jaune grisâtre et remplies de granulations; la substance corticale a diminué* À un degré avancé, l'atrophie du rein est plus prononcée, les granulations détiennent plus évidentes, le parenchyme plus solide; les pyramides seules présentent encore du tissu normal. Les granulations sont formées par les canalicules urinaires fortement dilatés et remplis d'une matière émulsive, ou bien elles sont constituées par une masse amorphe, très-riche en globules graisseux et traversée par des plicatures de nature fibreuse, comme celle qui reste après l'oblitération des canalicules uri* naires et des corpuscules de Malpighi. Le tissu intermédiaire qui est plus ferme, se compose d'ordinaire de tissu rénal raccorni , atrophié , plus rarement de tissu conjonctif néoplastique rétracté. Quelquefois les granulations manquent, le tissu est lardacé et présente sous le microscope la même altération , mais celle-ci occupe uniformément toute la substance du rein. Dans les points où la métamorphose graisseuse n'a pas lieu , les canalicules urinaires s'atrophient, ainsi que les coagulums fibrineux qu'ils contiennent. Les urines sont peu abondantes ou normales quant à la quantité, en général albumineuses , claires; elles renferment rarement des cylindres de fibrine et de l'épithélium des canalicules urinaires, dont les cellules sont normales ou infiltrées de graisse.
La suppuration arrive rarement et s'établit dans des petites portions disséminées de l'organe; il se forme des petits abcès, qui confluent dans quelques points et qui sont entourés de tissu injecté. Jamais dans cette néphrite difiuse les foyers purur lents ne deviennent considérables et n'occupent une grande partie du rein; cela s'observe plus souvent dans la néphrite
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partielle ; j^àrrois alors il survient une inflammation et une suppuration du tissu- environnant (périnéplirite j qui peut aus)$i ét^e déteiininée par une blessure, une contusion, une suppuration , une infiltration urineuse provenant du bassinet)* Il se développe de Vastes abcès (abcès rétro-pérhonéat) qui peuvent perforer les parois abdominales ou les intestins. Quelquefois le pus se fait jour dans le bassinet, dans la cavité abdominale, disirtS les poumons à travers le diaphragme, pour être, dans ce dernier cas, rejeté au dehors par les bronches; ou bien il se forme un trajet fistuléux qui arrive à Textérieur et donne passage à l'urine, quand la suppuration s^est arrêtée. Une fois le pus vidé au dehors, résorbé ou desséché, la cicatrisation peut se faire. Il arrive souvent que des* individus portent longtemps des abcès des reins, avec des symptômes insignifiants. Quant à l'urine, ou bien elle n'a subi aucun changement^ ou bien elle est atbumineuse, etc., ce qui a lieu quand le reste de la substance rénale est enflammé; lorsque l'abcès se vide dans le bassinet, elle est purulente; le pus ne se retrouve plus dans l'urine, une fois que l'abcès s'est vidé.
Ce tableau anatomique de la néphrite et de ses terminaisons peut varier dans sa forme , par suite des difiérences dans {'exsudât, qui est tantôt très-riche en fibrine et se coagule trèsrapidement, tantôt de nature hémorragique, qui d*autrés fois reste anibi*phe ou se ramollit et se désagrège , ou bien qui se mortifie dans quelques points et devient gangreneux, ou encore [iar la différence des conditions étiologîques.
Qùah t à la néphrite chronique générale :
a) Elle est une continuation de la néphrite aiguë et représente en général un mode de terminaison chronique de l'inflammation aiguë : métamorphose graisseuse (dégénérescence graisseuse chronique- — stêarose du rein)^ atrophie avec pKsseitient uniforme ou avec formation de granulations (^albuminurie chronique).
b) Elle se montre chronique d'emblée. Les altérations consistent principalement dans une légère hypérémie avec production d'un exsudât, dont la partie albumineuse s'écoule en
ÀNÀTOMIE PATHOLOGIQUE SPECULE. 403
majeure partie avec les urines, tandis que l'autre portion, ainsi que la petite quantité de fibrine de cet exsudât, reste dans les canalicules et dians le tissu interstitiel , et y subit les mêmes transformations que dans l'inflammation aiguë. Cet état s'observe très-fréquemment à un degré léger; à l'extérieur le rein est intact ou présente seulement des ramifications vasculaires ; sur la coupé on reconnaît que la teinte gris-rougeâtre de la substance corticale s'est transformée en un gris jaunâtre dans tout le rein ou seulement dans quelques points isolés; la base des pyramides offre des traînées de même couleur. A un degré avancé, la substance corticale se change en un tissu jaunâtre, lardacé ou encéphaloïde , les pyramides sont plus fortement intéressées et également décolorées à leur base. Le volume du rein est normal ou plus considérable. La métamorphose graisseuse et l'atrophie apparaissent plus tard, le rein diminue de volume, surtout par la résorption de la substance corticale; des granulations commencent à se montrer. Au début, on voit sous le microscope que les interstices des canalicules urinaires sont remplis d'une masse moléculaire trouble; les canalicules renferment en partie des coagulums fibrineux , et sont remplis en partie et distendus par une masse finement granulée ; les cellules épithéliales contiennent des molécules qui les rendent opaques; les corpuscules de Malpighi sont tantôt injectés, tantôt leur capsule est remplie de la même matière que les canalicules. A un degré plus avancé encore, on voit fréquemment dans toutes ces parties des globules graisseux , quelquefois même en très-grand nombre, qui proviennent de la transformation graisseuse de l'épithélium et de l'exsudat. Dans quelques cas, les canalicules sont gorgés d'épithélium qui a subi la dégénérescence graisseuse ou l'atrophie; d'autres fois l'épithélium manque complètement , il parait s^être détaché et avoir été éliminé avec les urines. L'atrophie présente sous le microscope les mêmes altérations que l'atrophie dans la néphrite aiguë (la stéarose du rein offre les mêmes désordres, seulement les cylindres de fibrine manquent). La quantité d'urine est restée normale ou a diminué, elle est albumineuse, d'un poids spécifique moindre,
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d'un jaune clair et limpide ; comme éléments microscopiques on voit quelquefois de l'épithélium rénal , une masse moléculaire, des globules de graisse, rarement des cellules à noyaux et des cylindres de fibrine , quelquefois des masses cylindriques de molécules ou de cellules épithéliales.
