Valve
L'absence des parties génitales externes ne s'observe en général que sur des monstres non viables; il est rare qu'elle existe avec un développement normal des organes génitaux internes. On rencontre plus fréquemment un état rudimentaire de l'appareil entier ou de quelques-unes de ses parties; — des dimensions anormales des nymphes , du clitoris; — des nymphes multiples; — un développement prématuré des parties génitales externes avant la puberté, ordinairement avec un développement prématuré des mamelles. — Division du clitoris existant seule ou avec la division de la vessie et de l'urèthre.
Vhxperirophie dès grandes lèvres ou du clitoris constitue
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Yehphantiasis de ces parties; les grandes Fèvres peuvent augmenter au point de descendre jusqu'aux genoux; quant au clitoris, il atteint parfois le volume d'une tête d'enfant et au delà {vid. Maladies de la peau).
Vatrophie se déclare chez des sujets maigres et avancés en âge, dans certains cas elle survient à la suite de pertes de substance répétées, produites par des ulcérations syphilitique^.
Les inflammations de la peau et de la muqueuse vulvaire présentent les mêmes caractères anatomiques que les inflammations de la peau dans les autres parties de l'économie;' les inflammations du tissu conjonctif sous-muqueux et de celui qui entre dans la composition des replis vulvaires, entraînent quelquefois la formation d'abcès , la gangrène ou l'induration , et se présentent souvent sous forme d'œdème aigu et d'érysîpèle. L'inflammation des glandes de Bartholin {glande vuluovaginale) provoque souvent un gonflement considérable et de la suppuration.
Les ulcères qui se développent à la vulve, sont simples, syphilitiques 9 carcinomateux , gangreneux ou exantbématiques (herpès, eczéma , lupus).
Parmi les productions néoplastiques on y voit : des condylomes, des fibroïdes, le sarcome et le cystosarcome, des tumeurs folliculaires, des téléangiectasies et le cancer. Ce dernier commence ordinairement aux grandes lèvres ou sur le clitoris, forme des tumeurs qui s'ulcèrent, et détruit peu à peu presque entièrement les parties génitales externes, puis envahit Turèthre et le vagin.
s. ]flaiiielles«
VICES DE CONFORl^IATIOlV ET CHANGEMENTS DE TOI^UIHE.
— L'absence de l'une des mamelles a été observée dans deux cas avec absence partielle des côtes (Froriep, Ried). — L'état rudhnentaire de ces parties coïncide plus fréquemment avec un arrêt de développement général de l'appareil sexuel et de toute réconomîe. — Par contre on trouve quelquefois un dé^ veloppement prématuré des mamelles avant la puberté. -—
AifiTovis PÂTHOioeiotnB spÉciÂix. 463
On rencontre aussi des mamelles surnuméraires {mamelles suecenturiées, Albers)^ placées au nombre de 1-3 à côté ou au-dessous des seins ; ces mamelles surnuméraires sont ordinairement plus petites qu'à l'état normal, mais donnent du lait chez les femmes en couches. — Quelquefois une mamelle possède plusieurs mamelons.
Les dimensions de la mamelle Tarient considérablement, tant d'après le développement du tissu glandulaire lui-même, que d'après celui de la graisse qui l'entoure; celle-ci existe quelquefois en quantité énorme; U hypertrophie vraie de la glande se présente seule ou combinée avec une hypertrophie du tbsu conjonctif ; les acini et leurs conduits se dilatent et donnent à la surface d'incision un aspect lobule. Chez les vieilles femmes la mamelle s'atrophie; quelquefois cette atrophie se déclare déjà plus tôt.
Chez l'homme la glande mammaire est en général à l'état rudimentaire; néanmoins on voit quelquefois, chez des jeunes garçons et même chez des hommes adultes, la glande se développer spontanéoient , ou acquérir un certain développ^nent après l'application répétée d'un nourrisson et sécréter du lait.
Il est rare que des hémorra^es aient lieu dans les mamelles, elles se déclarent spontanément à l'époque men^ruelle, ou bien elles sont traumatiques, et dans ces derniers cas elles fournissent souTent le blastème des tumeurs ^^rmecc^e^ du sein.
