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Vinflammation des trompes (vid. plus haut

On voit donc que le mode d'infection peut être fort différent, et a besoin d'être recherché pour chaque cas particulier. Quant au mode d'infection le plus fréquent, c'est sans contredit la métrite locale et la formation dans les veines de caillots , qui amènent secondairement les phénomènes de l'infection putride, puis après vient l'infection par un miasme.

J&i(Zoméfn/ej?wgrpérfl/^. C'est l'inflammation de la paroi interne de l'utérus; on peut considérer comme le degré le plus léger de cette affection, le catarrhe utérin puerpéral, qui se déclare quelquefois après l'accouchement et fournît un exsudât fluide, puriforme, qui s'écoule avec les lochies; toutefois Fécoulement catarrhal ne se distingue point essentiellement de l'écoulement lochial. Dans les degrés plus élevés, l'exsudat est croupal ou diphtbéritique, la substance de l'utérus est elle-même infiltrée jusqu'à une certaine profondeur, plus ou moins injectée et remplie d'exlravasats. Dans les cas favorables, l'exsudat croupal se détache, et après une exsudation catarrhale longtemps continuée, on voit survenir la guérîson en même temps que la muqueuse se régénère. Très-souvent les exsudais et la portion de substance utérine qu'ils embrassent, se détruisent par la gangrène; ce travail se remarque surtout sur le point d'insertion du placenta et sur la portion vaginale du col. L'utérus alors est volumineux , flasque , sa siu'face interne transformée en une pulpe noire, fétide {putrescence de l'utérus). L'inflammation se propage quelquefois sur la muqueuse des trompes , et de là dans certains cas sur le péritoine, notamment isur les parties qui revêtent l'utérus et ses annexes. Fréquemment aussi en même temps le vagin et les parties génitales externes

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sont enflammés. L'infection du sang par une métrite peut se produire, soit par la résorption de la sanie gangreneuse, soit par son introduction dans les orifices béants des veines, ou encore par la décomposition putride de caillots développés dans les veines ^phlébite utérine).

Quant aux phénomènes secondaires qui apparaissent après rinfection du sang, on voit survenir: des exsudations sur les séreuses (péritoine, plèvre, péricarde, arachnoïde, capsules sjnoviales) , des infarctus et des abcès métasta tiques (dans le tissu cellulaire cutané, entre les muscles et les viscères, dans les poumons, le cœur, la rate, les reins, le foie, le cerveau), des coagulums, même dans des veines éloignées du siège primitif du mal (dans les sinus crâniens, par exemple), des exsudations croupales et diphthéritiques sur les muqueuses (dans le gros inteslin, la gorge, Tœsophage, la vessie, etc.).

Les gonflements si douloureux d'une ou des deux jambes, qu'il n'est pas rare de rencontrer chez les femmes en couches, et qu'on désigne sous le nom général àephlegmasia Ma dolens, sont déterminés :

à) Par la formation de caillots dans la vdne crurale ou la saphène , par l'arrêt de la circulation et par l'œdème du tissu cellulaire.

6) Par un œdème aigu du tissu cellulaire sous-cutané et intermusculaire;

c) Par une lymphangite et un œdème secondaire;

d) Par une inflammation métastatique du tissu cellulaire* UiiCÉRATiONS. — Sur la muqueuse de la cavité utérine

on observe des ulcérations provenant de la fonte de carcinomes o^ de tubercules, rarement d'origine catarrhale; sur le col on trouve en outre des ulcérations syphilitiques.

Le museau de tanche présente :

1/ Des érosions catarrhales et des ulcérations^ des ulcères folliculeux de même origine.

2/ Des érosions et des ulcérations syphilitiques , disposées généralement en forme de demi4une autour de l'orifice vaginal du coU les ulcérations s'étendent quelquefois en profondeur et

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déterminent des pertes de substances* II existe souvent simul* tanément des condjiomes.

3/ Des ulcérations traumatiques produites par un accouebement, un pessaire, par des manœuvres grossières, etc.

.4.^ Des ulcérations tuberculeuses (très-rares) et des ulcères carcinomaieux {vid. Cancer).

6.° Vulcèrephagédénique (Cl4RKe) est rare; semblable aux ulcérations phagédéniques de la peau (cancroïdes)^ il produit une destruction graduelle mais continue des tissus, sans que son point de départ réside dans une masse cancéreuse ramollie. La destruction commence sur la muqueuse du museau de tanche et des culs de sac du vagin par Tatrophie inflammatoire et la décomposition putride des exsudais, se propage sur la substance de Tutérus, sur le rectum et la vessie, et présente Paspect d'un large ulcère îrrégulier , à bords infiltrés et déchiquetés , dont la base est recouverte par une pulpe noire , tomenteuse.