La néphrite générale arrive le plus souvent après des refroidissements ; elle se développe encore à la suite de l'usage de médicaments acres, surtout des cantbarides, de la térébenthine. Elle n'est pas rare chez les femmes enceintes, et se voit fréquemment dans les maladies chroniques de la poitrine et du cœur, chez les sujets scrofuleux, rachitiques, cachectiques, chez les ivrognes , dans le choléra , le typhus et les exanthèmes. C'est elle qui constitue la maladie de Bright, et, dans la plupart des cas, sa marche est chronique et sa terminaison fatale. Les guérisons les plus nombreuses s'obtiennent dans la forme aiguë; la guérison est radicale, quand la majeure partie de l'exsudat est éliminée et résorbée : alors le rein présente à sa surface de petites cicatrices; ou incomplète, quand une portion considérable du rein s'est atrophiée. Même après la guérison, il survient trèS'facilement des récidives répétées qui désorganisent insensiblement tout le rein. Le travail morbide existe toujours dans les deux reins à la fois.
- Les pertes en albumine et en fibrine, considérables et longtemps continuées, que le sang subit, amènent une modification dans ses éléments constituants; il devient hydrémique, état qui entraine à sa suite des bydropisies, des exsudations , une nutrition défectueuse et enfin la mort. L'atrophie des canalicules urinaires a pour conséquence que les éléments de l'urine s'accumulent dans le sang et font périr les malades directement ou avec les symptômes de Yaroémie, en se décomposant (par la transformation de l'urée en urate d'ammoniaque).
La néphrite partielle est provoquée par des contusions, des blessures du rein , par la propagation sur son tissu d'une inflammation née dans la capsule celluleuse ou dans le bassinet; elle se présente en foyers plus ou moins volumineux, occupe ordinairement un seul rein , et s'étend parfois insensiblement à tout
ANATOMIB PATHOLOGIQUE SPECIALE. 405
l'organe. L'exsudat qui s'est épanché d'une manière uniforme dans les canalicules urinaires , dans les capsules de Malpigbi et dans le tissu intermédiaire peut passer à la suppuration ou s'organiser en tissu conjonctif. La guérison a tieu par la formation de tissu cicatriciel, qui est partielle ou générale, lorsque l'inflammation s'étend à tout le rein et se termine par sa destruction complète. Des concrétions se développent queir quefois dans le tissu cicatriciel. Dans cette forme de la néphrite, les urines n'offrent aucun changement, ou bien elles sont rares; comme la sécrétion est entièrement supprimée dans les points, infiltrés d'exsudat, les urines n'entraînent et ne contiennent ni albumine, ni cylindres fibrineux.
Après Y endocardite et la phlébite, on rencontre parfois dans le rein des inflammations lobulaires , métastcftiques et des infarctus hémorragiques» Ces deux genres de lésions sont trèsprobablement identiques , toutefois cette opinion a encore besoin d'être étayée par des observations plus nombreuses. Dans le principe, les infarctus sont d'un rouge brun , granulés, solides, bientôt ils se décolorent et persistent longtemps, sans éprouver de changements , sous forme de masses dures , jaunes ou d'un rouge jaunâtre (fibrine coagulée à l'intérieur et à l'extérieur des canalicules urinaires, transformation graisseuse de l'épithélium de ces canaux) ; ou bien ils se rétractent en une cicatrice incolore ou pigmentée; ou bien ils se transforment en foyers purulents. Le reste de la substance rénale est hypérémié, les alentours présentent souvent de l'inflammation. Ces infarctus ont en général la forme d'un cône, dont la base est à la périphérie.
NéoPliASMES PATHOLOGIQUES* — Tïssu conjonctif néoplastique provenant d'exsudats inflammatoires.
Le tissu adipeux néoplastique se trouve :
1) Comme métamorphose graisseuse de l'épithélium des canalicules urinaires et de l'exsudat amorphe, après la néphrite.
2) Comme infiltration graisseuse, atrophie et anémie du rein , dans les cas d'hypertrophie considérable du tissu adipeux périnéphrétique, lequel comprime la substance du rein de toute part et particulièrement autour des bassinets.
406 ÀNATOMIE PÀTBOLOGIQDE SPECIALE.
Au degré le plus avancé » il survient une atrophie complète du rein, avec destruction des conduits urinifères.
Les concrétions s'observent dans les exsudats anciens , les infarctus, les abcès. Chez les adultes, on trouve quelquefois dans les canalicules urinaires des pyramides , des amas de carbo<nate et de phosphate de chaux {infarctus calcaire), reconnaissables à des traînées d'un blanc jaunâtre qu'on voit dans les pyramides ; les conditions de leur production sont inconnues.
Chez les nourrissons, on rencontre très -fréquemment de Vurate d'ammoniaque ou de soude (^infarctus urique), reconnaissable à des traînées d'un rouge jaunâtre ou d'un rouge clair dans les pyramides , tout près des mamelons. Suivant Wirchow, l'infarctus urique des nouveau-nés est un phénomène normal ; cet excès de principes azotés, qui se précipitent dans les canalicules, résulte des modifications profondes et étendues que subissent les matières azotées du corps fœtal après la naissance; chez le fœtus au contraire, il constitue un phénomène pathologique, arrête l'écoulement des urines et détermine la formation de kystes. Ce signe n'a pas de valeur médico-légale, car on l'observe aussi sur les mort-nés.
