I^MMState
H hypertrophie de la prostate n'est pas rare à un ftge avmcé, elle se développe lentement et d'une manière inaperçue; la texture de la glande n'éprouve aucun changement, son tissu est tantôt plus mou, plus gorgé de liquide, tantôt plus dense; parfois il se développe en même temps des petites loges cystiformes, probablement par la dilatation des canaux de la glande. La prostate entière augmente uniformément de volume et atteint quelquefois la dimension du poing, ou bien une paftie de l'or» gane s'hjpertrophie spécialement. C'est surtout l'hypertrophie de la portion moyenne qui est importante, alors que ce lobe se développe seulement du côté de la vessie; en effet, en même
4t8 AltàafMHB PAlBOUNMiDC tféciAU.
temps que oette portion hyperiropbiée ^ient faire saillie dans le réservoir urinaire sous forme d'une tumeur ronde, en massue, bosselée, du Toluroe d'une aveline à celui d'un œuf de poule, elle met souvent obstacle au libre écoulement de l'urine bors de la vessie, et provoque entre autres accidents la dilatation et l'inflammation catarrbale decet-oi^ne avec. toutes leurs conséquences fâcheuses. Toute autre bypertrophie de la prostate peut d'ailleurs amener les mêmes résultats.
L'inflammation de la prostate se présente principalement dans la blennorrbagie; elle peut encore être provoquée par des blessures, par exemple, dans le catiiétérisme; parfois elle est spontanée; elle peut amener à sa suite une bypertropbie inflammatoire de l'organe, son induration ou la formation* d'abcès. Ces derniers sont plus ou moins volumineux , s'ouvrent souvent dans la vessie, dans Turètbre, dans le tissu cellulaire voisin, j provoquent des suppurations étendues, des trajets fistuleux, et la perforation du rectum et du scrotum.
Le tissu conjonctif néoplastique s'observe dans la prostate à Tétat d'exsudat organisé après une inflammation , ou sous forme de petites tumeurs fibreuses, de fibroldes.
Les concrétions se rencontrent dans les canaux ^e la glande sous forme de graviers arrondis ou à facettes, luisants, d'un rouge brun ou jaunâtre, ou noirs, tout au plus du volume d'un grain de millet, ..quelquefois en quantité énorme, et composés en majeure partie de phosphate de chaux. Ils se développent probablement dans le produit ' de sécrétion dé la glande ; les conditions de leur production sont inconnues.
Les kystes et les enchondromes sont rares.
he cancer est très^rare, en général il s'accompagne de cancer du rectum et pullule dans la cavité vésicule, dont il perfore parfois les parois.
Les tubercules de la prostate se rencontrent en même temps que des tubercules du testicule et des vésicules séminales; ils se ramollissent facilement et provoc[uent la désoi^anisation de la prostate et la suppuration des tissus environnants.
AITAIOMIS iPATHeLOGfQtJt St>éCtt£B; 4f •
6« Verse et Serotuttt*
. Vatrophie de la vei^ge^ se présente après des perles de substance à la suite d'ulcérations syphilitiques sur I9 peau de i'Oi^iie, multiples et de longue durée, après l'inflammation et l'oUitération du tissu caverneux; dans quelques cas elle est spontanée et accompagne l'atrophie du testicule.
Vhjrpertrophie de la verge est produite par une hypérémie persistante des veines des corps caverneux, par exemple, chez Jes individus affectés de maladies du cœur, chez les masturbateurs , ou par une hypertrophie de tous le& éléments, f^/é^Aanr tiasis de la verge ; néanmoins cette affection se montre plus fréquemment au scrotum (vid' Mai^adips de jla peau).
V inflammation se rencontre principalement au gland, sur la face interne du prépyce et sur la peau du gland lui-même, particulièrement à sa convonne (balanite , balano-posthiie) ; elle est due à une infection par du mucus blennorrhagique , ou à l'accumulation sous le prépuce de crasse, d'urine, de smegma. La marche de cette inflammation est chronique, avec tous le^ caractères anatomiques d'une inflammation catarrhale; souvent il survient des excoriations, des ulcérations, des condylomes; on voit assez fréquemment des adhérences du. gland avec le prépuce, parfois le gland a disparu presque. complètement par suite d'ulcérations profondes et de .leur cicatrisation.