6/ Des ulcérations du col après les inflammations puerpérales.

]>Écaa[iRURE. — En dehors de l'état de gestation Tutérus peut se déchirer ou se perforer :

a) Par une accumulation excessive de sang, de pus, etc., dans sa cavité, occasionnant l'amincissement progressif, la rupture, Tulcération et la décomposition putride des parois utérines. Le contenu s'épanche dans la cavité péritonéale, ou bien après que de la suppuration et des adhérences se sont préalablement établies dans le voisinage, il se vide dans l'intestin, la vessie ou le rectum;

b) Par l'amincissement produit dans une partie de son tissu par des fibroïdes;

c) A la suite d'une violence extérieure.

L'utérus peut être perforé de dehors en dedans par des abcès et des ulcères des parties voisines.

Vans l'état de gestation l'utérus peut se déchirer : Quand il est le siège de fibroïdes ou de carcinomes , à la suite d'une violence extérieure, par un coup, une chute; ici se rangent les ruptures de l'utérus dans la grossesse tubaire

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interstitielle 9 ou bien dans la grossesse développée dans un utérus rudimentaire. Quelquefois les conditions qui ont provoqué la rupture sont obscures; il est encore incertain si des contractions spasmodiques de la matrice peuvent occasionner sa rupture.

Pendant le travail de raccouchement, la déchirure de l'utérus ' peut survenir :

a) Quand il y a un obstacle à l'expulsion du fœtus; si cet obstacle a son siège dans la portion vaginale, c'est ordinairement l'orifice du col qui se déchire d'abord , et la déchirure se continue dans la substance de l'utérus ; dans quelques cas rares , on a vu la portion vaginale être séparée complètement du corps de l'utérus; si l'obstacle a son siège au détroit inférieur, ou s'il tient au volume excessif du fœtus ou à une position vicieuse de ce dernier, c'est alors le fond de l'utérus qui se rompt.

by Par des altérations de texture de l'utérus et de la portion vaginale, telles que son amincissement avec position transversale du fœtus, son ramollissement après une inflammation, à la suite de fibroïdes, de cancer, etc.

c) Par des désordres, par des plaies à la suite d'une version forcée, de broiement et de déchirure du col par le forceps, les crochets ou par des pointes osseuses, etc.

Quelquefois la déchirure s'étend au vagin, à la vessie et au rectum. Les suites et les modes de terminaisons de ces désordres sont très -variables : dans les cas où le fœtus n'a pas passé dans la cavité abdominale, l'utérus se contracte rapidement et les deux lèvres de la plaie se réunissent bientôt par des exsudats et se cicatrisent; ou bien la plaie reste béante, le sang cjui s'est épanché dans la cavité abdominale, se décompose avec inflammation et gangrène des intestins. Dans les cas au contraire où il y a issue du fœtus dans l'abdomen , la mort arrive la plupart du temps promptement, mais quelquefois aussi la déchirure se cicatrise el le fœtus s'enkyste; ou bien il se forme des abcès et des fistules abdominales et intestinales, à travers lesquels les parties fœtales sont expulsées peu à peu.

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NéoPliASMES PATHOix>GiQUES. -~ Le tissu conjonctif néoplastique se trouve dans l'utérus: comme, exsudât inflammatoire organisé, comme produit de l'hypertrophie simple ou in» flammaloire (infarctus) de cet organe. Les JibroïJes sont trèsfréquents dans cet organe; ils sont enclavés dans le tissu utérin et forment des tumeurs arrondies, solides, variant du volume d'un pois à celui d'une tête d'adulte, solitaires ou multiples; à mesure qu'ils se développent, les fibroïdes refoulent la substance de l'utérus ordinairement hypertrophiée et très-vasculaire dans leur voisinage; il est rare qu'elle s'atrophie par la compression de fibroïdes volumineux. Ces tumeurs augmentent en général lentement; quelquefois cependant elles acquièrent rapidement un grand développement et sont alors molles et très- vascula ires; pendant la grossesse, leurs vaisseaux se développent considérablement, elles deviennent plus grandes et plus molles; elles se raccomissent après l'accouchement. Rarement les fibroïdes sont altérés par une inflammation; quelquefois après l'inflammation et la suppuration des tissus environnants, ils sont détachés de leurs adhérences et rejetés au dehors par les contractions de l'utérus. Les fibroïdes qui se développent près de la surface externe de l'organe, apparaissent d'abord sous le péritoine, s'élèvent de plus en plus vers la superficie de l'utérus, font une saillie plus ou moins prononcée et acquièrent un pédicule; ils finissent même par devenir complètement libres d'adhérence avec la substance utérine et ne tiennent plus à la matrioe que par un repli du péritoine (fig. 72, 73).