Outre ces concrétions bornées aux canalicules urinaires, on en observe d'autres plus volumineuses, les calculs rénaux; d'après Brodie et Froriep , ils se développeraient par l'accroissement des concrétions des canaux urinifères et arriveraient plus tard dans les calices et le bassinet, après avoir détruit en partie les mamelons. Ces calculs se composent d'urates ou de sels calcaires.
Les kystes séreux sont fréquents dans les reins. Il est trèsordinaire de rencontrer à la périphérie du rein des kystes , du volume d'un grain de millet à celui d'un pois, remplis de sérosité limpide et tapissés par une couche épilhéliale; les kystes plus volumineux ou multiples sont déjà plus rares; on voit aussi des tumeurs de la grandeur d'un œuf de poule, ou des petits kystes avec atrophie du tissu du rein. Dans quelques cas, tout l'organe est rempli de kystes (rein vésiculeux, du fœlus, du nouveau-né), ou bien il a disparu complètement
ANATOMIE PATHOiOGiaUJE SpiciÀLE. 4Q7
SOUS ces productions , d'où résultent prfois d^s tumeur^ considérables.
On trouve ces kystes dans le fœtus, chez les enfant^ et le3 adultes ; les conditions de leur développement sont de diver^e^ espèces :
1) Oblitération des canalicules urinaires par un sel calcaire chez les adulte^ , par de l'urate d'ammoniaque chez le fœtu^s^ par de l'exsudat dans un point y d'où résuite une stase de l'urine ; dilatation du canalicule ou d'une capsule de Malhqhi et in;senr siblement formation d'un kjste; .
3) Transformation d'un extravasat ou d'un exsudât par 1^ production de cellules qui se réduisent en kyste sérejux;
3) Néoplasme provenant d'un exsudai gélatini forme ou séreux.
Le contenu de ces kjiStes est en général séreux, quelquefois gélatiniforme ; ou bien il s'épaissit, devient atbérpmateux om se crétifie.
Le cancer du rein est assez commun ; il constitue des tum^ur^ considérables, qui causent la destruction totale du rein oy n'épargnent que quelques pyramides avec les conduits urinaires. Parfois il s'étend aux organes voisins. Plus rarement le cancep se développe sous forme de petites nodosités disséminées dans le rein. '
Les tubercules se présentent dans le rein , tantôt sous forme de petites tumeurjs grises ou jaunes , disséniinées dans la substance corticale et dans les pyramides ou réunies en groupes, tantôt comme transformation . d'une grande partie de \% si|]^r stance rénale en une masse jaune, caséeuse, solide. Les deiix formes se voient l'une à côté de Tautre et paraissent toujours reposer sur une exsudation e|t une tuberculisation de l'exsudat; la masse tuberculeuse est composée de fibrine et de corpuscules amorpbes , qu'on reconnaît pour des cellules ratatinées ou des noyaux , provenant en partie des cellules rénales norr maies, en partie de cellules néoplastiques.
La tuberculisation du rein existe en même teipps que Ifi tuberculisation chronique ou aiguë des poumons et d'aulrefs organes; elle est en général peu développée; toutefois d^jnys
certains cas, une grande partie du rein s'infiltre et se détruit par la formation de cavernes. Le degré avancé de cette dégénérescence se rencontre plus fréquemment avec une tuberculisation du testicule , de la prostate et de la muqueuse des voies urinaires , tandis que les autres organes en sont moins envahis.
PARASITES. — Véchinocoque forme dans le rein des vésicules plus ou moins considérables , parfois du volume d'une tête d'enfant , qui refoulent de toute part la substance du rein et se vident quelquefois dans la cavité abdominale, dans le gros intestin; les petites vésicules arrivent à travers les uretères dans la vessie ^ et à travers Turètbre jusqu'au dehors.
Le cysticerque est rare.
Le strongle géant est extrêmement rare; c'est un ver néma^ tode, cylindrique j d'un rouge de sang, long de 15 centim. à 1 mètre, épais de 6 à 15 millim. , avant la tête tronquée et le corps roulé en spirale. Il est logé dans la substance du rein lui-même ou dans le tissu cellulaire périnéphritique , et y détermine souvent de l'inflammation et la destruction de l'organe; les sexes sont séparés. On ne sait encore rien sur la manière dont ce ver se développe et pénètre dans le corps.
%. Baeelnet et Uretère».
VICES DE CONFORIHATION. — Absénce du bassînet et de l'uretère, quand le rein lui-même manque. — Terminaison borgne des uretères dans le voisinage de la vessie ou du bassinet. — Présence de deux bassinets s'abouchant avec deux uretères, lesquels se confondent ordinairement en un seul, avant d'arriver dans la vessie; les pyramides du rein sont groupées d'une manière correspondante aux deux bassinets.
DILATATION. — La dilatation du bassinet et de l'uretère se produit aussitôt qu'il survient un obstacle à l'écoulement de l'urine; elle est occasionnée par l'accumulation de ce liquide. Ces obstacles sont : la terminaison borgne congéniale des uretères, leur rétrécissement par dés altérations de texture, leur oblitération par des calculs, leur compression par des tumeurs.
ÀNATOMIE l>ÀTHOLOGIQ(JE SPÉaALB. 4Ô9
tous états , qui mettent obstacle à Fécoulement de l'urine bors de la vessie.
