‹ Manuel d'anatomie pathologiqueChapitre 52 sur 64 · P]&RI08TTrB · texte numérisé non relu

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L'inflamnMtioo du périoste est fréquente; elle est causée par des blessures du périoste, par rinflammation des parties molles, voisines, par des inflammations et 4es néoplasmes qui ont leur point de départ dans l'os, par des refroidissemenU; ou bien elle est la manifestation locale d:une cachexie (syphilis, scrofule).

Ses caractères anatomiqués, analogues du reste à ceux de toutes les membranes JibrmAses , sont les suivants :

Le périoste est toujours fortement injecté; les vaisseaux in* jectés se présentent comme des points et des stries rouges très-fines; rarement la rougeur devient uniforme; elle indique alors que rhypéréroie a envahi la totalité des capillaires de l'organe malade.

L'exsudat est en partie déposé dans le périoste, en partie dans les tissus voisins, et surtout à la surface de Tos recouverte par le périoste enflammé. Celui-ci, gonflé par Texsudat et ramolli, perd sa texture fibreuse, prend un aspect cartilaginiforme ou granuleux , une couleur jaune ou brun-rougeâtre. Les parties molles voisines sont d'ordinaire gonfléea et infiltrées d'un exsudât séreux. La portion sous-jacente de l'os peut être saine, ou bien ses couches externes participant à la phlogose.

Les terminaisons de la périostite varient selon sa marche, qui peut être aigu^ ou chronique, et selon l'espèce de métamorphose que subiront les produits exsudés.

a) L'inflammation est aigué\ l'exsudat rare ou abondant, séreux ou fibrineux, le périoste très-gonflé; la surface externe de l'os participe à l'inflammation: elle est tuméfiée, molle, ses caiiaux sont dilatés; l'exsudat pourra être résorbé dans ce cas avec retour complet à la structure normale;

b) L'exsudat. fourni par une périostite aiguè n'est point résorbé, le périoste reste épaissi par un exsudât amorphe ou organisé en tissu conjonclif {épaississement caUeax, gomme).

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la couche osseuse enflammée revient à son état normal , ou bien elle devient ébumée {sclérose) et se présente sur Tos macéré comme une fajpérostose plate;

e) L'exsudat fourni par une périostite chronique détermine répaississement du périoste , et dépose entre cehii-ci et l'os des lames minces de blastème, qui s'ossifie, comme dans l'ossification normale, après s'être organisé en tissu conjonctif. L'os de nouvelle formation apparaît tantôt sous forme d!hjrpérostôse , tantôt comme une exostose, plus souvent comme un ostéophjrte. La couche corticale reste exempte d'inflammation, ou bien elle y participe et devient ébumée par la suite;

d) L'exsudat dans la périostite aiguë est surtout déposé entre l'os et le périoste, il est riche en fibrine et s'organise en pus; séparé du périoste et de ses vaisseaux nourriciers, l'os se nécrose dans sa couche superficielle ou dans toute son épaisseur; ou bien il est envahi simultanément par l'inflammation, dont le produit se change d'ordinaire en pus et détermine la carie»

On explique ce procès pathologique, en supposant que le pus ronge l'os: mais le pus ne possède point ces qualités dissolvantes et caustiques, et en observant sans prévention, on trouvera toujours que les destructions citées n'ont pas été produites par le pus, mais par l'inflammation même; ajoutons cependant que cette inflammation ulcéreuse peut^ avoir été provoquée par le contact du pus.

e) Une périostite, aiguë ou chronique, dépose un exsudât abondant dans les mailles du périoste et entre lui et l'os; l'exsudat est riche en fibrine, ne subit qu'une organisation rudimentaire ou nulle et se présente comme une niasse tuberculeuse; l'os reste sain, se nécrose ou s'ulcère. La masse tuberculeuse peut persister longtemps à l'état de crudité, elle finit cependant par se ramollir , forme des abcès fluctuants , et se fraye un passage au dehors en perforant les parties molles environnantes; l'os reste sain, ou bien il s'enflamme et s'ulcère, ou devient le sî^e d'une carie tuberculeuse.

Ces modes de terminaison de la périostite offrent de nom-

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breuses yariétés et se combinent entre eux; aussi chaque cas particulier exige-t-il une élude attentive et combinée , d'abord de l'os frais et ensuite de l'os soumis à la macération. Le périoste dans ces divers états morbides peut se conserver ou se détruire^ et dans ce dernier cas il se régénère après la cessation du procès morbide.

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