‹ Manuel d'anatomie pathologiqueChapitre 53 sur 64 · OsréiTifi · texte numérisé non relu

OsréiTifi

L'inflammation d'un os est la suite, tantôt d'une blessure, tantôt de la pblogose des parties molles voisines et du périoste; parfois elle se développe sous l'influence de nécroses partielles ou de pseudo-plasmes qui pullulent dans l'os; enfin elle peut être causée par des maladies générales, telles que la syphilis et les scrofules.

V ostéite s'empare de l'os tout entier ou seulement de parties circonscrites ; elle peut prendre naissance en un point et s'étendre par continuité de tissu.

Voici ce qu'on observe dans cette inflammation :

Les vaisseaux sont gorgés de sang , ce qui donne à l'os un aspect rouge; la, coupe montre de nombreux points sanguins; l'exsudation s'accompagne de la résorption des sels calcaires , d'où résulte une certaine mollesse de l'os, dont la consistance se rapproche de celle du cartilage; l'os se gonfle et se tuméfie par suite de la dilatation que l'exsudat fait subir aux vacuoles ; le -périoste d'un côté et la membrane médullaire de l'autre , participent d'ordinaire à l'inflammation.

Les terminaisons de l'ostéite varient selon le genre de métamorphose de l'exsudat , selon que les sels calcaires sont ou non restitués , selon enfin que les membranes périostique et médullaii^ sont ou non malades*

à) Vexsudat est résorbé, l'os d'abord gonflé, ramolli , rouge, revient peu à peu à son volume primitif et à sa texture normale : ce mode de guérison a été démontré, par l'observation clipique plutôt que par l'étude anatomique.

&) V exsudât s'ossifie, pendant que les parties osseuses ramollies regagnent les sels calcaires qu'elles avaient perdus; l'os

610 AifàTcwifi vkVÊOumwm srÉOàis.

gonflé par l'inflammation conserve après la goérison son augmentation de Yolume, mais les Tacuoles qui s étaient formées par la raréfaction de son tissu , ont été rétrécies ou oblitérées par Texsudat ossifié; la guérison achevée, il apparaît épaissi et très-^x>mpacte {kjrpéroHose avec sclérosé)» La périostile concomitante peut accroître cet état d'hypertrophie, en versant à la surface de Tos enflammé ses produits ossifiants, qui augmentent son volume par Taddition de nouvelles couches corticales, compactes ou poreuses, ou par la production d'ostéophytes ou même d'exostoses (si l'inflammation était circonscrite). Ces désordres ont besoin d'être étudiés dans tous leurs degrés, sur l'os tant frais que macéré. Examiné seulement après avoir été soumis à la macération et autant que l'ossification curative ne soit terminée, l'os présente un aspect spongieux, poreux, plus ou moins prononcé selon que la restitution des sels calcaires et l'ossification des exsudats sont déjà plus ou moins avancées* Cet état a été décrit tantôt comme ostéoporose , tantôt comme ramollissement des couches corticales, etc., mais il n'est réellement qu'un stade de l'ostéite.

c) L'exsudat est résorbé, la restitution des sels calcaires s'effectue, mais les vacuoles et tes canaux qui ont été dilatés, per^ sistent dans cet état : l'os reste gonflé ^ poreux et spongieux. On n'a pas encore démontré d'une manière satisfaisante si cette altération , décrite sous le nom d*ostéoporose inflammatoire, est susceptible de devenir permanente et si elle constitue une altération à part; elle pourrait bien n'être qu'un état transitoire de Tostéite à Thypertrophie ou à la sclérose.

d) Enfin V exsudât s'organise en pus, l'os apparaît ramolli , rouge , ses vacuoles sont remplies de pus.

L'ostéite suppurée présente plusieurs modes de terminaison : 1) Le pus est résorbé, les sels sont restitués, l'os reste épaissi , il est spongieux ou redevient compacte par une exsudation ossifiante consécutive;

3) Sur certains points la résorption inflammatoire ne s'empare pas seulement des sels oatcaires, mais auj^sî de la base organique (fortUage) de l'os; les pertes de substance qui en

ANàfOWB PATfOL06IQI» SftoàU. 611

résultent se remplissent de pus et consUluenl les abcès osseux. Ils sont d'ordinaire petits , mais peuvent dans certains cas acquérir des dimensions notables. Le pus se fait quelquefois jour au dehors, alors la cavité se comble peu à peu au moyen d'une exsudation ossifiante et le travail morbide se termine par la formation d'une cicatrice osseuse, composée de tissu osseux compacte lisse ou bosselé, ayant quelquefois une disposition en étoile*

3) De petites parcelles osseuses, ou des portions plus grandes, ou même l'os dans toute son épaisseur, sont frappés de mort (vid. Nécrose).

4) L'inflammation suppurative est lente, chronique, et en s'étendant à la périphérie, détruit l'os peu à peu (vid. Came)«

5) Le pus rassemblé en abcès plus ou moins grands , s'épaissit en grumeaux et prend l'aspect d'une masse tuberculeuse (vid.

TuiERCCLES MES OS).

L'ostéite aiguë suppurative peut amener la mortification rapide de l'os* Toutes ces terminaisons de l'ostéite purulente peuvent encore se modifier et s'aggraver, en ce que la suppu** ration devient sanieuse.

CARiB. — La carie ou V ulcération des os^ est dans son essence une inflammation chronique avec formation de pus ou de sanie et destruction de l'os; elle envahit de préférence les os spongieux, se rencontre rarement dans les os compactes; elle reconnaît tantôt des causes locales, ou bien se développe spontanément sous l'influence de certaines diathèses (scrofule, syphilis). Le mal. débute par le centre ou la périphérie de l'os et s'étend graduellement à la totalité de l'organe.

Examiné à l'état frais, l'os atteint de carie est d'une couleur sale; ses vacuoles, d'abord normales, se dilatent plus tard, se remplissent d'un liquide brunâtre, composé de pus et de graisse médullaire dissoute; à côté de ce liquide on rencontre parfois des granulations charnues dans les vacuoles médullaires. Les sels calcaires sont résorbés en partie, l'os est ramolli, quelquefois sécable , souvent gonflé et épaissi. Les parties molles sont enfl^inmées dans le voisinage de l'os malade et traversées

612 ànàtomB rànotMioqE «péaAtE.

par des trajets fistuleux, dont les parois fournissent paiement un pus sanieux; le périoste se détruit dans les points affectés, sur les limites du mal il se trouve dans un état inflammatoire et fournit des exsudats ossifiants.

On trouve souvent dans le pus et la sanie qui s'écoulent des plaies , de petites parcelles osseuses mortifiées et même des débris osseux plus volumineux. Les os les plus rapprochés du siège du mal sont hypérémiés, leurs capillaires gorgés de sang, leurs sels calcaires en partie résorbés, leurs vacuoles médullaires remplies de cellules adipeuses, ils sont mous, sécables* Ce ramollissement s'étend quelquefois très-loin ; dans la carie de l'articulation du cou-d&-pied, par exemple, il peut envahir tous les os du pied*

Soumis à la macération, l'os apparaît rugueux, son tissu est spongieux, les vacuoles mises à jour sont souvent élai^ies simultanément, leurs parois résorbées; l'os parait quelquefois gonflé, il offre des pertes de substance résultant de la destruction complète de quelques-unes de ses parties* La portion cariée est limitée tantôt par du tissu sain , tantôt par des portions sclérosées ou atrophiées; sa surface est quelquefois couverte d'ostéophytes* Toutes ces variétés proviennent de l'état des parties osseuses voisines du foyer de la carie, et de la nature de l'exsudat qu'elles ont pu fournir.