La dilatation des uretères peut devenir tellement considérable, que leur diamètre mesure de 1 à 3 centimètres; dans ces cas ils paraissent flexueux et présentent des coudes analogues a ceux du colon; leurs parois ont l'épaisseur normale (ainsi donc elles sont hypertrophiées relativement) , ou sont épaissies.
La dilatation du bassinet et des calices, ou plutôt l'accumulation de l'urine dans ces cavités, détermine, quand elle devient considérable, une atrophie des reins, une résorption qui peut se terminer par la destruction totale de ces organes* Ce sont d^abord les mamelons qui s'atrophient, et tout le hyle est rempli par les calices et le bassinet dilatés (fig. 62 a) ; plus tard le rein s'aplatit et s'étale tout autour de ce sac rempli d'urine et formé par le bassinet et les calices (fig. 52 b) ; à ce degré la sécrétion urinaire n'est plus possible, mais la muqueuse des calices et du bassinet sécrète de grandes quantités de mucus. Plus tard, par suite de la distension qu'elle subit, la muqueuse change de structure, prend les caractères d'une membrane séreuse et sécrète de la sérosité; cela augmente encore la dilatation, au point que la substance rénale est réduite à un feuillet à peine visible, ou qu'elle s'atrophie complètement, tandis que lès calices et le bassinet dilatés forment une énorme poche, tantôt simple, tantôt subdivisée par des cloisons en loges qui communiquent entre elles (fig. 52 c). Le contenu se compose d'une . sérosité trouble, fluide ou tomenteuse, rarement d'un liquide séreux limpide (liydropisie rénale)^ d'où l'urine a le plus souvent disparu, et qui peut être modifié très-diversement par des exsudais ou des hémorragies.
INFLAMMATIOIV* — 1) l] inflammation catarrhale du bassinet (pyélite) accompagne toujours les divers états inflammatoires du rein; elle peut en outre être provoquée par des concrétions ou des calculs urinaires dans le bassinet, ou par l'irritation que détermine l'urine qui stagne longtemps dans le bassinet. L'inflammation est en général chronique, s'exacerbe très -facilement et devient aiguë; on trouve ordinairement le
410 ÀlfATOMlE PATHOLOGIQUS SPÉCULE.
JtKifisiiiet dilalé, rempli d'une urine alcaline, et, dans un endroit, des concrétions ou un calcul ; la muqueuse est recouverte de pus, colorée par des ramifications vascutaires sombres , des eccbjmoses ou des taches d'un gris ardoisé, molle, souvent d'un rouge foncé et ramollie dans le voisinage des concrétions, manquant dans quelques points; le tissu cellulaire sous-muqueux est infiltré. Souvent il y a de petites ulcérations de la muqueuse ainsi qu'une injection et un épaississement du tissu cellulaire environnant. Quelquefois le rein participe à l'inflammation, qui ne tarde pas alors à s'étendre à tout l'organe ayec le caractère tantôt aigu , tantôt chronique ; l'accumulation de l'urine dans le bassinet entraîne l'atrophie du rein.
Les degrés légers de ce catarrhe guérissent après l'élimination des calculs; à un degré avancé, il survient ordinairement une suppuration de la paroi du bassinet, une infiltration urineuse dans le voisinage, une suppuration avec production de sanie dans le tissu cellulaire périnéphritique (perinéphrite) et rétropéritonéal (abcès rétro-périionéal , abcès par congestion dans Içs lombes), qui peuvent être suivies de la pjerforation du péritoine, d'une anse intestinale, du diaphragme, etc.
Dans quelques cas rares, il survient une espèce de guérison : la suppuration n'ayapt pas amené de perforation, les calices et le bassinet se remplissent peu à peu de pus et de çels uriçaires, le rein s'atrophie, l'uretère s'oblitère, et il ne reste plus alors qu'une poche remplie ou incrustée de pus crétifié et de sédiments urinaires, avec la même structure que celle décrite plus haut dans la dilatation du rein.
Quelquefois, surtout autour d'un calcul, l'inflammation dépose dans les tuniques celiuleuse et fibreuse du bassinet des exçudats , qui s'organisent en tisçu conjonctif et amènent ainsi l'épaississement de ces tuniques. Plus tard des concrétions se développent souvent dans ces points, d'où résulte une espèce d'ossification du bassinet et des uretères.
Les uretères participent presque toujours à la oyélifc, Tinflammation s'y borne en général à un catarrhe de la muqueuse et aux altérations qu'il entraîne après lui. Dans la pyélit<s l'urinç
AlfATC^IE PATHOLOGIQUE SPECULE. 411
est alcaline, d'une odeur fétide, trouble, contient beaucoup de phosphate ammoniaco-magnésien, des cellules de pus, parfois du sang. (On rapporte certaines espèces d'hématuries à une hypérémie de la muqueuse du bassinet et des uretères, sans les avoir confirmées par l'examen cadayérique.) \ 2) Vin/lammaiion croupale et diphtéritique se rencontre simultanément avec l'inflammation catarrhale, ou bien comme phénomène partiel d'exsudations croupales et diphtéritiques générales dans l'infection purulente, le typhus, les exanthèmes, etc.
NÉOPLASMES PATHOLOGIQUES. —A/^^ej ; Ce sont de petites poches placées sous la muqueuse , remplies d'un liquide séreux ou de matière colloïde.
Après une inflammation, les concrétions s'observent dans les parois épaissies. Les sédiments urinaires , sous forme de gravelle ou de graviers déjà plus volumineux, sont libres dans le bassinet ou adossés à sa paroi, partent avec les urines, s'enclavent quelquefois dans les uretères et y provoquent de l'inflammation, la perforation de l'organe, tout comme les calculs dans le bassinet.