L'inflammation des corps caverneux s'observe dans la blennorrhagie et après des traumatismes , des contusions, et se termine quelquefois. par un épaississement nodosiforme ou par une rétraction, cicatricielle.
On rencontre encore sur la peau de la verge et du scrotum des exanthèmes, et d'autres produits inflammatoires, des ulcérations syphilitiques, des condylomes, etc.
LesconcrétiQns constituent les calculs du glaiid , se rencositrent sur son . collet , et proviennent d'une accumulation de mucus et de pus.
Le. cancer du gland n'est pas rare; ce dernier parait alors
4M AMmm TèmoiuMmm irioiàu.
enreloppé par une tumeur mameioniiée , fongueuse, qui pullule et qui finit par le détruire peu à peu; la dégénérescence envahit les autres portions de la verge, et provoque, par la destruction des corps cavemeux, des hémorragies souvent mortelles.
Le scrotum est quelquefois le siège du cancer ijnthélial (cancer des ranumeurs); au début, ce n'est qu'une petite verrue qui pullule et se développe jusqu'à former un vaste ulcère, et celui-ci envahit parfois toutes les tuniques du testicule, cet organe lui-m^me et les ganglions lymphatiques voisins.
Outre certaines affections qui rentrent dans les maladies cutanées, le prépuce présente souvent un rétrécissement côngénial (phimosis) , par suite duquel il ne peut plus être ramené derrière le gland. La rétraction violente du prépuce rétréci derrière le gland est ordinairement suivie d'étranglement, d'œdème, d'inflammation {paraphimosis).
H. •rgues géiifain dwi h feane.
vioB» DB oONFOBaiATiON. — Rarement les deux ovaires manquent à la fois, les autres parties génitales ofirant d'ailleurs leur développement normal; quelqudbis il n'euste qu'un seul ovaire. On rencontre plus souvent un arrêt de développement des ovaires ou une conformation analogue à celle qu'ils possèdent dans l'état fœtal, avec un arrêt de développement des organes sexuels et en général de tout le corps.
Dans le jeune âge, l'ovaire est lisse, son parendijme pale et consistant; après l'établissement de la menstruation, sa surface est sillonnée par les cicatrices des follicules ovariens qui se sont rompus, le parenchyme deviept plus vasculaire. A un âge avancé, la surface de l'ovaire est ridée et présente l'aspect d'une mûre, son parenchyme ne renferme plus de follicules, mais de ncipnlNPeuses cicatrices et jles taches de pigment rouges
MIATCMIIB P4VMUI«mi» ÊÊéCUMM» 431
OU noircfi, restes de folUcttics expulsés ou raccornb ptr dti liémorragies menstruelles.
HTPénéiiK •«-* HéniOMRAGiB* «-* Pendant la menstruation il se fait une hypérémie du stroma et d'un seul ou de plusieurs follicules. L'faypérémie est quelquefois un phénomène patholo^ gique, l'oTaire a augmenté de volume , il est plus mou, la surfaee dlncision plus foncée et parcourue par de nombreuses rami* ieations yasculaires. Une hypérémie de longue durée entraîne, suivant Routansky, Tbjrpertrophie de Tovaire.
L'hémorragie dans la cavité des follicules, est un phénomène très-ordinaire, alors qu'un foUieule se rompt pour donner passage à l'ovule; le follicule rempli de sang coagulé a 10-1$ miUim. de diamètre, la plaie produite par la rupture du foUioule est bouchée par un caillot sanguin» Mais quelquefois cette hémorragie augmente, se répète^ ou se fait dans un foUîcuie qui ne s'est pas rompu, et l'on trouve alors des follicules distendus par des caillots de sang ou par du pigment résultant de leur métamorphose, jusqu'à acquérir le volume d'un œuf de pigeon à celui d'une noix.
Parfois aussi une hémorragie a lieu dans l'intérieur des kystes ovariques. Il est rare qu'une hémorragie se fasse dans la cavité abdominale par suite de la rupture d'un follicule. Les petites hémorragies subissent les métamorphoses ordinaires ^ laissent une cicatrice colorée en jaune, en ronge ou en noir par du pigment; quand elles sont considérables, elles présentent les transformations des foyers hémorragiques.