Par un travail analogue, les fibroïdes développés près de la muqueuse utérine deviennent sous-muqueux pendant leur développement; plus tard ils font saillie dans la cavité utérine, toujours recouverts par la muqueuse, acquièrent un pédicule plus ou moins étroit, et forment ainsi \e& polypes fibreux , qui dilatent la cavité utérine en proportion de leur volume.

hes polypes muçueux, d'ailleurs fréquents, sont déterminés: tantôt par l'hypertrophie de tous les éléments de la membrane muqueuse, tantôt par l'hypertrophie des follicules. Ils proéminent dans la cavité du corps ou plus fréquemment encore

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dans celle du col de l'utérus , sous forme de tumeurs molles , arrondies, du volume d'un pois à celui d'une fève (rarement ils atteignent les dimensions d'un œuf de pigeon).

Par suite d'un dépôt de sels calcaires, les fibroldes se transforment quelquefois en tumeurs de consistance osseuse (yid. p.7 6).

Les conditions dans lesquelles se développent les fibroïdes utérins, sont inconnues. On les trouve à tout âge après la puberté ; parfois ils n'occasionnent aucun désordre ; ils deviennent dangereux en comprimant la vessie, le rectum, etc., ou bien encore en amenant les hémorragies et les catarrhes de la muqueuse utérine; ces derniers sont surtout provoqués par les fibroldes qui apparaissent dans la cavité utérine sous forme de polypes.

Le museau de tanche est quelquefois le siège* de tumeurs papillaires qui présentent les caractères que nous avons décrits en traitant des maladies de la peau.

Les kystes de l'utérus sont séreux ou graisseux; rares.

La tuberculisaiion de l'utérus est très -rare et accompagne d'ordinaire une tuberculisation générale. Elle commence sur la muqueuse du fond par des groupes de granulations grises ou par une infiltration jaune , envahit peu à peu toute la cavité de l'organe, puis s'étend au col, au museau de tanche et au vagin. D'ordinaire il existe en même temps des tubercules dans les trompes et dans les ganglions abdominaux.

Le cancer est fréquent dans l'utérus; il débute en général par la portion vaginale , qui s'infiltre de substance cancéreuse et qui se trouve parfois totalement remplacée par des masses bosselées, granulées de tissu enoéphaloïde. La tumeur, après avoir envahi le col utérin , pousse des végétations , puis s'étend au vagin et au tissu cellulaire environnant , à la vessie et au rectum, et s'ulcère à sa surface; alors le cancer s'exfolie et se désagrège en une masse floconneuse, sanieuse. Mais pendant ce temps la dégénérescence cancéreuse envahit de plus en plus la substance de l'utérus et les organes voisins, et comme elle s'accompagne toujours d'un travail d'ulcération, il arrive enfin que la cavité du vagin, la moitié inférieure de l'utérus,

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la paroi postérieure de la vessie et la paroi antérieure du rectum sont transrormées en un vaste ulcère sànieux. It n'est pas rare alors de voir la vessie et le rectum se perforer; à ce degré le cancer tue en général par l'épuisement qui résulte des pertes subies par l'économie , et par des hémorragies répétées qui proviennent des parties désorganisées.

La marche du cancer est lente au début, surtout quand il est fibreux, solide, dur et infiltré dans les tissus; mais à partir du moment où il se développe des tumeurs encéphaloides, et que celles-ci commencent à s'ulcérer, la dégénérescence s'étend rapidement. Le cancer se présente ordinairement de 40 à 60 ans; on ne connaît pas les conditions dans lesquelles il se produit. Une autre espèce de dégénérescence du col, qui appartient à la classe des carcinomes , est décrite par Clarkb sous le nom de Uimeur en choux-fleurs du col utérin*