La guérison commence à partir du moment où l'exsudat fourni par les points cariés cesse de s'organiser en pus et devient susceptible d'ossification; les pertes de substance peu étendues se comblent alors par un tissu osseux compacte bien développé; quand elles sont considérables, elles ne se réparent point, mais guérissent par une cicatrice osseuse déprimée, dure, souvent éburnée.

NÉCROSB* — Le mot nécrose, mortification de V09, ne se rapporte pas à une cause pathogénique déterminée, dérivant à* une seule et même affection, mais il désigne un état anato* mique dans lequel la mortification de l'os constitue une manifestation locale de procès morbides très-variés : chacun des cas particuliers exigera donc une .analyse rigoureuse, quand on

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Youdra remonter à la série des altérations qui ont amené le résultat final, la nécrose.

Ij^ mortification est surtout fréquente dans les os compactes, particulièrement dans ceux du crâne et dans les diaphjses des os longs; elle est plus rare dans les os spongieux*

Elle peut envahir tes parties périphériques (nécrose externe superficielle, fig. 94 c) , ou l'intérieur de l'os {nécrose interne centrale, fig; 94 d), ou ce dernier dans toute son épaisseur {nécrose totale, fig. 93 e) ; plus rarement elle envahit la tota« iité de Tos.

L'étendue de la mortification et son mode d'extension sont tellement variables , que les classifications basées sur cette circonstance sont difficiles dans leur application* La partie osseuse mortifiée est nommée séquestre, la partie qui l'emprisonne, capsule séquestrale, les trous qui percent celle-ci et par lesquels le séquestre peut sortir ou être extrait, sont appelés cloaques.

En considérant de plus près les phénoûaènes qui précèdent et accompagnent la nécrose, on trouve en général que la mor* tification est toujours la suite d'un arrêt de la circulation dans la partie d'os affectée.

L'étude de ces phénomènes permet d'établir les variétés suivantes :

1) Nécrose primaire. — La circulation est entravée par la pression qu'exercent sur les vaisseaux nourriciers de l'os des tumeurs, des anévrismes, -^ des caillots plus ou moins éten* dus, formés dans les vaisseaux afférents, après des ligatures d'artères ou par suite de coagulations spontanées dans les artères ou les veines ; — par la déchirure des vaisseaux nourriciers après des blessures , l'ébranlement des os , le décollement du périoste. Â la suite de ces causes diverses on a rencontré la mortification d'un os ou de parties circonscrites comprenant toute son épaisseur ou les couches corticales*

Le travail pathologique est dès le début celui de la mortification; peu à peu la portion nécrosée perd ses connexions avec les parties auxquelles elle tenait. Les phénomènes qui accom» pagnent ce travail de séparation, n'ont pas encore été étudiés

614 AnvroM» pathologiqdb spicHAC»

dans toutes leurs phases. Sur les limites de la partie mortifiée, le tissu osseux resté Tivant devient Iç siège d'une stase sanguine et d'une inflammation , suivie d'ordinaire de suppuration; l'os se ramollit, devient spongieux, une portion de la substance osseuse disparaît^ les canaux dilatés se remplissent de pus et de granulations, et c'est ainsi que peu à peu la partie morte se trouve séparée des tissus vivants et prend le nom de êéquesîre.

Quand le séquestre se trouve contenu dans l'intérieur de Fos, toutes les parties qui l'emprisonnent sont en général dans un état de gonflement inflammatoire, et sur un ou plusieurs points l'os ainsi modifié se détruit par la suppuration , se perce d'ouvertures qui sont nommées cloaques.

Quand le séquestre est plaoé superficiellement sous le périoste, celui-ci prend part à l'inflammation , fournit d'abord un exsudât qui se convertit en pus et en granulations; plus tard, après la séparation du séquestre, Texsudat qu'il fournit s'ossifie, et produit des couches osseuses adventitielles qui se percent également de cloaques.

La nécrose qui comprend toute l'épaisseur d'un os, est suivie également de périostite et d'ostéite sur les limites de la mortification. Le séquestre est emprisonné par une coque osseuse fournie uniquement par le périoste; cette coque, soudée aux deux extrémités osseuses vivantes , rétablit la continuité de l'os.

Toutes les altérations que nous venons de décrire, sont analogues entre elles, en ce que le travail inflammatoire de l'os est consécutif à la nécrose, qu'on peut appeler pour cette raison nécrose primaire.

2) Nécrose secondaire, — Dand d'autres cas, l'arrêt de la drculation dans un os est la suite d'une inflammation de l'os, du périoste ou des parties voisines. Cette inflammation peut être locale ou déterminée par des maladies générales (syphilis, scrofule, scorbut).

Presque toutes les ostéites suppuratives , aigu^ ou chroniques, sont suivies de la mortification de petites parcelles osseuses; parfois la nécrose envahit des parties plus considérables : on a voulu voir dans ces cas une combinaison d'ostéite uloérative

A!lA.rOMIE PATHOLOlîlQOB SPlSciALE. 515

et de liéçpose. B'aulrcs foi» le.^ portions d'os mortifiées sont tellement considérables » que Pinflâmmation , qui cause ces désordres, frappe beaucoup knoins l'observateur que la mortiâcalîon concomitafité , et on ne fait mention que de Ik nécrose.

Le volume de la partie mortifiée est (rès variable : c'est tantôt une petite portion de la périphérie ou de la partie centrale dé Fos, tatitôr une portion annulaire profonde, entourant le canal niéduNaîre, d'autres fois l'os est envahi dans toute son épaisseur. La nécrose se développe peu à peu, à mesure que la suppuration ulcéreuse fait des progrès : celle-ci détermine aufôî là séquestration de la partie nécrosée. Le séquestre offre rarement la texture de Tos sain et porte plus souvent les traces de Pétai inflammatoire qui a précédé la nécrose; soumis à la macération, il montre une surface rugueuse, réticulée, des canaux et des vacuoles médullaires élargis. (On attribue souvent cet état poreux du séquestre à la dissolution que le pus lui aurait fait subir après sa séparation ; nous ne pouvons ni reconnaître au pus les qualités dissolvantes ou . caustiques qu'on lui attribue, ni supposer qu'une portion d'os nécrosée puisse être dissoute ou même résorbée eri partie; H faut donc admettre que l'état d'érosion du séquestre provient de l'inflammation et de la suppuration qui ont précédé et amené la mortification , et que dans tous les cas où le séquestre est trouvé rugueux et corrodé, la nécrose, a été la suite d'une iilflammation suppurative. Une fois mortifié complètement, l'os ne peut plus siïbir de modification, à moins qu'on ne veuille attribuer aux bourgeons charnus fç pouvoir de détruire le séquestre par une influence toute mécanique, supposition au reste peu probable.)

Quand , dans une périostite , l'exsudat déposé sous le périoste se convertit en pus, il s'ensuit d'ordinaire une modification des couches corticales de l'os, qu'elles aient ou non participé à l'inflammation primitive.