ViVijAMMATiOTi. — L'inflammation est fréquente pendant l'allaitement. En dehors de cet état , elle est presque toujours produite par une contusion de la mamelle; elle occupe rarement toute la glande , ordinairement elle n'atteint que des lobes isolés. La partie affectée est gonflée, injectée, d'un rouge foncé, dure, elle présente une texture homogène, charnue. L'exsudat peut se résorber, ou bien il s'organise en tissu conjonctif et détermine une induration passagère ou permanente des lobes affectés avec atrophie du tissu glanduleux; d'autres fois il passe au pus, terminaison qui se présente souvent. L'abcès soulève ordinairement la peau qui se perfore, puis survient la cicatrisation et la guérison; parfois l'inflammation
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et ia suppuration s'étendent peu à peu à toute la glande qui se détruit et il se forme des trajets fistuleux sous la peau et des aboès sous les téguments du thorax.
Les inflammations qui se déclarent pendant l'état puerpéral sont ordinairement spontanées, d'autres fois elles sont secondaires et proviennent d'une infection putride.
NBOPIASMBS PATaoïiOGiQUBS. — Le iissu conjonciif néoplastique s'observe:
1/ Gomme hypertrophie du tissu conjonctif entre les lobes de la glande et les acini; elle est générale ou circonscrite et souvent accompagnée d'hypertrophie du tissu glandulaire luimême. Cet état, ordinairement idiopathique, se développe trèslentement {tuméfaction chronique de la mamelle , A. Gooper) chez les vierges et chez les femmes mariées, est partiel ou général, et forme des tumeurs qui varient du volume d une noisette à celui d'un œuf de poule, quelquefois même d'un poids de plusieurs kilogrammes; ces tumeurs arrivées à un certain degré, restent ordinairement stationnaires ou bien prennent de temps en temps un nouvel accroissement; elles ne de^ viennent fâcheuses que par leur poids ou par la compression qu'elles exercent sur les nerfs. Quelquefois la peau distendue et amincie par la tumeur, s'excorie. Quand le développement du tissu conjonctif néoplastique est très -considérable, cette hypertrophie prend le caractère d'une tumeur fibreuse; quand il se forme des kystes d'origine néoplastique ou dus à la dilatation des conduits de la glande, l'hypertrophie prend le caractère du cystosarcome. Souvent après que cette tumeur est restée longtemps bénigne, il vient s'y ajouter des éléments cancéreux, qui lui donnent un caractère malin et en rendent l'extirpation sans utilité.
2."* Les tumeurs fibreuses {fibroxdes et sarcomes) sont ou la suite de l'hypertrophie, comme nous l'avons dit, ou bien elles se déclarent idiopathiquement dans les parois thoraciques, repoussent peu à peu le tissu glandulaire et adipeux, tout en produisant leur atrophie, arrivent sous la. peau à l'état de nodosités Irès-dures , et forment quelquefois sous les téguments cutanés
ANÂTOIim PÂTBDLOGtQOB SpéCUtK. 465
des tumeurs arrondies ou lobées d'un volume considérable. Elles se développent très-lentement, sont ordinairement solitaires, rarement multiples et possèdent parfois des diinensions énormes (5 à 7 kilogr.). Il n'est pas rare de voir se former dans le tissu fibreux ou sarcomateux des cavités çystiformes qui, lorsqu'elles deviennent considérables., donnent à la tumeur l'apparence d'un cystosarcome.
Dans un petiC nombre de cas on a rencontré des lipomes et des enchodromes y tantôt petits, d'autres fois énormes.
Les concrétions paraissent exister très-rarement dans la mamelle. D'après Albers, on en trouverait quelquefois cBez de très-vieilles femmes dans les parois des conduits excréteurs de la glande.
Les kystes se présentent fréquemment et sous toutes les formes: kystes séreux, renfermant de la graisse et des poils, cystoïdes composés à contenu séreux ou colloïde; mais les cystosarcomes BYec toutes leurs variétés (décrites page 121) y sont les plus fréquents;* ils forment quelquefois des tumeurs trèsgrandes.