UfFttASÊMATU^m» «-^ Vinflammaiion de f ovaire en dehors de Vètat puerpéral est rafe; elle existe en général dans la paroi d'un seul ou de plusieurs follicules, qui sont injectés et remplis d'uft exsudât séreux ou sanguinolent. Cet exsudât passe rarement à la suppuration, tantôt il se résorbe, tantôt il persiste, et peut même devenir plus abondant par suite d'une nouvelle sécrétion de liquide (fourni par les parois du foUioule), an point de se transformer peu à peu en kyste. Le stroma participe aussi quelquefois à l'inflammation , mais très-rarement il s'enflamme primitivement, de là résulte tantôt une hyper-
432 AlUtOMB PATBOLOffiQin SléoiAUl.
trophiede PoTaire, suite de l'organisation de l'exsudat, tantôt de la suppuration. Des follicules ou du stroma rinflammation se propage fréquemment au péritoine, et Ton trouve les traces de ces péritonites circonscrites de ToTaire dans les adhérences et les pseudo^membranes que cet organe établit avec les parois de l'abdomen et du bassin et avec toutes les parties voisines , ou bien dans l'épaississement fibreux du feuillet péritonéal; l'ovaire, dans ces cas, est atrophié. Cet épaississement du péritoine mettant obstacle à l'expulsion des follicules ,. ils se rencontrent souvent au-dessous en grand nombre et fort^nént distendus.
Dans fêtai puerpéral Tovarite est plus fréquente , mais en général comme inflammation puerpérale secondaire. Le stroma est surtout intéressé; il s'infiltre rapidement d'un exsudât gelatinifonne ou fibrineux, se ramollît et se gonfle; souvent cet exsudât devient purulent ou sanieux , le tissu de l'ovaire, ordinairement du volume d'une noix, est alors mou, boursouflé; il s'écoule de la coupe une pulpe d'un rouge brunâtre, le stroma est désagr^é, réduit en putrilage et parsemé d'ecchjmoses sous forme de taches et de traînées. Dans d'autres cas il se forme des abcès, soit dans le stroma même, soit par exsudation dans les follicules qui sont souvent le si^e principal de l'affection , soit encore par une exsudation dans des kjstes.
Les abcès du stroma détruisent ordinairement tout l'ovaire; ils ont depuis le volume du. poing jusqu'à celui d'une tête d'enfent, ne tardent pas à être entourés de fausses membrane et peuvent persister longtemps dans cet état, ou bien ils s'ouvrent rapidement dans la cavité abdominale. Parfois la perforation n'a lieu que plus tard et l'abcès se vide au dehors à travers les parois abdominales, ou bien il s'ouvre dans le rectum, la vessie, le vagin ou dans le périnée. Les abcès des follicules et des kystes atteignent souvent un volume considérable, contractent des adhérences avec les organes voisins et ine s'ouvrent que lentement.
Vovophorite puerpérale se termine rarement par la guérison , et cette dernière s'accompagne toujours de la destruction des follioules et du raccoroissement de l'ovaire*
ÀNATOMIS PÂTHOLOCIQUE SfiClkWU 43S
iféoPliASniBS PATHOtiOGiQVBS. — Le tissu ctmjonctif néoplastique se trouve dans l'ovaire : comme épaississement fibreux du feuillet péritonéal et de l'enveloppe fibreuse après une péritonite 9 ainsi que du stroma, des follicules ou de leurs parois après une inflammation; comme fibroïdes de Tovaire. Ces derniers, ordinairement petits, peuvent cependant atteindre le volume d'une tête d'adulte; ils se présentent en général dans les deux ovaires à la fois*
Le pigment néoplastique se rencontre régulièrement dans les follicules ovariques qui se sont vidés avec hémorragie, lors de l'expulsion de l'ovule; on l'observe encore après des hémorragies dans les follicules. Ce pigment, d'un rouge jaunâtre ou noir, est à l'état grenu ou cristallin et ordinairement entouré de tissu cicatriciel; d'autres fois il est contenu dans les follicules à l'état d'une bouillie épaisse.
Venclwndrome se présente en petits mamelons ou en tumeurs du volume du poing; rare.
Les concrétions se trouvent dans le tissu conjonctif néoplastique ; le véritable tissu osseux néoplastique se développe dans l'intérieur des kystes ou au dehors.
Les kystes ovariques sont très - fréquents et offrent toutes les variétés de formes décrites dans la première partie de cet ouvrage; ils constituent généralement Vhydropisie. de Fovaire.
