BOUTURES
arec la partie du rameau située au delà du point que nous Tenons d'indiquer. On leur donne la même longueur en coupant chaque extrémité prèsd'un bouton (/¥(/. 37). C'est ce que l'on nomme boutures propretnent dites. Toutefois ces dernières s'enracinent moins bien que les premières.
Les unes et les autres sont ensuite réunies par paquets de 0"", 15 de diamètre et enterrées immédiatement, la tête en bas, jusqu'au niveau du sol, dans un terrain exempt d'humidité surabondante. La base de ces boutures ainsi placée au niveau du sol est recouverte par un monticule de terre de 0", 25 d'épaisseur. On les laisse dans cet état jusqu*au commencement de mars, époque à laquelle on les plante à demeure. A ce moment la base de chacune d'elle, offre un bourrelet assez volumineux, composé de tissu cellulaire et dont la formation a été favorisée par la position renversée qu*on leur a donnée pendant tout Thiver. Ce bourrelet hâte beaucoup le développement des premières racines.
Préparation du sol, — Le terrain destiné à recevoir les boutures doit être parfaitement Fig ameubli jusqu'à 0", 30 de profondeur après avoir été défoncé sur toute sa surface, comme nous l'avons expliqué plus haut.
Plantation. — Ainsi que nous venons de le dire, les boutures sont généralement plantées au commencement de mars. Toutefois, si le terrain est exposé à la sécheresse il sera préférable de les confier au sol à la 6n de l'automne, aussitôt après les avoir détachées de leur pied-mère. Cette époque sera toujours choisie dans le Midi, quelle que soit la nature du sol .
Les boutures sont placées dans la pépinière, là où les jeunes arbres qui en résulteront se développeront, jusqu'au moment de la plantation à demeure. On les plantedonc dans les carrés a (fig. 34) en les plaçant en quinconce, à 0% 50 d'intervalle comme les jeunes plants destinés à former des arbres de haut jet.
Bouture
talon.
Fig. 37.
Bouture proprement dite.
Cet bouturée sont mises en terre à l'aide d'un plantoir au mojen duquel on ouvre à chaque point un trou assez prorond pour que la bouture ne montre hors de terre que deux ou trois boutons. On donne ensuite un second coup de plantoir dans une direction oblique et l'on ramitne brusquement l'instrument contre la bouture , la terre se trouve ainsi fortement comprim<!eau pied de la bouture et sur toute sa longueur. On ferme ce second trou à l'aide du pied.
Clreir«a. — Les greffes sont assez rarement employées pour la multiplication des arbres forestiers. Elle est cependant nécessaire (TOur-deui ou trois espèces. Nous devons donc décrire cette opération. — La greffe en écussoti à ail dormant est seule nécessaiic. Voici en quoi elle consiste :
Du mois de juillet h la fin d'aodt, suivant les espèces, et lorsque les arbres à greffer sont en sève, choisir sur l'arbre à multiplier une jeune pousse de l'année qui présente à J / l'aisselle de ses feuilles des yeux •^ ou boutons bien formés. Delà- ' I cher cette jeune pousse de son ' pied -mère, couper immédiate-
ment toutes les feuilles en conservant i ou 2 centiraclrcs de longueur de la queue ou pétiole /-,. Je rig. 3s. ^' 1" **"'■" ^ l^*""' dusoleil. —
GttiToir. Greffe en ÉcuBion. Pratiquer sur l'écorcc de la tige du jeune sujet qui doit recevoir Ncusson, en B (fig. 38), avec la lame du greffoir (fig. 39) une double incision en Forme de T. Séparer ensuite l'écnsson du jeune rameau qui le porte en glissant audessous de l'écorce la lame du greifoir de façon à enlever la moins grande quantité possible de bois. L'écusson ainsi préparé présente la forme de celui indiqué en A {fig. 38). La figure 40 montre la face "i^mn" intérieure de cet écusson. Avec la spatule du greffoir soulever légèrement l'écorce de chaque côté de l'înciMOu vers le sommet, puis faire glisser l'écusson au-des-