Les couches osseuses frappées de nécrose sont séparées ensuite des couches profondes encore vivantes par une inflammation secondaire; elles peuvent être éliminées directement ,

616 ANATOmE PATHeLOGIOIlB gpicUUU

OU bien elles sont emprisonnées par une coque osseuse néoplastique, fournie par le périoste.

Dans les périostites suppurées très-étendues, i'os se mortifie ordinairement dans toute son épaisseur; la hauteur à laqudle la nécrose s'étend dans les parties voisines du canal médullaire, yarie extrêmement. L'inflammation consécutive opère la séparation du séquestre et le périoste fournit une coque osseuse, qui relie les deux bouts séparés par le cylindre mortifié*

Dans ces circonstances, l'inflammation est primaire et la nécrose consécutive; ne serait-ce pas là une raison pour nommer cette espèce de mortification , nécrose secondaire.

Une fois la nécrose établie, et quel qu'en ait été le mécanisme, voici ce que l'on observe : les parties molles sont considérablement tuméfiées (par infiltration inflammatoire) et perforées çà et là de trajets fistuleux qui conduisent aux cloaques, c'est-à-dire aux ouvertures qui existent dans la capsule séquestraie; dans sa cavité tapissée par des granulations, se trouve le séquestre.

La capsule séquestrale elle-même est tantôt formée par les couches corticales de l'os ancien, ramollies et gonflées par l'inflammation, puis reprises par l'ossification et redevenues compactes; tantôt c'est un nouvel os fourni par le périoste; tantôt enfin elle a cette double origine. Son diamètre excède toujours celui de l'os sain; sa surface rugueuse, bosselée, parfois semblable à i'écorce crevassée d'un arbre, est formée de tissu compacte; dans la suite cette capsule peut diminuer un peu de volume, se rétrécir; sa cavité est tapissée par des granulations et sa face externe recouverte par le périoste.

Les cloaques s'établissent de deux manières : ou bien par l'ulcération consécutive de la coque séquestrale; ou bien parce que lors de sa formation cette coque ne s'est pas ossifiée dans toutes ses parties; ces cloaques sont oblongs ou circulaires et garnis de granulations.

Le séquestre varie beaucoup quant à son aspect : tantôt c'est une lame corticale , rugueuse , à sa face profonde , lisse ou rugueuse en dehors; tantôt un fragment osseux plus profond,

ÂNATOMIE VATBOLOOlQmS SPfciALC. 617

rugueux à la surface ; tantôt une portion de Vos comprenant tout son diamètre, lisse ou rugueuse sur ses faces; d'autres fois une portion qui embrasse toutes les couches, depuis la surface externe jusqu'à la moelle , mais qui n'est pas circulaire.

Il est fort rare de rencontrer un os tout entier nécrosé, réduit à l'état de séquestre et emprisonné dans une coque fournie par le périoste. Le tissu ' d'un séquestre est normal et seulement rugueux sur les bords, ou bien il est modifié dans toute son épaisseur et présente l'aspect d'un os atteint de carie; il est alors d'une couleur sale, à mailles laides, et offre manifestement l'apparence d'un os altéré par l'inflammation avant la nécrose. Le séquestre est entouré de bourgeons charnus plus ou moins épais, qui souvent le retiennent en pénétrant ^ans ses anfractuosités.

La guérison de la nécrosa dépend de l'élimination du séquestre; il peut arriver qu'elle se fasse spontanément, alors que les cloaques sont disposés de manière à perpnettre l'issue du séquestre; mais plus souvent l'extraction de ce dernier exige l'intervention de l'art. Une, fois débarrassée de son contenu, la cavité de la coque séquestrale se remplit de bourgeons charnus, il se fait de nouvelles exsudations, dont le produit s'organise en tissu conjonctif et en vaisseaux pour s'ossifier plus tard. L'os alors est entièrement compacte, mais dans la suite, par la résorption des portions centrales il peut acquérir un petit canal médullaire. Cet acte termine le travail de réparation; les fistules se cicatrisent, les cloaques se ferment d'une manière plus ou moins complète, la tuméfaction des parties molles disparait.

PLJUES et FRACTiniBS. — • Les plaies simples des os par instrument piquant, tranchant, etc., guérissent facilement; la plaie se remplit d'un exsudât ossifiant. Quelquefois aussi l'exsudat s'organise d'abord en pus et en boui^eons charnus , et la cicatrice osseuse se forme seulement plus tard.

Les plaies ai^ee perte de substance , comme par exemple à la suite de la trépanation ou d'une résection, guérissent parfois avec réparation de la substance osseuse. Le blastème ossifiant

$ii, ANATOlflE PATHOLMIQDE «rSCIàtC.

provient tant des rais^aux de l'os blessé que de ceux du périoste; toutefois la part la plus grande revient à oe dernier , qui fournît déjà le bla3tènie savant à l'aocroissement physiologique de l'os, et qui , d'après \e$ expériences de Heine , est capable de reproduire un os entier. Ajoutons cependant que les parties moUes, fiyoisinant la perte de substance , peuvent paiement fournir une partie plus ou moins grande du blastème réparateur.

Le mécanisme intime de la transformation du blastème amorphe en tissu osseu^K , n'a pas encore été complètement étudié; cependant il est déjà permûs d'admettre, d'après les recherches de KôLui^R et de WinCBOw , que h blastème s'organise tout d'abord en tissu coiyonclif , lequel plus tard s'os.si6e sans passer par l'état cartilagineux.

Dans certains cas l'exsudat commence par s'organiser en pus et en bourgeons charnus, et plus tard ces derniers s'ossifient; souvent au contraire, ils persistent à l'état de tissu coojonctif et alors la réparation osseuse est nulle ou incomplète.

Les fractures- guérissent en général avec facilité. Le blastème qui par sçm ossification est destiné à souder les fragments et qui forme la base du tissu cicatriciel , est le produit de Tinfl/ammation des parties lésées; il est fourni par le périoste déchiré et détaché légèrepaant de la surface dé l'os, par les vaisseaux sanguins de l'os et surtout de la moelle, enfin par les parties molles voisines. L'exsudat s'organise rapidement (YosTSiçii) et devient en partie tissu conjonctif , en partie tissu cartilagineux; dans cet état il représente le cal qui entoure les extrémités 4es fragfnents.

L'ossification débute dans les p^^ties périphériques du cal, puis elle se développe dans #on centre , esSn die apparaît dans les couches intermïédiaireç.

La substance os^ei^se néoplastique est d'abord compacte , les canalicules médullaires des. extrémités fracturées (dans les diaphjses) sont remplis de tissu osseux; Tos» à l'endroit de la fracture, apparaît épaissi, rugueux, recotivert en partie par un périoste de nouvelle formation* Plus tard il se forme par résolution un npuveau panai médullaire ou de nouvelles vacuoles

ANiTOMie PATROLOGIQUB «piciALE. «^f)

oiédullaires, là surface extérieure du cal redevient lisse, el la cicatrice osseuse ne se présente plus que CQmme ]une légère éminence. Dans d'autres cas, la totalité ou une partie de Texsuelat fourni par le foyer de la fracture s'organise en pus et en granulations charnues» la réunion osseuse n'arrive que plus tard ou ne se fait pas du tout, alors aussi des parcelles osseuses peuvent se nécroser et être expulsées; dans les cas de cette catégorie qui donnent encore un résultat favorable, U çonsor lidation s!oblient par des exsudaLs ossifiants fournis plus tard.