La fumeur laiteuse (galactocèle, FoKOKt} consiste dans la dilatation d'une ampoule galactophore par l'accumulation du lait, à la suite de l'oblitération d'un conduit galactophore. Ce tube dilaté contient du lait ou une masse caséeuse; un grand nombre de petits conduits excréteurs viennent parfois y aboutir; dans quelques cas il se produit plusieurs petites poches à la fois, ou bien les conduits galactopbores se dilatent secondairement et forment autant de petites poches. Le volume de ces tumeurs est quelquefois très*considérable ; on en a rencontrées d'où l'on a tiré jusqu'à c/n^ kilogrammes de lait et plus encore. D'après Dupdytren, il s'est fait dans ces cas une rupture de l'ampoule galactophore avec épanchement du lait dans le lissii cellulaire voisin. Le contenu d'une pareille ampoule peut se transformer peu à peu en sérosité aqueuse et donner lieu à un kyste séreux, dont les parois s'épaississent par du tissu conjonctîf néoplastique. Il est même probable que c'est là le mécanisme le plus fréquent de la formation des kystes du
sein qui s'accompagnent de formation de tissu €onj(m€tif néoplastique* L'oblitération du conduit galactophore résulte souTcnt d'une inflammation du mamelon , d'autres fois sa cause n'est pas appréciable. Le reste de la substance glandulaire persiste longtemps à l'état normal, mais à la fin elle s'atrophie par la pression des poches considérables.
Le cancer du sein est très - fréquent , il se déYebppe en général sous forme d'infiltration diffuse dans le tissu cellulaire interlobaire et interlobuiaire de t<Hite la glande ou de quelques-unes de ses divisions , çt produit des nodosités trèsdures , au milieu desquelles la substance glandulaire disparait peu à peu; d'autres fois il donne lieu dès le début à des tumeurs distinctes qui repoussent le tissu glandulaire par leur accroissement progressif. Après avoir persisté plus ou moins longtemps sous forme d'un seul ou de plusieurs tubercules, dans la plupart des cas le cancer se-raccornit par suite de la métamorphose graisseuse de ses cellules (on voit alors sur la tumeur incisée un réiiculum très-élégant)* ou par la tubercu- Hsation de quelques-unes de ses parties; la trame conjonctive qui traverse le cancer, se rétracte dans les points altérés, forme des brides ramifiées, qui attirent la peau et donnent ainsi à la tumeur un aspect bosselé.
Dans d'autres cas, après la métamorphose graisseuse préalable ou la tuberculisation de portions plus ou moins étendues dé la tumeur, quelques points se ramollissent, il se forme des cavernes au-dessus desquelles la peau s'atrophie et disparait; les parois de la caverne arrivées en contact avec l'air extérieur deviennent le siège d'une décomposition rapide. Plus rarement ces nodosités cancéreuses se développent promptement en masses molles et considérables, qui perforent la peau et viennent faire sailUe au dehors à l'état de tumeurs ulcérées.
A . côté dés tumeurs cancéreuses de la mamelle , il • existe fréquemment dans la peau des nodosités cancéreuses, dont le ramollissement augmente encore l'étendue de l'ulcère cancéreux; dans la plupart des cas, les ganglions lymphatiques voisins {ganglions axillaireâ) participent à la dégénérescence
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cancéreuse, parfois on trouve en même temps du cancer dans la plèvre, les poumons, le foie, l'ovaire et l'utérus. L'ulcération progressive du cancer mammisiire envahit parfois toutes les parties molles environnantes du thorax, les muscles intercostaux; les plèvres s'infiltrent et se détruisent peu à peu, d'où résulte une pleurésie ou uiîe pneumonie fatales.
Les anciens auteurs mentionnent des tubercules volumineux ou nodosités scrofuleuses du sein.
A* CooPER a trouvé dans la ouamçlle des vésicules d'échinO'' coque à divers degrés de développement*
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