Le cancer se propage de l'extérieur sur ces parties , rarement il continue à progresser idiopatbiquement , en compagnie d'un cancer de la vessie ou des reins, après s'être développé sur la muqueuse.
Les tubercules accompagnent les tubercules rénaux; dans la plupart des cas, chez l'homme, il existe simultanément une tuber* culisation des organes génitaux. On trouve d'une part des petites granulations placées sous la muqueuse, disséminées ou en groupe, et des ulcérations provenant de leur dégénérescence, et de l'autre , une infiltration uniforme de la mucjueuse et sa transformation en une masse solide jaunâtre, caséeuse, ramollie dans certains points.
nCBH ns CONFORMATION* — Vabsence complète de la vessie est rare et s'accompagne d'un développement défectueux de tout l'appareil urinaire.
41S ANÀTOMÎE PATHOLOGIQUE SPECULE.
Petitesse anormale. — Division de la cavité vésicale en loges par des cloisons rudimentaires ou complètes.
Défauts de réunion, — 1) La vessie est normale, mais son sommet se prolonge en un ouraque dilaté en boyau , et vient s'ouvrir largement dans une ouverture fistuleuse de la paroi abdominale , à travers laquelle la paroi postérieure de la vessie peut faire saillie (fig. 53). Froriep.
2) La paroi antérieure de la vessie manque ainsi que la paroi abdominale correspondante, la symphyse pubienne n'existe pas; en même temps l'urètbre est fendu dans toute sa longueur (fig. 54). Dans la région pubienne il existe alors une excavation de la paroi abdominale , formée par la paroi postérieure de la vessie qui se continue sur son pourtour avec les parois abdominales et en bas avec l'urètbre lui-même fendu; plus fréquemment la paroi de la vessie est poussée en avant, dépasse le niveau des parois abdominales, l'urine s'écoule goutte à goutte par les orifices des uretères et s'écbappe au dehors {Extroversion y Extrophie, Immersion de la vessie). En même temps le pénis présente un arrêt de développement, il y a absence de la paroi supérieure de Turèthre, en sorte que celui-d ne forme plus qu'une gouttière qui se continue avec la gouttière formée par la vessie {épispadias).
3) La division de la paroi postérieure de la vessie est rare, ordinairement bornée à une petite étendue et s'accompagne de divisions du scrotum et de Turèthre (fiypospadias, fig. 65), ou bien cette anomalie est étendue et s'accompagne d'une division simultanée des organes génitaux et du rectum (cloaque).
Bétrécissement du col avec dilatation de la vessie.
DILATATION -— HYPERTROPHIE. — La vessie se dilate lentement ou avec rapidité; quelquefois la dilatation est portée au point que la vessie atteint le volume de la tête et au delà. Cet état est dû à une accumulation d'urine, dont l'écouleinent est empêché par le relâchement, la paralysie des parois vésicales ou plus souvent par un rétrécissement du col. Les parois de la vessie dilatée sont minces ou conservent leur épaisseur normale, mais le plus fréquemment elles s'hypertrophient, en
AlfATOUIC PATHOLOGIQUE SPECIALE. 413
même temps la lunique musculeuse se change en un lissu trabéculaire épais. La muqueuse vésicale est souvent le siège d'une inflammation catarrbale, qui s'étend fréquemment et se termine par une perforation de la vessie.
Parfois aussi la dilatation n'atteint qu'une portion du réservoir urinaire.
Comme dilatation partielle notons encore les poches ou diverticulums de la muqueuse, formant hernie à travers les interstices des colonnes charnues de la vessie; petits dans le principe, ces diverticulums qui se produisent par la pression de l'urine et le refoulement de la muqueuse là où elle présentait le moins de résistance , augmentent peu à peu jusqu'à pouvoir former des poches, du volume du poing ou même d'une tête et communiquant avec la cavité vésicale par une fente ou une ouverture circulaire ; leurs parois sont constituées par la muqueuse, la couche celluleuse et le péritoine; elles contiennent de l'urine, qui quelquefois y dépose du gravier et des calculs. Parfois il survient une inflammation des diverticulums.
La contraction ou l'épaississement progressif des parois de la vessie par une inflammation chronique amène sa diminution de capacité; en général alors la vessie renferme des calculs.
V hypertrophie de la membrane muqueuse se montre dans le catarrhe vésical.
V hypertrophie de la tunique musculeuse s'observe dans les catarrhes de longue durée, dans les cas de calculs et d'obstacles à l'écoulement de l'urine siégeant au col ; les faisceaux musculaires forment un lacis de trabécules (vessie à colonnes) , ajant de la ressemblance avec la surface interne des ventricules du cœur; ils ont une épaisseur de 3 à 10 millimètres et présentent un aspect ferme, charnu. Vessie ordinairement dilatée, quelquefois rétrécie.
V hypertrophie de toutes les tuniques, c'est-à-dire leur transformation en couches fibreuses, épaisses, s'observe après les inflammations chroniques et dans le cancer de la muqueuse.
Vatrophie des parois de la vessie est quelquefois la suite
4t4 ANÂTOMIE PÂTHOLOGIQDE SPÉaALE.
d'une dilatation permanente: la muqueuse s'amincit, prend les caractères d'une membrane séreuse^ la couche musculeuse disparait presque complètement. La rupture des paroia par une dilatation excessive est extrêmement rare.
HTPÎ&l^éMiË — HÉMORRAGIE. — La réplétion anormale des petites veines de la muqueuse vésicale et des plexus veineux situés dans son voisinage avec une dilatation simultanée, n'est pas rare dans les cas d'obstacle à l'écoulement du sang de la veine cave, et se présente en compagnie de la dilatation des veines hémorroïdales (hémorroïdes), dans les mêmes conditions que ces dernières. Il se fait aussi alors des hémorragies entre les membranes ou dans la cavité vésicale; l'hjpérémie détermine en outre un catarrhe de la muqueuse et l'hypertrophie des parois.