Quand une fracture, au lieu de s'être consolidée par du tissu osseux^ ne se trouve reunie que par du tissu conjonctif, elle présente ce qu'on appelle une fausse articulation , une pseudarthrose. Les extrémités de l'os fracturé peuvent être unies d'une manière assez soKde par un tissu fibreux dense (syach4>ndrosé)j ou bien les fragments s'arrondissent, se polissent;, se couvrent d'une espèce d'enduit cartilagineux et sont réunis par. une capsule fibreuse adventitielle {diartlwose^. Les camuses de ces consolidations incomplètes, sont des hémorragies abondantes dans le siège de la fracture , des suppurations étendues, le manque de vaisseaux nourriciers, la faiblesse du patient, l'âge avancé, le défaut de coaptation des fragments.

BAMOixiSSEMENT , INDURATION. — On rencontre chez les enfants et les adultes un état, morbide des os caractérisé principalement par. leur ramollissement; cette mollesse est due à l'insuffisance des sels calcaires. Nqus ignorons encore les causes de ce retrait des sels ou de leur défaut d'arrivée. Comme le ramollissement s'accompagne d'ordinaire d'une hypérémie et quiî le travail local porte assez les caractères du ramollissement inflammatoire , il serait permis de supposer que l'bjpérémie ou l'inflammation joue un rôle important dans ce retrait des sels calcaire^; mars ce travail morbide n'en tire pas moins sa source d'un étal pathologique plus général; peut-être même l'hypérémie et l'inflammation n'y sont-elles que pour fort peu de chose, et. la cause principale réside -t-elle dans }^n afflux insuffisant de sels calcaires, par suite de quelque altération profonde de la. nutrition et de l'assimilation.

&90 ANATOMIE PAT1IOLOei<)0V fipicULE.

1/ Rachitisme* Le ramollissement des os chez les enfants peut être congénîai ; plus fréquemment il se développe dans les premières années de la yie (notamment dans la seconde année) en compagnie des phénomènes attribués à la scrofule. Les parties du squelette le plus souTcnt atteintes sont les extrémités inférieures, puis le bassin, la colonne vertébrale, la cage tboracique, le crâne, les extrémités supérieures; le mal se développe petit à petit, sa marche est chronique.

 Texamen les os apparaissent tuméfiés, les épiphjses surtout ont augmenté de volume, les crêtes sont arroncliès; la consistance est diminuée, le périoste injecté, mou, épaissi* La surface de la coupe laisse s'écouler du sang en abotidance; les os sont rouges , injectés , les vacuoles et les canaux élargis , remplis d'une substance gélatineuse, les sels calcaires manquent en partie ou en totalité; en un mot, on a sous les jeux le tableau des effets de Tinflaramation dans les os à sa première période.

L'épaississement provient de la tuméfaction de la substance osseuse ainsi que du dépôt de couches nouvelles fournies par le périoste, qui participe aussi à Tétat bypérémique et inflammatoire« Ces altérations portent à croire que le périoste joue un rôle important dans cette maladie, surtout si l'on considère qu'il règle l'accroissement physiologique dans l'os.

Les os gonflés et ramollis cèdent à la pression et se plient : de là les courbures des extrémités inférieures, du rachis^ des côtes.

La guérison s'opère par le retour de la nutrition normale, et se termine par la restitution des sels calcaires avec ou sans résorption préalable des exsudats. Quand cette résorption se fait, l'os revient à son volume normal, quoiqu'il puisse conserver les courbures et les déformations rachitiques. Si les exsudats persistent et s'ils s'ossifient, alors l'os apparaît plus épais, plus dense, à texture compacte : on désigne cet état sous le nom de sclérose secondaire. Plus tard la texture normale peut se rétablir graduellement, en ce qu'il se reforme un canal médullaire par suite d'une résorption dans le centre de l'os, et parce que le périoste fournit des couches corticales normales;

ANATOWE pATHOioeiotni sfIciub. S91

mak la déformation une fois établie persiste après la sclérose.

Elsjbsser a décrit sous le nom de Craniotabes infantdh une forme de ramollissement osseux s'accompagnent d^jpérémie et borné à la région occipitale du .crâne. Il se rencontre cbez des nourrissons dans la première et la. deuxième périodes de la Tie, isolé ou en compagnie d'un ramollissement rachitique général.

S."* Ostéomalacie. Le ramollissement des os chez les adultes s'observe principalement sur les femmes pendant la grossesse ; il frappe de préférence les os du bassin, du rachis et du tronc, plus rarement le crâne et les extrémités ; sa marche est aigu^. ou chronique, la guérison rare; bien que ces malades soient condamnés à garder le lit, leurs os subissent néanmoins des déformations et quelcpiefois même ils se brisent.

Le volume de l'os malade n'a pas augmenté, parfois il a légèrement diminué; les vacuoles et les <3analicules sont dilatés et remplis de substance gélatineuse rouge (exsudât avec formation de cellules et traces de tissu conjonctif nouveau) et de graisse liquide; les vaisseaux sont hypérémiés^ les sels calcaires en partie résorbés,^ d'où la rougeur et la mollesse que l'os présente; en un mot, on a une exsudation avec résorption très-vive. Plus tard l'hypérémie diminue; on trouve l'os pâle, poreux, mou , ses vacuoles remplies de matière gélatineuse ou grasse. On cite quelques cas de guérison avec restitution des sels calcaires et rétablissement de la texture normale des os, mais ces observations offrent matière à doute.

Vinduraiiôn des os {sclérose^ n'est pas uri travail morbide particulier, mais la suite d'altérations nutritives diverses que nous avons rangées sous les titres d'hypertrophie, d'inflam^ Hiation, de rachitisme; l'os sclérosé soumis à la macération permet de voir qu'il a été antérieurement le siège d'une affection, dont nous ne pouvons reconnaître la nature que d'après d'autres considérations.

néopiiASMES PATHOiX>GiQl7B$. — Le tissu conjonctif néoplastique se trouve dansJa pseudarthrose, sous la forme de ligaments nouveaux, et constituant des tumeurs fibreuses. En effet Aesjibroïdes peuvent se développer dans l'intérieur des os

A9S kHtmomw vatbologiqoe niaàxxé

et provoquer par leur accroifisement l'atrophie des coudies osseuses euvironnantes, ou bien ils ks dilatent en tous sens et s'en entourent nomme d'une coque qu'ils peuvent percer pour s'étendre librement, en envahissant les parties molles voisines; ils acquièrent parfois un volume considérable.

Les sarcomes produisent des altérations analogues dans les os» Les éléments de ces tumeurs se rapprochent tantôt de ceux du tissu conjonctif imparfait , tantôt de ceux du carcinoiiie ; d'autres ibis ces productions prennent le caractère de cjrstO' sarcomes, et peuvent, oi dilatant l'os, constituer des tumeurs très- volumineuses; on bien encore les sarcomes déterminent l'atrophie de l'os et se propagent sur les parties molles voisines; leur charpente fibreuse s^ossifie parfois, et alors l'os malade maoéré apparatt tuméfié, spongieux, percé de grandes cavités, sa trame est formée d'aiguilles et de dentelures osseuses : cet état constituait autrefois une maladie particulière sous le nom de spina ventosa.