Voici , d'après Wirchow , son mode de développement : L'afFection commence par une simple tumeur papillaire; on voit- des végétations papillaires et villeuses, dont la surface est constituée par des cellules épithéliales à tous leurs degrés de développement et dont le centre se compose de tissu conjonctif et de vaisseaux; ceux-ci ne sont en général que des capillaires très-volumineux, à parois très-minces, et formant des réseaux ou des anses disposées en rayons. Dans le principe les papilles sont simples et trèsrserrées , plus tard elles se ramifient considérablement, augmentent jusqu'à former des franges de plusieurs millimètres de longueur, et la tumeur devient trem* biotante, molle et présente beaucoup^ d'analogie avec une mole faydatique. Après que ce travail s'est arrêté un certain temps à la surface, les alvéoles cancroïdes commencent à se développer dans la profondeur; entre les couches de tissu conjonctif et de tissu musculaire de l'utérus, on trouve des cavités, les unes tapissées par un épithélium lisse, et les autres avec des parois couvertes de nouvelles tumeurs papillaires.

Ce produit pathologique de nouvelle formation devient en général fatal par les hémorragies répétées ou par Pexoessive sécrétion de sérosité dont il s'accompagne; il est rare et

4M AlflTOMIB PAXBOU>GIQim ffiCIlLS.

fi'olMenre également chez les remmes mariées et obez les vierges. L'apparition- de Véchinocoque dans l'utérus n'est connue que par un très-petit nombre d'observations; dans un cas » le développement d'une grande masse de ces parasites dans le fond de l'utérus a provoqué la rupture de l'organe, un épanc^ement de sang dans la cavité abdominale et la mort (Wu.TOif).

VIGBS DE COIVFORMATION. — Abscnce du Ts^in coïncidant avec d'autres anomalies de l'appareil génital, ou se présentant avec un développement normal des parties sexuelles. — Terminaison borgne du vagin à son extrémité vulvaire ou utérine ; atrésie résultant de Timperforation de l'hymen ou de cloisons transversales existant dans un point quelconque du vagin. — Duplicité du canal vaginal produite par une cloison et accompagnant la bifîdité utérine. — Ârrét de développement: le vagin alors est étroit, uni, sans rides. — Développement prématuré.

Existence d'un cloaque, qui peut être complet ou incomplet; dans le premier cas , il y a absence des parties génitales externes : les uretères , le vagin et le rectum sont à l'élat rudimentaire et possèdent une ouverture commune; en général il existe en même temps une bifidité des organes internes; quelquefois il y a un vagin et des uretères, ou bien l'urèthre et le rectum viennent s'y ouvrir; — le cloaque est incomplet, et l'urèthre seul, ou le rectum seul (ce dernier possède quelquefois un orifice qui se ferme par un sphincter) s'ouvrent dans le vagin; plus rarement on voit le vagin s'ouvrir dans l'urèthre.

Le vagin s'agrandit toujours pendant la grossesse, et lorsqu'il est tiraillé par des tumeurs utérines ou ovariques. Les parois vaginales s'bypertrophient , mais seulement en proportion de leur allongement.

La dilatation du vagin est produite par le prolapsus utérin, par des polypes fibreux qui font saillie dans la cavité du vagin à travers l'orifice du col dilaté, par des pessaires, etc.

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Le rétrécissement est déterminé par la formation de dca* trioes étendues; par suite de l'adhérence des parois antérieure et postérieure entre elles et à la suite d'ulcérations, il peut survenir une atrésie complète du vagin.

Après un relâchement considérable de ces parties, surtout s'il coïncide avec leur agrandissement, comme par exemple après une grossesse, il peut se faire une chute du vagin analogue à la chute du rectum {dg, 30); elle n'atteint jamais un degré trèsélevé, mais d'après Kiwisch, elle a pour effet de tirailler l'utérus, d'allonger la portion vaginale ou même de provoquer un prolapsus utérin.

La dilatation considérable de la paroi postérieure de la vessie occasionne )e prolapsus de la paroi antérieure du vagin (cystO" cèle vaginaie^ fig. 69); la dilatation ampuUaire de la paroi antérieure du rectum ou la descente d'une anse intestinale entre le rectum et le vagin détermine le prolapsus de la paroi postérieure du vagin. ( Hernie vaginale postérieure, rectocèle vaginale 9 6g. 70, 71.)