HVBXAlUMATlONt — 1) V inflammation caiarrhale prend en général le caractère chronique avec des exacerbations aigu^; d'autres fois elle est aiguë et guérit rapidement, où passe à l'état chronique. Elle reconnaît pour cause des blessures, l'irritation produite par des corps étrangers , les calculs vésicaux , ^accumulation et la décomposition de l'urine , les refroidissements, l'inflammation des parties voisines, ou bien elle est la continuation d'une inflammation de l'urèthre.
Dans l'inflammation chronique, au début, la vessie est petite, les tuniques sont épaissies, la muqueuse surtout est boursouflée, d'un gris ardoisé, injectée dans quelques points et recouverte d'une grande quantité de mucus gélatineux ou de pus, qui est rendu par l'urèthre tantôt en paquets, ou ce qui est plus rare, après s'être délayé dans les urines. Ce catarrhe dure souvent très-longtemps , guérit ou conduit à d'autres altérations.
II est probable que quelquefois par suite de l'irritation causée par Tiirine en décomposition , l'inflammation de la muqueuse s^exacerbe et s'étend aux autres tuniques; les parties enflammées et qui ne sont plus recouvertes par du mucus , se trouvant en contact avec l'urine, il en résulte utie décomposition rapide dés exsudats avec suppuration, putrescence et même gangrène. Dans ces cas , la vessie est large', ses tuniqnes relâchées ; elle
▲rimMIE PATHOLOGIOUE BP^ClAhi. 415
est remplie d^urie urine très-fétide, rendue troUble par du pus et dû sang; dans un grand nombre de points la muqueuse est ramollie, brune ou noire, réduite en lambeaux putrilagineux et incrustée de sédiments urinaires; les tuniques musculeusé et celluleuse sont décolorées, flasques, infiltrées; on retîcotitre quelquefois entre elles des fusées purulentes. Cet état est encore susceptible de guérison : celle -ci se fait par la formation d'épaisses cicatrices fibreuses.
D'autres ibis Taltération des parois de la vessie par une suppuration de mauvaise nature, amène une perforation et une péritonite mortelle ; ou bien l'inflammation se propage aux uretères, aux bassinets et aux reins, et Taffection rénale devient fatale.
Quelquefois la perforation n'est pas suivie d'une péritonite générale , mais celle-ci reste circonscrite et s'accompagne de l'inflammation du tissu cellulaire, qui entoure la vessie et qui est situé derrière le péritoine et entre le réservoir urinaire et les parties voisines : il se forme des clapiers, des' trajets flstuleux (dans le bassin et entre les organes qu'il renferme) dont les parois sont aussi quelquefois incrustées de sédiments urinaires; quelques points isolés se perforent, d'où résultent des trajets fistuleux qui se dirigent au dehors.
La marche de l'inflammation catarrhale est habituellement grave chez les sujets très-avancés en âge et chez les paraplégiques; chez eux la vessie est relâchée, large, extrêmement injectée, d'un rouge bleuâtre, la muqueuse, le tissli cellulaire sDus-muqueux et la tunique musculeusé sont ramollis et détruits dans certains endroits. La mort arrive rapidement avec délire et coma.
2) V inflammation croupaU et diphthéritique se présente quelquefois comme une exacërbation de l'inflammation catarrhale et dans les exanthèmes, le typhus, le. choléra, l'infection purulente; elle dépose des exsudais étendus ou circonscrits, qui ainènent le ramollissement et l'ulcération de la muqueuse ou qui sont éliminés à l'état d'escharres.
3) Les pustules^ de la variole se développent rarement sup la muqueuse vésicale.
416 ANITOIOS PATHOLOGIQUE SFÉGIÀLE.
4) La péricystite, ou rinflammation du tissu cellulaire qui entoure la vessie , est une suite de l'inflammation et de la perforation de la Tessie, ou bien une des manifestations locales d'un trayait d'exsudation général dans l'infection putride; rarement elle est spontanée. Elle amène fréquemment une suppuration étendue de tout le tissu cellulaire interstitiel des organes du bassin, la perforation de la vessie et d'autres parties; dans un petit nombre de cas, les exsudats qu'elle produit sont moins abondants et déterminent autour de la vessie des épaississements fibreux du tissu cellulaire et des adhérences solides ' des organes du bassin.
BCTOPIE — PLAIES. — On trouve quelquefois une portion de paroi vésicale dans une bernie inguinale, périnéale ou vaginale. Elle peut être repoussée de sa position normale par des tumeurs voisines. Chez les femmes , la vessie peut pénétrer dans Furèthreen se renversant, et former une espèce de prolapsus à travers le canal de l'urètbre.
Les plaies par instruments tranchants sont en général dangereuses et souvent mortelles par les inflammations qui surviennent à la suite de l'épanchement de l'urine; quelquefois la plaie guérit rapidement avant qu'il ne se fasse un épanchement urineux.
Les ruptures de la vessie s'observent après de violentes contusions; la rupture spontanée par une accumulation excessive d'urine est très-rare.
Les perforations arrivent par une inflammation primitive et par la suppuration des parois ; d'autres fois elles sont la suite d'une inflammation secondaire qui se propage sur la vessie du rectum, du vagin ou du tissu cellulaire environnant.
NÉOFLASltiES PATHOLOGIQUES. — - Formation de tissu conjonclif néoplastique : comme épaississement fibreux des parois vésicales après une inflammation ou avec un cancer de la vessie.
