I. Organes génitan ehez ThoBBe
vicss nB cx>i!«FOilMATioif • -^ L'absence totale des organes génitaux se rencontre senlement sur des monstres non viabks; plus fréquemment il j a absence de certaines parties du paterne, ou bien un arrêt de déyeloppement soit des testicules» soit des parties extérieures, qui masque souTcnt complètement le caractère sexuel. Ce genre de conformation était autrefois improprement appelé hermaphrodisme, parce que, d'après la forme des parties extérieures , on concluait à Texistence simultanée d'organes des deux sexes sur le même individu; mais depuis que la cpiestion a été étudiée ayec plus de précision, depuis que pour distinguer les sexes, on a. accordé plus d'importance aux éléments microscopiques des testicules et de l'oYaire, qu'à l'apparence extérieure, depuis que le développement embryologique des oi^anes génitaux a été observé de plus près, depuis lors on a mis beaucoup plus de réserve dans l'admission d'un véritable hermaphrodisme.
Il est vrai cpie les oignes sexuels internes et externes présentent quelquefois des conformations qui pourraient faire croire à la combinaison des deux sexes sur un même individu; il arrive même que certaines parties , telles que la verge et l'atérus , etc. , existent simultanément sur le même individu , mais dans la plupart des observations citées, la démonstration de. l'existence d'un testicule et d'un ovaire n'est pas suffisam* ment démontrée.
Voici quelques-unes de ces conformations insidieuses :
Vhypospadias à un degré très «prononcé; le pénis est peu développé, fendu à sa partie inférieure; le scrotum est divisé et entoure une espèce de vestibule; l'erreur est encore plus
AHlfOM» PATII01.0GiaOX SPiOALE^ 4f 3
fiiciie quand les testicules, oomaie cela arrive fréquemment» ne sont pas descendus dans le scrotum.
Un état analogue s'observe chez laiemme : il existe une ^erforatàon du clitoris, une alrésie du vagin, et quelquefois les ovaires sont descendus dans les grandes lèvres»
Absence du pénis, Turèthre viaiit Couvrir entre les plis du scrotum; formation d'une espèce d'utérus derrière l'ori&De urétbnil des conduits éjacuiateurs*
 cette conformation correspondent chez la femme, l'absenoe de l'utérus ou la bifidité de cet organe inccHnplétement développé; lorsqu'il existe en même temps une atrésîe.de la vulve, il en résulte une grande analogie des organes internes avec ceux de Tbomme.
Avec ces nombreuses variétés de conformations vicieuses , on a étaUi les espèces suivantes :
1/ Hermaphrodisme latéral : testicule d'un côté, ovaire de Tautre. (Bertholo en décrit un cas qui ne laisse aueun doute.)
S.* Hermaphrodisme transversal : mâle au dehors, femelle en dedans , et vice versé.
S."" Jndrogjrne : organes génitaux des deux sexes réunis sur un seul oftcé.
!• Tentlciileii*
Jbsence du testicule; — arrêt de développement, cryptor* ehidisme : les testicules sont logés dans l'abdomen ou dans le canal inguinal; quelquefois il existe un arrêt de développe* ment concomitant de l'organe, par suite d'un développement défectueux de tout le corps et de l'appareil sexuel.
Uatrophie s'observe dans le marasme sénil, après des exeèS vénériens, après des inflammations, à la suite de la pression qu'exercent une collection séreuse, des exsudats dans la tunique vaginale, des tumeurs, des hernies. Le testicule est aplati^ flasque, décoloré et composé d'un tissu homogène, coriace.
iNn^imiATiON. — L'inflammation du testicule, Vorehiie, occupe tantôt la totalité de l'organe , tantôt seulement des portions circonscrites, tantôt principalement l'épididjme (épi*
434 ANATOMie PATBOLOGIQDR. SPéCIALE.
didyfnite)* /Elle apparaît après une blessure, une contusion du testicule; dans Turéthrite elle représcante la propagation de L'inflammation sur les conduits déférents , répididj^me , rarement jusqu'au testicule lui-même; elle se montre dans la parotiie épidémique; dans les accidents syphilitiques tertiaires, elle se présente sous forme de sarcocèle syphilHique.
ïje testicule est tuméfié, dur, son tissu injecté, ramolli ou dense. Parfois la tunique vaginale est enflammée simultané* ment , épaissie avec exsudât dans sa cavité*
La marche de Torchite est aiguë ou chronique, Texsudat se résorbe ou s'organise en tissu conjonctif et le testicule reste gonflé et induré, ou bien il se forme du pus. Les abcès sont bornés à des points peu étendus où occupent la plus grande partie du testicule; quelquefois ils se fraient une voie et se vident au dehors, puis ils se ferment, ou ce qui est plus fréquent , pendant . un temps plus ou moins long il reste un ulcère à granulations exubérantes. D'autres fois c'est partieulièrèment la tunique albuginée et ses prolongements qui s'indurent par de l'exsudat organisé, dans lequel il peut se développer plus tard des concrétions. Toutes ces terminaisons peuvent amener l'atrophie du testicule. L'épaississ<eroent et les concrétions des parois du canal déférent doivent probablement être rapportées à une inflammation, qui accompagne celle de l'épididyme.