Les carcinomes se présentent sous forme de squirrhe, de cancer alvéolaire, épitbéiial, encépbaloïde. Tantôt ils sont infiltrés dans les cavités des os, comme des masses phis ou moins molles, quelquefois diiSuentes, d'autres fois ils constituent des tumeurs circonscrites, de vohime variable. Leur formation première dilns l'intérteur de l'os procède à peu près comme rinflammation , en provoquant pendant le dépôt du tissu nouveau la résorption de la. substance osseuse, de telle façon que le tissu cancérei/x parait avoir pris la place du tissu osseux, et leurs progrès amènent Fatrepbie complète de l'os; ou bien le carcinome perfore les couches osseuses qui l'emprisonnaient; ou bien encore il les dilate en ampoule, après en avoir préalabl^nent déterminé le ramollissement inflammatoire, lorsqu'elles étaient formées de tissu compacte.

Les os cancéreux soumis à la macération présentent en général une destruction de leur tissu à l'endroit où siégait lecanoer, des gonflements spongieux ou ampullaires (spina veniosa), la formation d'ostéopfajtes multiples , provenant de rt>ssifioation de la trame conjoiictive du cancer, •

L'abondance de ces ostéopfiytefi est pea^fois tdle q^'apnès ia iDacération l'os offre une tumeur osseuse volumineuse, <|u*on nommait autrefois ostéoïde malin* Ijcs tumeurs osseuses examinées à Tétat frais étaient désignées par les noms d*ostéo0iéa'' tome, A'ostéosarcome et defongus, selon l'apparence extérieure du mal.

Le canqer a quelquefois son point de départ dans le périoste , s'élend vers la périphérie du membre, repousse les parties molles et arrive jusque sous la peau, en respe^^Bt plus ou moins Vos même. La sur&ce de ces os, lorsqu'ils ont été soumis. à la macération , est couverte d'ostéopbytes j qui résultant de l'ossification de la trame fibreuse du cancer du périoste.

Le carcinome de l'os est le plufi souvent primaire et naît spontanément à la suite de contusions, de blessures; quelquefois il se propage des parties molles à l'os, par exemple, de la dure^mère aux os du crâne, de la mamelle aux cotes. Sur les os longs le cancer apparaît en général sous forme de tumeur, souvent considérable, qui eotoure Tps comme un anneau , recouverte par les muscles aplatis et par une peau sillonnée de veines dilatées; il s'accroît avee lenteur, finit par se faire jour à travers la peau, et amène la inort par sa fonte ichoreuse. Les cancers qui envahissent les os poreux, ceux de la face par exemple, occasionnent des destructions étendues, la dilatation des os voisins qui cèdent à leur pression; ils se portent rapîdemait sous la peau , pour s'ulcérer et se fondre.

On rencontre quelquefois dans les os spongieux des téléan^ giectasies du volume d'une aveline à celui d'une tête d'enfant; elles écartent les couches osseuses et s'accompagnent d'hémorragies considérables dans les cavités des os. Il ressort du reste des descriptions données par B^ Bbu et Brbscbet, que les téiéangiectasies constituent en général une com^plication du cancer, et que ces faits doivent être rangés parmi les fongus hématùdes, conclusion à laquelle RoxiTAtis^T a aussi été amené par ses recherches.

Venchondrome est assez fréquent ,• surtout dans les os longs, les phalanges des doigts et des orteils, dansées côtés, le sternunr,

S94 AiVATovn pinôLOOiQDB sfiaktx.

les ûs des extrémités ; il apparatt souvent dans le jeune âge ; quelquefois il est multiple, au nombre de 30 à 30 sur le même sujet. Ces produits se développent d'ordinaire dans Pintérieur de Tos, dilatent TéGorce osseuse et la font éclater, perforent la peau, s'ulcèrent et se fondent; d'autres fois ils naissent sur la surface de l'os et l'altèrent moins dans sa forme générale. Leur circonférence varie de 3 à 30 centimètres, et même plus encore; ils se combinent aussi avec le sarcome, le cjstosarcome et le carcinome. On voit assez souvent l'enchondrome s'ossifier en partie ou en totalité , et dans ce cas , il se présente sur l'os macéré comme une tumeur osseuse (exostose ou ostéoïde).

Les kystes des os sont rares; dans la plupart des cas observés c'étaient des kystes séreux \ solitaires ou étendus à un grand nombre d'os à la fois (Froriep), du volume d'un pois à celui d'un œuf de poule, ils siègent dans la substance spongieuse, isolés ou confondus en groupes, dilatent l'os en ampoule et peuvent le perforer. Leur cavité se remplit parfois de végétations fibreuses, qui prennent naissance dans leur enveloppe.

Rokitânsky cite un cas de kyste contenant un cholestéatome.

Les tubercules ne sont pas rares dans les os; tantôt ils accompagnent une tuberculisation généralisée, plus souvent une affection scrofuleuse; quelquefois ils sont isolés et constituent une affection purement locale. Ils se développent principalement dans les os spongieux et surtout dans les épiphyses des os longs, quelquefois dans les cotes , les os du crâne , très-rarement dans les diaphyses des os longs; ils sont isolés dans un seul os ou en affectent plusieurs à la fois, et se rencontrent surtout dans la jeunesse. Ils offrent à considérer les variétés suivantes :

1) Il se dépose dans la moelle des os spongieux des granulations grises, molles, analogues aux tubercules des autres organes, qui confluent peu à peu et qui forment, par résorption du tissu osseux intermédiaire , des tubercules gris ou jaunes entourés d'une espèce d'enveloppe.

Plus tard survient le ramollissement, et il se forme dans l'os un foyer arrondi , rempli de matière puriforme. Cette caverne

ÂNÂTOmB PÂTHOiOGIQUE SHÊCIUB. &26'

osseuse s'agraadit quelquefois par le développement de tubercules dans ses parois, plus souvent par l'inflammation ulcérative de ces dernières (carie); dans ces cas, il se produit dans l'os de grandes cavités , qui contiennent du pus et des grumeaux caséeux (composés de cellules de pus ratatinées, déformées, et nommées corpuscules tuberculeux) , des particules osseuses nécrosées, plus rarement des séquestres volumineux. Quelquefois ces cavernes arrivent à la périphérie de Fos , provoquent l'inflammation des parties molles et des articulations , et causent la mort par la suppuration profuse qu'elles occasionnent.

Mais l'afiTection tubercuteuse peut guérir dans tous ses stades : soit que le tubercule -se crétifie ou disparaisse, soit que la caverne se remplisse de granulations qui en s'ossifiant revêtent son intérieur d'une couche osseuse et en opèrent la cicatrisation, sans toutefois réparer la perte de substance. Le tissu osseux voisin se sclérose, la surface de l'os se couvre de tissu osseux néoplastique y qui apparait comme simple épaississement des couches corticales ou sous forme d'ostéophytes.

