‹ Manuel d'anatomie pathologiqueChapitre 42 sur 64 · Tmttqae vasinale · texte numérisé non relu

Tmttqae vasinale

U inflammation de la tunique vaginale n'est pas rare, en gé* néral tranmatique» et le résultat d'une contusion ou d'un écrasement.

Sa marche est aiguë ou chronique, et elle fournit ordinairement un jexsudat séreux très-abondant qui , s'il ne se résorbe pas, persiste longtemps, augmente parfois, et constitue uiie espèce particulière Ahydrocèle. Souvent l'inflammation aiguë devient chronique, et celle-ci a pour résultat l'épaississement de la tunique vaginale par des pseudo-membranes fibreuses et l'augmentation du liquide épanché. Parfois aussi on rencontre sur la face interne de la tunique vaginale de petites lameUes

4f6 Amsown pâMOiOOKn» spAciau*

piaido-nienibraneùsM, qui peuvent ou s'otûfier ou acqu^ir un pédicule ou devenir libres et tomber dans la. cavité vaginale.

L'eisudat est quelquefiNS faànorragique et l'on a alors une dès formes de Vhématocèle, qui, dans d'autres ois, provient d'une bémorragie dans la tunique vaginale saine ou affectée d'bydrooële.

Les modifications de cet eisudat hémorragique sont absolu*flsent les mêmes que celles du sang épanché dans tout autre sac séreux: la tunique vaginale est épaissie, remplie par une masse brune de fibrine crue ou organisée en tissu oonjonctif, qui forme une sorte de réseau autour des restes du cruor; ou bien la paroi est recouverte d'une coudie épaisse de caillots fibrineux déchiquetés; quant à la 'cavité, elle est remplie d'un liquide brun noirâtre, dans lequel nagent des cellules à nojau incolores et pigmentées, des globules graisseux, des granules de pigment et des cristaux de diolestérine.

Rarement l'exsudat passe à la suppuration; quelquefois il se tubercnlise.

Outre l'inflammation, Vh^drooèle peut encore trouver sa cause dans une bypérémie et dans un ^t variqueux des veines. La sérosité épanchée est ordinairement limpide, d'un jaune intense, ricbe en albumine et contenant des cristaux de choiestérine, quand elle est déjà ancienne.

Quelquefois la tunique vaginale n'est pas fermée, mais elle communique librement avec la cavité du canal vaginal du péritoine qui est ouverte ou fermée au niveau du canal inguinal. Dans le premier cas, le liquide peut refluer dans la cavité abdominale, ou bien une anse intestinale peut descendre dans la cavité de la tunique vaginale (hjdrocèle compliqué de hernie inguinale congémale) ; dans le second cas , il forme une tumeur cylindrique depuis le canal inguinal jusqu'au fond de la tunique vaginale. D'autres fois la tunique vaginale est close, mais la portion du canal qui s'étend depuis là jusqu'à l'anneaii inguinal , a conservé sa cavité qui s'est remplie de liquide (hydrocèle enkysté du cordon). Cet état peut être confondu avec un kyste développé dans le tissu cellulaire làehe du cordon

ANATOfllffi PinOLOOIQin SféOMMA Ait.

spermaiiqiie. On obserTe encore des iafiltratioiii œdémateuaai et des kjstes d'apparence séreuse dans le tissu cdlulaire entre la vaginale commune et la vaginale propre du testiovle. Parfeiâ cet œdtaie est aigu.

8* Téileiilc» «ëiiiiiml^É*

Vinflammalion catarrhale des vésicules séminales résilie d'ordinaire de la propagation sur elles d'un catarrhe uréthral, ou d'une hjpérémie et d'un état variqueux des veines du bafsin» si fréquents à un âge avancé. OuUe les signes d'une simple inflammation catarrhale, on trouve adoore les parois ulcérées et perforées, ou dilatées par une accumulation de muoosités. L'inflammation consécutive à une blennorrhagie mai^che très*lentement et peut amener la destruction progressive des vésicules séminales, la suppuration du tissu cellulaire voisin et de la prostate.

Dans la tuberculisation des vésicules séminales, la muqueuse est transformée en une masse jaune, caséeuse, solide ou ramollie; cette altération se rencontre simultanément avee la d^nérescence tuberculeuse du testicule, de la prostate et des ganglions lymphatiques voisins.

4* PiHMtote.

V hypertrophie de la prostate n'est pas rare à un ftge avancé, elle se développe lentement et d'une manière inaperçue; la texture de la glande n'éprouve aucun changement, son tissu est tantôt plus mou, plus gorgé de liquide, tantôt plus dense; parfois il se développe en même temps des petites loges cystiformes, probablement par la dilatation des canaux de la glande. La prostate entière augmente uniformément de volume et atteint quelquefois la dimension du poing, ou bien une paftie de l'organe s'hjpertrophie spécialement. C'est surtout l'hypertrophie de la portion moyenne qui est importante , alors que ce lobe se développe seulement du côté de la vessie; en effet, en même

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entre les corps frangés , et que le péritohne et les exsudais organisés contribuent à former ses enveloppes externes.

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