A) Hydropisie des follicules de Gra&f. — Un seul ou plusieurs follicules augmentent de volume par une accumulation de sérosité dans leur cavité et par l'épaississement de leurs parois, à la suite d*une inflammation ou d'une modification progressive survenue dans la nutrition de ces follicules. Ceux-ci représentent alors des kjstes plus ou moins volumineux, à parois minces, remplis de sérosité limpide, faisant saillie à la surface de l'ovaire les uns à côté des autres, s'aplatissant mutuellement, et finissant même par communiquer entre eux par la disparition des cloisons qui les séparaient. En général l'un de ces kystes, qui se développe spécialement, dépasse le niveau des autres et acquiert des dimensions considérables; toutes les tumeurs réunies ont rarement un volume plus forte que celui d'une
434 ANATOiin! PATHOLOGIQUIÏ. SPéciALE.
didymite)* . Elle apparaît après une blessure y une contusion du testicule; dans l'upétbrite elle représente la propagation de L'inflammation sur les conduits déférents , Tépididj^me , rarement jusqu'au testicule lui-même; elle se montre dans la parotite épidémique; dans les accidents syphilitiques tertiaires, elle se présente sous forme de sarcocèle syphilitique»
Ije testicule est tuméfié, dur, son tissu injecté, ramolli ou dense. Parfois la tunique vaginale est enflammée simultanément , épaissie avec exsudât dans sa cavité.
La marche de l'orchite est aigué ou chronique, Texsud^t se résorbe ou s'organise en tissu conjonctif et le testicule reste gonflé et induré, ou bien il se forme du pus. Les abcès sont bornés à des points peu étendus où occupent la plus grande partie du testicule; quelquefois ils se fraient une voie et se vident au dehors, puis ils se ferment, ou ce qui est plus fréquent, pendant /un temps plus ou moins long il reste un ulcère à granulations exubérantes. D'autres fois c'est partiailièrément la tunique albuginée et ses prolongements qui s'indurent par de i'exsudat organisé, dans lequel il peut se développer plus tard des concrétions. Toutes ces terminaisons peuvent amener l'atrophie du testicule. L'épaississement et les conci'étions des parois du canal déférent doivent probablement être rapportées à une inflammation, qui accompagne celle de répididyme.
NÉOPLASMES PATHOLOGIQUES. — Le tissu conjonetif néh plastique se trouve après une inflammation, comnae épaississement fibreux de la tunique albuginée et de ses prolongements, ou sous forme d'un tissu fibreux réparti uniformément dans tout l'organe.
llenchondrome du testicule est rare.
On voit dans le tissu conjonctif néoplastique des concrétions sous forme de masses noueuses ou ramifiées.
l^ kystes sont rares; on a observé des kystes séreux , dont le contenu parfois avait été modifié par des exsudats ou des extravasats, et des kystes renfermant des poils et des productions osseuses (YEtPËÀu).
ÀNATOMfE PATHlHOCiaOE SPéCiàfiE» 4^5
Le cancer du testicule ^ assez fréquent d'ailleurs , s'y dévebppe primitivement et forme des tumeurs afi général volumineuses^ enveloppées par la tunique albuginée^ dans lesquelles la substance propre du testicule a complètement disparu* Parfois le cancer perfore la tunique albuginée et le scrotum, et il se produit un ulcère sanieux. Le cancer du testicule se combine avec le cancer des ganglions lymphatiques du ba»sin ou des ganglions situés le long de la colonne vertébrale, ou bien avec le cancer du rein. Le conduit déférent est aussi quelque*. fois atteint de dégénérescence cancéreuse.
Les tubercules se présentent dans Tépididynie et dans le testi» cule en mamelons de couleur jaune, plus ou moins volumineux, plus ou moins nombreux; généralement ils se ramollissent et produisent une caverne dans la substance épaissie du testi<ïule* Pendant leur développement, celui-ci augmente de volume, présente des bosselures et souvent s'enflamme* Les tubercules du testicule se montrent principalement dans le jeune âge; il s'y joint en général un dépôt tuberculeux dans les canaux déférents, les vésicules séminales, les uretères et les reins, ou bien ils s^accompagnent d'une d^énérescence tub^culeuse, souvent énorme, des ganglions lymphatiques du bassin ^ de l'abdomen , de la cavité thoracique et du cou*
1C« Tantqae vasinale*
Vinfiammaiion de la tunique yaginale n'est pas rare, en gé-^ néral tranmatique» et le résultat d'une contusion ou- d'un écrasement.