2) Il n'est pas rare de voir se produire chez des enfants ou des adultes scrofuleux, quelquefois même chez des sujets sains, une ostéite sui generis, qu'on a nommée infiltration tuberculeuse, en opposition avec la forme granuleuse ci-dessus décrite. Cette variété anatomique oflre tout à fait l'aspect d'une ostéite suppurative; l'os est injecté, mou, gonflé, ses vacuoles sont dilatées, remplies de pus concret, caséeux ou fluide, crémeux; bientôt je tissu osseux se décompose; il se forme des abcès remplis de. pus et de particules osseuses, qui une ibis ouverts au dehors, fournissent une suppuration sanieuse; en un mot, on a une carie tuberculeuse, avec ou sans formation de séquestres. Cette maladie peut en outre se compliquer de l'inflammation des jointures voisines et d'abcès par congestion. Là guérison , encore assez fréquente, se fait comme nous Tavons décrit; la mort est amenée par l'excès de la suppuration ou par une tubérculisation aiguë à forme typhoïde.

PARASITES. — L'échinocoque est rare , se trouve dans l'intérieur des os et constitue des tumeurs plus ou moins

A26 ANATOMIE PATflOLOGIQOB A^leillE.

volumineuses; la vessie-mère en renferme souvent beaucoup de petites. L'os s'atrophie , se g^onfle et finit par se perforer.

Le eystwerque a été trouvé une fois par Froriep dans une phalange creusée d'une cavité et affectée de nécrose.

m. Cmrtntkgem* Ui^ments» Membraneii nyiioTtaleii.

ATIMnPHIB DE9 CARTHUAGES AimCCri<AIIlBSé — Il n'est pas rare de rencontrer chez les vieillards une atrophie (uêuré) spontanée de deux surfaces cartilagineuses ett rapport entre elles. Le inécanisme de cette atrophie, analogue au reste à celui du ramollissement des cartilages costaux , est le suivant :

là substance intéroellulaire, d'homogène qu'elle était, devient fibreuse ; dans tes cellules du cartilage se fait une multiplication endogène de cellules; le cartilage est mou, feutré, fibreux; entre les parties fibreuses désagrégées , on aperçoit des points d'apparence gélatiniforme , composés de cellules; les cellules subissent assez souvent la métamorphose graisseuse. Enfin le cartilage disparaît entièrement , rextrémité osseuse mise à nu devient plus dure qu'à l'ordinaire, sclérosée; après un certain temps, les mouvements du membre rendent ces surfaces osseuses^ lisses et «omme polies. Les portions restantes du cartilage et les autres parties qui eomposent l'articulation , se trouvent à l'état normal.

Un changement analogue s'opère dans les cartilages, qui recouvrent des^ extrémités articulaires luxées ou ayant perdu kur» rapports anatomiques à la suite de fractures, de consotidMion vicieuse ou de maladies de» muscles (inflammation ou contracture des muscles entourant l'article).

Parfois aussi l'atrophie du cartilage est consécutive à une ostéite de Pépiphyse ou à une inflammation de la synoviale. Dans ces cas , sur les os macérés , l'usure et le poli des surfaces articulaires s'accompagne de sclérose des extrémités osseuses ou d'ostéophytes autour de l'articulation (t^/d.plu» bas).

L'atrophie des cartilages avec sclérose et usure de l'os dénudé , e&t souvent nommée mai coet^ sénile (mjlliim coxiE seiiiL&), bien qu'elle se rencontre dans toutes les articulations^

.AJlTBRiTJBS* .— Les diverses parties anutomiques qui encrent dans la composition d'une arLiculaiion , peuvent être intéressées d'une manière très-difiërente dans les inflammations articulaires; tantôt les synoviales , tantôt les ligaments , tantôt les extrémités osseuses sont seuls atteints, ou bien toutes ces parties sont affectées à la fois; mais ici encore le mal a pu prendre son point de départ dans Tun ou l'autre de ces endroits. Les cartilages ne participent à Tinflammation qu'en tant qu'ils eon* tiennent des vaisseaus (ainsi seulement chez les jeunes sujets), aussi chez les adultes on ne. les trouve ps^s enflammés; ils en* bissent , dans ces circonstances , un changement de nutrition cpiï les fait apps^rattre atrophiés. Dans les synovites les plus aiguës y la surface des cartilages reste lisse pendant un certain temps; déjàGENDRiN avait conclu de ses expériences, que la membrane synoviale doit s'arrêter près du contour du cartilage, sans le tapisser dans toute son étendue.

1) Inflammation des synoviales. Elle peut être primante , déterminée par des traumatismes (contusion , plaie pénétrante) ou par des causes rhumatismales; d'autre& fois elle est secondaire, produite par une infection putride ou par l'extension d'une inflammation des parties voisines. Elle est aiguë ou chronique.

L'inflammation aiguè des membranes synoifiales se caractérise :

à) Par une injection vive de la membrane , débutant sous fcn^me d'arborisations qui s'y dessinent comme des stries rouges très-fines, s'étendent de proche en proche et finissent par une injection capillaire générale, ce qui donne à la membrane un aspect velouté et une, teinte rouge pourpre; cette injection s'étend à quelques millimètres au delà du* bord du cartilage.

b) Par une exsudation; la synoviale devient opaque, épaissie, la cavité articulaire se remplit d'exsudat séreux ou fibrineux, la surface des cartilages articulaires reste lisse., les ligaments et le tissu cellulaire ambiant sont plus ou moins injectés et infiltrés d'exsudat séreux.

Le mode de terminaison de la maladie dépend surtout de l'abondance de l'exsudat et du genre de métamorphose qu'il

6S8 ARATOiaB PAISOLOGIQOE «PKCUU.

subiu Les arthrites aiguiSs modérées, de nature rhumatismale ou traumatique, fournissent en générai un exsudât abondant, séreux, contenant peu de fibrine, et guérissent quelquefois parfaitement lorsqu'il se résorbe; d'autres fois au contraire, elles passent à l'état chronique, ou bien par la permanence de l'exsudat séreux, elles se changent en hydropisie articulaire.

Les arthrites plus intenses donnent un exsudât plus riche en fibrine, qui tapisse la synoTiale et le cartilage, s'oi^nise quelquefois très-yite, et constitue sur les parties qu'il recouvre une membrane fine et molle, formée de tissu conjonctif et de Taisseaux; comme au-dessous de cette fausse membrane le cartilage s'atrophie rapidement (il apparaît ramolli et feutré), il semble lui-même enflammé. Cette inflammation* peut également guérir, mais le travail de la guérison n'est pas encore suffisamment élucidé.

Dans d'autres cas l'exsudat s'organise en pus; on rencontre d'ordinaire alors dans l'articulation des fausses membranes vasculaires et des granulations. Après avoir séjourné pendant plus ou moins de temps, le pus peut être résorbé et le mal guérir, avec conservation de la mobilité. Des recherches anatomiques sur l'état des articulations après ce mode de guérison, manquent encore dans la science.

Plus souvent la suppuration, une fois qu'elle s'est établie, entraine d'autres altérations; les fausses membranes disparaissent; la synoviale s'ulcère , se change en une masse épaisise spongieuse vasculaire, infiltrée de pus; le cartilage prend un aspect feutré, se désagr^ en fragments nécrotiques , ou bien il se nécrose sans passer par l'état feutré; les ligaments voisins et le tissu conjonctif qui les unit, s'enflamment plus ou moins; enfin le pus se fait jour au dehors de la capsule articulaire, fuse entre les ligaments et les muscles; l'inflammation les envahit et tend à agrandir les collections purulentes. La guérison peut encore se faire dans ces cas, après que la peau s'est percée pour donner issue au pus, mais toujours l'article perd sa mobilité.