NÉOPLASMES PATHOLOGIQUES. — Le tissu conjonetff néoplastique se trouve après une inflammation, comme épàississement fibreux de la tunique albuginée et de ses prolongements, ou sous forme d'un tissu fibreux réparti uniformément dans tout l'organe.
Venekondrome du testicule est rare.
On voit dans le tissu conjonctif néoplastique des concrétions sous forme de masses noueuses ou ramifiées.
L^ kystes sont rares; on a observé des kjstes séreux , dont le contenu parfois avait été modifié par des exsudats ou des extravasats , et des kystes renfermant des poils et des productioos osseuses (Yeupuu).
ÀNATOIHE PÀTflO&OGlQOB SrkUàMXé ii&
Le caneeràu testicule /assez fréquent d'ailleurs, s'y développe primitivement et forme des tumeurs en général volumineuses, enveloppées par la tunique albuginée, dans lesquelles la stib« stance propre du testicule a complètement disparu. Parfois le cancer perfore la tunique albuginée et le scrotum, et il se produit un ulcère sanîeux. Le cancer du testicule se combine avec le cancer des ganglions lymphatiques du bassin ou des ganglions situés le long de la colonne vertébrale, ou bi^i avec le cancer du rein. Le conduit déférent est aussi quelque*, fois atteint de dégénérescence cancéreuse.
Les tubercules se présentent dans l'épididyme et dans le testicule en mamelons de couleur jaune, plus ou moins volumineux, plus ou moins nombreux; généralement ils se ramollissent et produisent une caverne dans la substance épaissie du te&ti<;ule. Pendant leur développement, celui-ci augmente de volume, présente des bosselures et souvent s'enflamme. Le§ tubercules du testicule se montrent principalement dans le jeune âge; il s'y joint en général un dépôt tuberculeux dans les canaux déférents, les vésicules séminales, les uretères et les reins, ou bien ils s'accompagnent d'une d^énérescence tuberculeuse, souvent énorme, des ganglions lymphatiques du bassin ^ de l'abdomen, de la cavité thoracique et du cou.
9* Vanlqae TASinale*
Vinfiammation de la tunique vaginale n'est pas rare, en gé* néral trauma tique, et le résultat d'une contusion ou d'un écrasement.
Sa marche est iiiguë ou chronique, et elle fournit ordinairement un exsudât séreux très-abondant qui , s'il ne se résorbe pas, persiste longtemps, augmente parfois, et constitue ui^e espèce particulière A'hydrocèle. Souvent l'inflammation aiguô devient chronique, et celle-ci a pour résultat l'épaississement de la tunique vaginale par des pseudo-membranes fibreuses et l'augmentation du liquide épanché. Parfois aussi on rencontre sur la face interne de la tunique vaginale de petites lameUes
4f6 ANâman pâMOKOwnrn spieiAu.
pteodo-nenibraneufles , <|iif pcuTent ou s'oMÎfier ou acquérir un pédicule ou devenir libres et tomber dans la cavilé vaginale.
L'enudat est quelquefois bémorraj^que et l'on a alors une des formes de Vhimatocèle, qui, dans d'autres cas, provient d'une bémorrape dans la tunique vaginale saine ou affiM^ée d'bydrooèle.
Les modifications de cet enudat hémorragique sont absoluflsent les mêmes que celles du sang épancbé dans tout autre sac séreux: la tunique vaginale est épaissie, remplie par une masse brune de fibrine crue ou oi^anisée en tissu conjonctif, qui forme une sorte de réseau autour des restes du cruor; ou bien la paroi est recouverte d'une coucbe épaisse de caillots ibrineux déchiquetés; quant à la 'cavité, elle est remplie d'un liquide brun noirâtre, dans lequel nagent des cellules à nojau incolores et pigmentées, des globules graisseux, des granules de pigment et des cristaux de cholestérine.
Rarement l'exsudat passe à la suppuration; quelquefois il se tubereulise.
Outre l'inflammation, Vhydrocèle peut encore trouver sa cause dans une bypérémie et dans un état variqueux des veines. La sérosité épanchée est ordinairement limpide, d'un jaune intense, riche en albumine et contenant des cristaux de choiestérine, quand die est déjà ancienne.
Quelquefois la tunique vaginale n'est pas fermée, mais elle communique librement avec la cavité du canal vaiginal du péritoitie qui est ouverte ou fermée au niveau du canal inguinal. Dans le premier cas, le liquide peut refluer dans la cavité abdominale, ou bien une anse intestinale peut descendre dans la cavité de la tunique vaginale (hjdrooèie compliqué de hernie inguinale congémcUe); dans le second cas, il forme une tumeur cylindrique depuis le canal inguinal jusqu'au fond de la tnnique vaginale. D'autres fois la tunique vaginale est close, mats la portion du canal qui s'étend depuis là jusqu'à l'anneau inguinal , a conservé sa cavité qui s'est remplie de liquide (hydrocèle enkysté du cordon). Cet état peut être confondu avec un kyste développé dans le tissu cellulaire lAche du cordon
ARATOMH PATIOUMSIQinr flrfattlA Sft
spermatiquer On ofaserre aieofe des infiltratioiii adënalMaef et des kystes d'apparence séreuse dans le tissu oelluhîre entra la Taginale comoaune et la vaginale propre du testioule. Parfeii cet csdème est aigu.