Sa marche est aiguë ou chronique, et elle fournit ordinairement un jexsudat séreux très-abondant qui , s'il ne se résorbe pas, persiste longtemps, augmente parfois, et constitue ui^e espèce particulière d'hydrocèle. Souvent l'inflammation aigu6 devient chronique, et celle-ci a pour résultat l'épaississement de la tunique vaginale par des pseudo-membranes fibreuses et l'augmentation du liquide épanché. Parfois aussi on rencontre sur la face interne de la tunique vaginale de petites lameUes
434 ANATOMfB PATHOLOGIQUR. SPéctALE.
didymte). . tile apparaît après une blessure, une contusion du testicule; dans rurëtbrite elle représente la propagation de L'inflammation sur les conduits déférents , l'épididj^me , rarement jusqu'au testicule lui-même; elle se montre dans la parodie épidémique; dans les accidents syphilitiques tertiaires, elle se présente sous forme de sarcocèle syphilitique*
Ije testicule est tuméfié, dur, son tissu injecté, ramolli ou dense. Parfois la tunique vaginale est enflammée simultanément , épaissie avec exsudât dans sa cavité.
La marche de l'orchite est aigué ou chronique, Texsudat se résorbe ou s'organise en tissu conjonctif et le testicule reste gonflé et induré, ou bien il se forme du pus. Les abcès sont bornés à des points peu étendus où occupent la plus grande partie du testicule; quelquefois ils se fraient une voie et se vident au dehors, puis ils se ferment, ou ce qui est plus fréquent, pendant. un temps plus ou moins long il reste un ulcère à granulations exubérantes. D'autres fois c'est particulièrement la tunique albuginée et. ses prolongements qui s'indurent par de Texsudat organisé, dans lequel il peut se développer plus tard des concrétions. Toutes ces terminaisons peuvent amener Tatrophie du testicule. L'épaississement et les concrétions des parois du canal déférent doivent probablement être rapportées à une inflammation, qui accompagne celle de répididyme.
NÉOPLASMBS PATHOt-OGlQUES. — Le tissu conjonctif néoplastique se trouve après une inflammation, comme épaississement fibreux de la tunique albuginée et de ses prolongements, ou sous forme d'un tissu fibreux réparti uniformément dans tout l'organe.
L'enchondrome du testicule est rare.
On voit dans le tissu conjonctif néoplastique des concrétions sous forme de masses noueuses ou ramifiées.
l^ kjrstes sont rares; on a observé des kjstes séreux , dont le contenu parfois avait été modifié par des exsudats ou des extravasats , et des kystes renfermant des poils et des produo tioos osseuses (Yeipêau).
ÀNATOMIB PA1W9I.0GIQQE SwédkVSU 43^S
Le cancer du testicule ^ assez fréquent d'atlleurs , s'y développe primitivement et forme des tumeurs afi général volumineuseSt enveloppées par la tunique albuginée, dans lesquelles la substance propre du testicule a complètement disparu. Parfois le cancer perfore la tunique albuginée et le scrotum, et il se produit un ulcère sanieux. Le cancer du testicule se combine avec le cancer des ganglions lymphatiques du bassin ou des ganglions situés le long de la colonne vertébrale, ou bien avec le cancer du rein. Le conduit déférent est aussi quelque;*, fois atteint de dégénérescence cancéreuse.
Les tubercules se présentent dans Tépididyme^t dans le testicule en mamelons de couleur jaune, plus ou moins volumineux, plus ou moins nombreux; généralanent ils se ramollissent et produisent une caverne dans la substance épaissie du testicule* Pendant leur développement, celui-ci augmente de volume, présente des bosselures et souvent s'enjQamme. Les tubercules du testicule se montrent principalement dans le jeune âge; il s*y joint en général un dépôt tuberculeux dans les canaux déférents, les vésicules séminales, les uretères et les reins 9 ou bien ils s'accompagnent d'une d^éiiérescence tub^culeuse» souvent énorme, des ganglions lymphatiques du bassin > de l'abdomen, de la cavité thoracique et du cou.