Mais plus souvent la guérison se fait vainement attendre»

AifiToat E pkrnowGf^m spici aie. 699

la suppuration continue, Finflaroroation gag^ne les extrémités osseuses dénudées et amène leur carie, (es fusées purulentes entre les Irgaments et les muscles se multiplient et s'étendent. Dans ces cas , ia cavité articulaire contient du pus , des granulations charnues , des cartilages et des os nécrosés.

Les malades arrivés à. cet état succombent ordinairement; ils peuvent cependant encore guérir, au prix d'une ankjlose complète, avec réunion intime par des ligaments ou de la substance osseuse, ou par rétablissement d'une pseudartfarose avec formation de surfaces et de cavités articulaires nouvelles et avec mobilité bornée de l'artide. Les moyens néoplastiques d'union qui s'établissent, proviennent de l'organisation Ultérieure des granulations.

Ces terminaisons diverses comprennent la plupart des cas qu'on range parmi les arthrites chroniques, et mettent pour se dévelojpper, pour se guérir, ou pour amener la mort du malade, un temps souvent très-long, des mois et même des années. Les arthrites à exsudât séreux peuvent également affecter la marche chronique, et cela en général sans dommage ultérieur pour l'articulation; peut-être faut-il rapporter à cette catégorie certains cas de coxalgie sénile; peut-être aussi une partie des corps étrangers articulaires se développent-ils dans ces circonstances (vid. plus bas). -

L'inflammation suppurative d'une articulation est primaire ou secondaire , et provient d'une affection de l'os voisin. L'état d'une articulation dans laquelle il 7 a une collection purulente, où les ligaments, les muscles, le tissu cellulaire altérés forment ime tumeur douloureuse, se désigne sous le nom de tumeur blanche, de fongus articulaire. Le travail morbide dans son entier, surtout eu égard aux altérations subies par les os, prend le nom d'arthrocace.

2) Inflammation des extrémités spongieuses des os. Elle peut être la suite des inflammations de la capsule synoviale, surtout quand celle-ei suppure; ou bien elle est primaire, et dans ce cas elle offre à considérer deux formes distinctes :

a) Vinjlcunmaiion tuberculeuse; elle se rencontre principale*»

6^ All^TOlllV PAïBOUMUOtlS SPto^VB»

ment chez les enfonU aux pbaUages des do^ et des orteils, à la hanche et au genou {pédarihrocace , coxarthr<keaoe , etc*)* Ces en&nts sont scrofuleux, plus rarement tuberculeux; l'Uiiflammation est chronique, amème à sa suite les altératioas des os déjà décrites {yid. TuBER^duss diss os), et de plus Tinflammation de la capsule syjooviale , sa suppuration et la destruction des arlioulations. La giiérison est rare et se fait par ankylose ou pseudarthrose.

b) Vinjlammation arthritique (Hoi^tawsky) ; elle se rencontre le plu^ souvent chez des sujets avancés en âge, spit une marche chronique, détermine le ramollisseni^nt et le gonflement des surfaces, des condyles et des cavités articulaires, Taplatissement des tètes articulaires, Tatrophie de^ cartilages. Elle guérit avec sclérose des os gonflés , ossification à^ exsudais déposés dans les parties molles ,^ formation d'ostéopbytes, usure et polissage des surfaces osseuses mises en contact. Les cavités articulaires deviennent phis larges e^ plus planes , elles sont bornées par des ostéophjtes tubéreux , les têtes articulaire sont aplaties, ou bien elles ont en partie disparu et sont entourées d'une couronne d'ostéopbjtes, ce qui leur donne l'asiitect d'un champignon* Cet état de rarticuJatÎQn est rapporté par RoKiTAj«SKY à l'ostéoporose inflammatoire de nature arthritique; elle constitue selon lui le fond du malcoxal sénile«

3) InficanmcUion de l'appareil ligamenteux des articukAians; elle n'est pas rare , et se désigne ordinairement sous le terme de tam^r blanche rhumatismale*

L'inflammation des ligaments se caractérise en général par une inji^ction tachetée ou striée avec eccbjrmoses, par une infiltration de. liquide séro-gélalineux ou fibrineux; plus tard les ligameuts^ perdent leurtçxture fibreuse, luisante, ils se ramollissent, se gonflent, prennent une cpul^ur jaune ou brunâtre; ils peuy^t se spuder entre eux par l'inflammation du tissu conjonctif voisin.

Voilà pourquoi dans l'ardifîf^ ^g^mf^ji^ejbvse les parties molles de l'articulation sont gonflées, tandis que la cavité articulaire reste saine* Cette arthrite se termine de plusieurs manières :

knootm PATiioi.OGffQoe sréOfAu. 631

à) Guérîson oomplèle par résorption de l'exsudat.

b) Guérîson avec raideur de rarticiilation, par suite de Torgâfiisation d'une partie de l'exsudat et par la soudure des ligaments et des tendons. La raideur peut se dissiper plus tard , ou ijien elle pefsiste et constitue la pseudankjrlo^*

c) Suppuration , formation d'abcès entre les ligaments. Ces abcès peuvent s'ouvrir au dehors, ou bien ils perforent la synoviale et y déterminent une inflammation aîgue avec ses suites.

4) InflamnuHion arthritique {goutteuse) (wec dépôt (furaies; h nature de cette affection est peu connue. On rencontre les sels entourés d'exsudats et de tissus enflammés , sous forme de masses blanches, grenues, dans le tissu cellulaire, entre les ligaments, sur le périoste et les capsules synoviales. €es cas sont assez rares et la plupart des gonflements ai^tbritiques (tophus) paraissent dus simplement à une ostéite et à une périostite sans dépôt de sels uriques.

Corps étrangers libres dans les articulations. Leur origine est diverse.

a) Les franges synoviales présentent à l'étal noraurt des prolongements très-fins de tissu conjonctif sans vaisseaux , en forme de massue, Ces prolongements peuvent s'hypertrophier et donner lieu à de petits polypes, composés de tissu conjonctif, de cellules adipeuses et cartilagineuses, recouverts d'épi t hélium et qui finissent par se détacher de leur pédicule.

6) Des dépôts de synovie devenus solides.

c) Des coagulums fibriheux provenant d'exsudats; les concrétions qui ont cette origine, sont formées d'une masse amorphe solide ou de tissu fibreux; ils som Tibres dès le prmcipé, ou bien adhérent d'abord à la synoviale et s'en détachent peu à peu.

Ces corps étrangers sont d'ordinaire des corpuscules de volume variable, mous, vil leux ou solides, cartilagineux , adhérant à la synoviale ou libres dans la cavité articulaire.

S. JHasiclefl.

ATROPHIE 9 HTPBRTROPHIB. *> L'atrophie d'un muscle se rencontre dans plusieurs circonstances : à la smte de son

£S2 AJUTOmi PATaOLOGIQtili 8p£ciAIiE»

inaction; après sa paralysie ou bien après l'ankylose de l'article qu'il doit mouvoir; comme résultat d'une compression ou d'une contusion; par le déyeloppement de tissus néoplastiques dans son parenchyme (graisse, tissu conjonclif , cancer) : ces tissus nouveaux ne détruisent pas le muscle par compression, mais parce que le travail d'exsudiition qui leur donne naissance, provoque une résorption exagérée du tissu musculaire; enân à la suite de l'inflammation du muscle.