Les plaies du vagin arrivent d'ordinaire pendant l'accouchement naturel ou artificiel; dans le premier cas, ce sont les parties du fœtus, dans le second , les instruments employés pour l'extraire, qui occasionnent la blessure. Les mêmes causes peuvent amener des lésions plus graves encore, soit en intéressant directement la paroi vésicale ou rectale, soit en provoquant l'ulcération consécutive des parties froissées ou contuses, et pro* duire après l'accouchement desjistules vésico-vaginales et rectovaginales; ces désordres peuvent du reste, quoique rarement, être la suite d'ulcérations du vagin, d'abcès du tissu cellulaire ou d'ulcérations du rectum.

Vhypérémie et l'hémorragie vaginales sont quelquefois les prodromes d'une vaginite exsuda tive; outre cela on les a observées dans le choléra.

INFLAMMATION — NÉOPLASMES PATHOLOGIQUES. — 1) L'inflammation catarrliale du vagin est aiguë ou chronique; elle est provoquée par des irritations locales, par des refroidisse* ments, par le contact de mucus blennorrhagique provenant de

âHaiom râfBouMMOoi «véauc

l*urètlire de niomme, elle se montre très-fréquemment «rec la forme dironique chei les sujets scrofuleux , dilorotiques et , dans œrtaines contrées, chez presque toutes les femmes. Les altérations anatomiques du catarrhe chronique sont identiquement les mêmes que dans les autres muqueuses; la muqueuse vaginale est en général recouverte par un mucus blanc, épais (cellules ^itbéliales déladiées, tant anciennes que nouvelles), plus rarement par du pus; ces liquides, par leur écoulement au dehors du vagin , constituent la MsniiorAé^ (Jlueurs blanches); de plus, la muqueuse est épaissie, les parois vaginales sont relâchées, de telle sorte qu'un catarrhe de longue durée peut produire des prolapsus du vagin plus ou moins étendus. Parfois les follicules de la muqueuse participent à son inflammation , s'infiltrent et forment ces petites granulations dures, dont le vagin est qudquefois couvert. (KnnscH, qui d'après ses recherches, ou plutôt d'après celles de Kôixioii, rejette l'existence de follicules dans la muqueuse vaginale, fait provenir ces granulations d'une hypertrophie des papilles de la muqueuse.) - Rarement il se produit sur des points circonscrits du vagin une atrophie des couches superficielles de la muqueuse par excoriation ou ulcération; ces altérations existent plus fréquemment dans le vestibule , sur les nymphes , sur les grandes lèvres, à la face interne des cuisses, lorsque ces diverses parties ont été baignées pendant longtemps par l'écoulement des produits de sécrétion.

Dans quelques cas cependant on trouve les parties ulcérées du col utérin ou du vagin accolées entre elles. Souvent alors il existe un catarrhe utérin.

3) Les exsudations croupales et diphihéritiques se présentent quelquefois comme des inflammations puerpérales avec une endométrite ou comme épiphénomène d'autres afiections, dans le typhus, le choléra, les exanthèmes; elles amènent l'ulcération et la suppuration de la muqueuse sur des points circonscrits ou étendus, et après leur guérison il reste un rétrécissement ou une adhérence des parois du vagin par des cicatrices fibreuses solides.

ANÂTOMn PATBOIOGIQDC SpéciàLB. 461

3) Vinflammation du tissu cellulaire sous^muqueux accom* pagne parfois le catarrhe ou les Tarices du vagin, et produit répaississement, la rigidité du vagin et son union étroite avec les parties environnantes.

Parmi les diverses espèces d! ulcérations, on observe dans le vagin : des ulcérations catarrhales, foUiculeuses, dipbthéritiques, pbagédéniques; des ulcères carcinopiateux, coïncidant' avec des affections semblables du col et du corps de Tutérus; des ulcérations syphilitiques qui d'ordinaire siègent à l'orifice vaginal et sur le col utérin , plus rarement sur la paroi même du vagin*

Quant aux néoplasmes pathologiques , on trouve dans le tissu cellulaire sous-muqueux des Jibroxdes qui se coiffent de la muqueuse et font saillie dans le vagin ; quelquefois ils s'étendent de la paroi postérieure de l'utérus jusque sur le vagin.

La téléangiectasie est rare. Il en est de même des kystes; ceux-ci sont d'origine néoplastique, proviennent de follicules dilatés, ou sont séreux (Lee).

Le cancer se propage ordinairement du col utérin sur le vagin, mais il s'y développe aussi primitivement sous forme d'infiltration ou de tumeur circonscrite , passe bientôt à la période ulcérative, s'étend aux organes voisins, et donne lieu en se ramollissant à des communications fistuleuses avec la vessie et le rectum.

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