Les kystes se trouvent très-rarement sous la muqueuse.
Sur quelques points isolés de la muqueuse ou sur toute sa surface sont implantées quelquefois des tumeurs papillaires molles, villeuses, longues de 1 à 3 centimètres, qui font saillie
ANàTOblB PATHOLOOiaVE SPéciiUS. 417
dans^la cavité de la vessie. Il se développe parfois par la suite dans ces tumeurs des masses cancéreuses, et le produit néo^ plastique devient un cancer épkliMial, Il faut encore que des observations ultérieures montrent si Ton peut assigner ce mode de production à tous les carcinomes villeux où en choux-fleurs, qu'on rencontré au col de la vessie.
Le cancer de la vessie est assez commun, mais le plus souvent il s'est propagé sur elle des organes voisins, de l'utérus, ' du rectum ; rarement il s'y est développé primitivement. Il se trouve à l'état d'encéphaloïde en mamelons situés entre les tuniques et traverse parfois ces dernières pour venir pulluler dans la vessie; d'autres fois c'est la dégénérescence squirreiise qui envahit une grande partie de l'organe. Le cancer primitif se développe dans la muqueuse et forme des tumeurs molles , villeuses, en choux-fleurs, qui ont leur siège de prédilection au voisinage du col, mais parfois aussi elles sont répandues uniformément sur toute la muqueuse vésicaie. I^ vessie est rétractée, hypertrophiée ou dilatée, et ses parois sont épaissies et fibreuses.
Le cancer détermine fréquemment des hémorragies , l'inflammation des tuniques vésicales, la stagnation de l'urine, quelquefois avec formation de calculs.
Dans l'urine que contient la vessie, il peut se développer des concrétions qui se présentent sous formé de grapier^ ou de calculs; elles sont libres dans la vessie ou logées dans un enfoncement de ses tuniques, dans un diverticulum de la muqueuse. Les concrétions sont multiples ou solitaires; leur volume varié depuis celui du gravier sablonneux jusqu'aux dimensions d'un œuf d'oie, et même encore beaucoup au delà: les masses ealculeuses, dans ces cas, remplissent et. distendent le réservoir urinaire. Les calculs ; occasionnent fréquemment des cystites avec toutes leurs conséquences fâcheuses.
Les principales espèces de calculs sont:
1." Les calculs d' acide urique et d'urates^ fréquents, rarement purs et blancs, lé plus souvent, colorés en rouge ou en brun par la matière colorante de l'urine et accompagnés d'autres sels,
418 AfUTMm FifflOLOoioini nieoM^
surtout de Turate d'ammoniaque. Ce dentier sel constitue rarement des calculs à lui seul; de même aussi les urates de chaux, de soude et de magnésie se montrent presque toujours en combinaison avec d'autres éléments. Ces calculs sont en général arrondis, lisses, durs ou crétacés, et fréquemment iamelleux.
2.* Calculs de phosphate de chaux et de phosphate ammoniaco^ magnésien y fréquents, blanchâtres, crétacés, souvent lamelleux, pourvus d'une coque. Ils forment souvent des coques blanchâtres, déposées autour d'un lioyau brunâtre d'acide urique.
S*"" Calculs d'oxalate de chaux, fréquents et reconnaissables â leur surface rugueuse, vemiqueuse (calculs muraux).
ÂJ" Les calculs^ composés de cystine, rares, jaunâtres, lisses, a cassure cristalline.
SJ" Les calculs d'oxide utique sont très-rares.
6.* Les calculs uniquement composés de pus et de mucus desséchés, dans lesquels il se développe des concrétions, se renocmtrent rarement; mais ces éléments forment souvent le nojau ou la coque d'autres calculs.
7.'' Les calculs composés à la fois d* acide urique, d'mrates, de phosphates et de mucus, sont les plus ordinaires; souvent les différents éléments sont disposés alternativement en couches concentriques.
Quant aux conditions de leur développement, dies sont du domaine de la chimie pathologique.
4é Urithre*
VWCBB DE GORFORAXATioiv. — L'abscnce totale et les vicses <le conforiftation de Turèthre se trouvent presque toujours liés à des désordres analogues dans le reste de l'appareil gëoitourtnaire. Dans la division delà vessie (£Werf«i»n),rurèihre manque complètement chez la femme; chez l'homme il y b absence de la paroi supérieure du canal , et celui-ci forme sur une verge rudimentàire une rigole ouverte par en haut. Ce dernier état peut aussi se présenter comme épispadias, sans aucune autre division.
Dans Vhjrpospadias il y a absenee de la paroi inférieure du
AKâTdillE PÀTHOLCMUQUE SPàClJLtK. • 419
canal de Turètfare; ordinairement la vessie et le scrotum sont aussi fendus (fig. 55).
Rarement l'urètbre se trouve manquer dans un point ou dans toute sa longueur, sur une verge d'ailleurs bien conformée* Quelquefois il se termine dans le rectum ou dans le vagin ; dans <l*autres cas au contraire , ces organes viennent y aboutir (chaque)*
Les dilatations congéniales se rencontrent, particulièrement chez l'bomme, à des degrés différents; dans un cas, Turèthre dilaté formait une pod^e de la grosseur du poing, dans laquelle Turine se déversait au sortir de la vessie (Hekpriksz).
INFIjAMMATION. — 1 / Vinflammation catarrhale de IVrètbre est excessivement fréquente; on distingue le catarrhe simple provoqué par Tingestion de boissons excitantes , par une irritation mécanique ou par un refroidissement, du catarrhe biennorragique, qui résulte d'une infection par un coït impur; on a aussi vu ce catarrhe de Turèthre se déclarer spontanément chez des scrofuleux et chez des goutteux.