Vatropkie générale du système musculaire se trouve chez les vieillards; après des maladies chroniques qui ont altéré la nutrition générale; à la suite de l'intoxication ^saturnine.

Les muscles atrophiés pâlissent , se ramollissent , se déchirent facilement , les faisceaux primitifs sont étroits , leurs stries transversales peu distinctes , ainsi que les fibrilles , qui peu à peu sont remplacées par une substance grenue se désagrégeant facilement ; à la fin le sarcolemme ne contient plus qu'une masse pointillée et un liquide homogène. Des noyaux se montrent sur le sarcolemme.

L'hypertrophie musculaire est toujours bornée à un muscle ou à un groupe de muscles, comme par exemple au cœur, à la langue, au\ muscles intercostaux après des maladies qui ont entravé les mouvements respiratoires (Bârbelebem). On ignore si c'est par l'épaississement des faisceaux primitifs ou par leur multiplication que le muscle s'hypertrophie ; ce dernier mode parait plus probable. On admet qu'il y a hypertrophie chaque fois que la substance musculaire nous parait augmentée d'une manière anormale.

HÉMORRAGIE, INFI^AMMATION. — Lcs hémorragies par suite de contusions et de blessures des muscles se présentent assez souvent sous forme d'ecchymoses et de foyers sanguins. Les hémorragies spontanées sont rares; dans le typhus et le scorbut , elles s'accompagnent de ramollissement et de destruction de la substance musculaire.

\J inflammation des muscles constitue rarement une maladie primitive (on la dit alors de nature rhumatismale); plus souvent elle est iraumatique ou propagée du voisinage» du tissu cellulaire

ANÀTOIira PATHOlOGIQUe SftaktË. 533

ou des os. Le muscle enflanuné est injecté, ses faisceaux sont décolorés , altérés comme dans t'atropbie , l'exsudat est séreux , gélatineux, riche en fibrine, et subit diverses métamorphoses :

Sil s'oi^anise en tissu conjonctif , le muscle qui a déjà subi un certain degré d'atrophie pendant l'exsudation, se convertit presque en entier en tissu conjonctif; ou bien l'atrophie n'est pas aussi considérable et la partie qui était enflammée reste dure; des sels calcaires peuvent se déposer plus tard dans ces tissus fibreux;

Si l'exsudat s'organise en pus , il se forme un abcès musculaire qui s'enkyste ou se dessèche, se tuberculise ou se crétifie, ou qui augmente peu à peu et s'ouvre au dehors; une fois vidée , la cavité se remplit de tiàsu conjonctif nouveau.

A la suite de l'infection putride et de la morve, il se forme dans divers muscles des inflammations circonscrites et des abcès.

NÉOPliASMES PATHOI.OGIQUBS. — Le tissu conjoncttf néoplastique se forme dans les exsudats inflammatoires;

La dégénérescence graisseuse s'empare des muscles restés longtemps inactifs (après les paralysies, les ankyloses), ou bien elle se présente avec la polysarcie générale (hypertrophie générale du tissu conjonctif adipeux, foie gras, etc.). Les muscles * ainsi dégénérés sont pâles, jaunâtres, comme du lard ou de Tadipocire.

Leur examen microscopique permet de constater les phénomènes suivants :

a) Il se développe entre les faisceaux musculaires primitifs des cellules adipeuses et du tissu conjonctif, qui peu à peu font disparaître le tissu musculaire au point de n'en plus laisser de traces. La présence du muscle se reconnaît seulement encore à la direction des stries qui correspondent à la direction des faisceaux.

b) En même temps que cette dégénérescence , on voit des faisceaux primitifs dont les fibrilles ont disparu et ont été remplacées dans le sarcofemme par des séries de gouttelettes graisseuses rangées en chapelet et parfois rassemblées en gouttes plus grosses*

634 AlfATOMiE PATHOLOGIQUE 9rieiAU!.

c) On ne voit que des gouttes de graisse et de TérilaUes oeliuies dans le sarcolemme (Bardblebbn).

Il n'est pas possible de décider si cette dégénérescence provient d'une métamorphose de la substance musculaire en graisse, ou si le développement de la graisse détermine Tatrophie consécutive du tissu musculaire.

On trouve parfois des concrétions dans le tissu conjonctif Qéoplastique, dans le pus, dans les vessies de cjsticerques.

Dans le deltoïde on rencontre du tissu osseux véritable , spongieux ou compacte , formant une concrétion connue sous le nom de Vos de l'exercice militaire (Sterctr{m>cl(^en). Dé semblables formations peuvent se jNrésenter dans d'autres muscles, elles paraissent provenir de ttôsu conjonctif néoplastique ossifié.

Le cancer des muscles est rarement primaire et vient plus souvent des parties voisines; le tissu musculaire disparaît à mesure que le cancer prend sa place. Sur les limites des deux tissus et au début de cette dégénérescence, les faisceaux mus- .culaires, soumis au microscope, se présentent dans un état d'atrophie; ils sont entourés de blastème amorphe, de noyaux, de cellules, de traces de tissu conjonctif nouveau, plus tard • les fibrilles musculaires ont disparu.

PARASITES. — Véchinoeoque est rare, ses vésicules restent petites et sont logées entre les faisceaux musculaires.

Le cysticerque du tissu cellulaire (fig. 38), long de 7 à 18 millimètres, a la tête petite, semblable à celle du tœnia solium, le col court, terminé par une vessie de 15 millimètres environ de diamètre; les organes de la génération manquent. Ce parasite, rangé autrefois parmi les vers cystiques, est considéré aujourd'hui comme un taenia fourvoyé, d^énéré^; il est toujours entouré d'un kyste fibreux néoplastique placé entre les faisceaux du muscle. Le cysticerque est unique ou se trouve en grand nombre dans les muscles et le tissu conjonctif, et

* Oet expériences récentes du D/ KttcHBNimiSTBA , vérifiées par le Prof. Sibbold, tendent au contraire à démontrer que les çjrsUcerques arrives dans Tintestin des animaux carnivores , s'y développent et deviennent des tœnias. Le cysticerque du porc donnerait naissance au tsnia solium de thomme.

(Note du traducteur.)

AIUTOIIIE PàniOLOGIQUE SFÉCIALE. 535

ne provoque presque aucun symptôme pathologique. L'animal meurt parfois et sa capsule se remplit de sels calcaires.

Le trickina spiraiis (fig. 40) est un ver sans organes de la génération, long de 1 à 1)( millim., très^étroit, oonstamUient renfermé dans une enreioppe oyale de tissu homogène gratitilé, qui appartient en propre à l'animai (comme la ressie-mère fait partie de Téobinocoque). Le ver est roulé en spirale et le petit kyste logé entre les fibres musculaires, avec son plus grand diamètre parallèle à celles-ci. On rencontre parfois des muscles parsemés d'une foule de ces corpuscules, d'une longueur de y, millimètre, souvent l'animal est mort et remplacé par une substance crétacée. C'est probablement un ver nématode fourvoyé.*

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