L'inflammation est aiguë ou chronique; eUe envahit tout le canal ou reste bornée à quelques portions (fosse naviculaire, bulbe). Elle n'occupe que la muqueuse ou gagne le tissu ceU lulaire sous*muqueux , envahit toutes les tuniques de l'urèthre et s'étend même au corps spongieux. Quelquefois un ou plusieurs des follicules de Littre sont plus particulièrement enflammés et tuméfiés, et oblitèrent ainsi le conduit urinaire (Brodie). Il n'est pas rare de voir l'inflammation se propager aux Conduits déférents et à l'épididyme.
Les caractères anatomiques sont ceux de toute inflammation catarrhale; la marche est rapide ou très4ente; dans le cours du catarrhe chronique il survient «fouvent d'autres altérations : (a muqueuse devient plus compacte, se boursoufle , les follicules se gonflent, il se produit des ulcérations aplaties , des excroissances poljpiformes de la muqueuse, une induration inflammatoire des tuniques de l'urèthre et du corps spongieux (i;i(i{. RÉTRÉcissEVENt).
2.° Uinfiammaiion croupcUe, quelquefois primitive chez les enfants, est circonscrite ou étendue. .
4S0 AlfATOlOB PAnOLOdQUB srksuiM.'
3." Dans la variole il se déyeloppe queiquefoîs des pustules dans i'urèthre.
4/ Ulcération syphilitique'^ le chancre uréihral a ordinairement son siège au voisinage du méat urinaire^ quelquefois cependant il est situé plus profondément dans, le qanal; il s'accompagne fréquemment d'inflammation du tksu spongieux.
RéTRÉCiSSEMENT. ^- Le rétrécissement de Furèthre est la suite d'une inflammation et de ses différents modes de terminaison. Il est produit :
cl) Par des replis de la muqueuse boursouflée, dure, faisant une saillie yalyulaire dans l'aire du canal (fig. 66, &7);
b) Par des épaississements nodosiformes étendus de la muqueuse et du tissu conjonctif sous-muqueuic (fig. 58);
c) Par des nodosités du corps spongieux ( fig. &9) ;
d) Par la rétraction du tissu cicatriciel à la suite d'ulcérations, ou par la rétraction du tissu conjonctif néoplastique développé dans les parois de l'urèthre et. dans les corps caverneux : cette dernière forme est très-fréquente; le tissu cicatriciel rétrécit le diamèlre du canal, en revenant sur lui-même, et s'il occupe une portion étendue de l'urèthre, il déternaine des déviations du conduit urinaire, souvent même des courbures, et le passage de la sonde devient impossible ;
é) Par des follicules tuméfiés;
f) Par des chancres cicatrisés ;
g") Par des polypes muqueux.
Les rétrécissements se rencontrent dans toutes les régions de l'urèthre; leur siège le plus fréquent est dans la partie antérieure du canal ou au bulbe; le diamètre du conduit est ainsi rétréci de moitié, du tiers et même davantage encore. Parfois il existe plusieurs rétrécissements l'un derrière l'autre.
Il arrive souvent que l'inflammation persiste encore dans la portion du canal rétrécie, et la muqueuse s'ulcère; il peut se former des trajets fistuleux sous-muqueux , qui finissent par s'ouvrir au dehors»
Souvent aussi l'urine s'accumule derrière le rétrécissement et le canal de l'urèthre se dilate; l'irritation que provoque l'urine
qui Stagne^ maintient la moqueuse dans un état inflammatoire et il survient fréquemment alors des trajets (istuleux dirigés vers l'extérieur, par lesquels l'urine s'écoule goutte à goujtte; ou bien il se déclare une cj^stite, par l'extension de l'inflammation uréthrale aux parois de la vessie ou par l'irritation que détermine la stagnation de l'urine.
L'urèlhre peut encore être rétréci : par des tumeurs situées dans son voisinage, par exemple, de la prostate, de l'utérus; il peut être obturé par des bouchons de mucus ou de pus, par des calculs, par des vésicules d'échinocoques provaiant des reins.
ivéopuLSMES PATHOiX>GiQUBS» — Le tUsu conjonctif liéùplastique se rencontre dans les épaississements hodosiforo^es du corps spongieux et dans les cicatrices de la muqueuse.
Au méat et dans l'intérieur du canal, on trouve, particulièrement chez les femmes , des exeroissances condylomateases et des polypes muqueux (excroissances fongueuses^; ces deux formes sont connues sous le nom de caroncules. Les premières , par leur structure , sont analogues aux condylomes des muqueuses et de la peau (vid. Màl4die$ de la pead) ; quant aux polypes muqueux, ils forment des tumeurs plujs ou moins volumineuses , souvent à très-longs pédicules, molles, rondes ou garnies de ▼iliosités, en choux -fleurs, tumeurs qui sont composées d'un tissu conjonctif très-vasculaire, lâche, infiltré d'un exsudât séreux ou gélâtiniforme ; elles sont recouvertes d'une couche épitbéliale et doivent être regardées comme des hypertrophies simples ou inflammatoires de la muqueuse.
Les condylomes s'<^servent sur des sujets syphilitiques et sur des individus qui ne le sont pas; ils paraissent le plus souvent n'être qu'une suite d'une afiection catarrhale de l'urèthre. Bavoux les a surtout .observés chez les prostituées.
Le cancer de l'urèthre est ordinairement la suite d'un cancer du gldnd ou du clitoris.
Les tubercules se voient rarement sous forme de petites granulations ou d'ulcères;
49Î Aif AToaiB PATaouMUQin srioAis.
ASATOIIE PÂTHOLOGIOUE DES ORGANES GÉMTADÎ.