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FORMATION DE LA TIGE DES ARBRES

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vigoureux. Aussitôt qu'ils ont atteint une longueur de 0*", 20 en • viron^ on choisit le plus fort^ autant que possible le plus rapproché du sol et atta- ) ché sur la tige du côté du midi. On le dresse verticalement en le fixant à l'aide d'un jonc contre le sommet du tronçon de tige.

Tous les autres bourgeons sont coupés entièrement — Le bourgeon conservé se développe avec tant de vigueur pendant ce premier été quil peut acquérir tme longueur de 2 mètres (fig, 45). Au mois de février suivant^ on coupe en A le sommet du tronçon de tige.

Si les jeunes plants repiqués ^.^^^ ^,^ ^^

doivent être eCUS- Formation de la tige sur les boutures. Résultat du recepage.

sonnés en pied^

on place récusson pendant l'été qui précède le recepage. On recèpe au mois de février suivantet la pousse de Técusson forme la tige. Toutefois l'opération du recepage ne pourra pas être appliquée à toutes les espèces. 11 faudra en excepter les chéneê, le hêtre, les noyers y les frênes, le marronnier dCInde, et surtout les arbres réaineux, La tige de ces arbres doit être formée avec la tige primitive des jeunes plants.

a! PÉPINIÈRES.

Taille. — Après les opiiralions qne nous venons de dëcriiL-, les jeunes tiges doivent encore être surveillées pendant les pic niiei'S temps de leur développemenl. Souvent elles donnent Heu à des bourgeons latéraux dont quelques-uns, Tavorisés par la lumière ou leuj' position, se transforment en branches vigoureuses

(A, fig. 46) qui disputent au rameau terminal la p: qu'il doit conserver pour prolonger la tige.

Pour empêcher le développement trop vigoureux de ces ramifications, on devra, chaque année, jusqu'à l'époque delaplautation à demeure, visilei' ces arbres vers le mois de juin dans le Midi, en juillet dans les autres régions, et couper rextrémité herbacée des bourgeons latéraux les plus vigoureux, c'est-à-dire ceui qui naissent dans 1e voisinage du bourgeon terminal (fig. 47).

Tl

ALTEaWANCE.

Cette mutilation suffira pour arrêter leur vigueur. Si Ton négli* gcait ce soin^ les bourgeons seraient transformés en rameaux, puis bientôl en branches qui affameraient le sommet de Tarbre. Si cela arrivait^ le seul remède serait de tordre ces branches vers les deux tiei^ de leur longueur, comme en B (fig. 46), et cela un peu avant la sève d'août; pendant Fhiver suivant, on les couperait à moitié.

11 faut bien se garder de supprimer, comme on le fait quelquefois, tous les rameaux latéraux, à mesure qu*ils se développent, sous le prétexte de favoriser rallongement rapide de la tige. On arrive en effet, de cette manière, à la faire croître rapidement en hauteur; mais, privée du plus grand nombre de ses feuilles, organes qui développent les filets ligneux et corticaux descendants, elle ne prend plus qu'un très-faible accroissement en diamètre, ne peut pas se soutenir d'elle-même, et Ton est obligé d'en enlever une partie lors de la plantation à demeure. On doit donc laisser les jeunes arbres continuellement garnis du haut en bas de ramifications peu vigoureuses {fig. 48), et se borner à supprimer celles qui tendent à prendre un accroissement disproportionné.

Ce n^est qu'au moment où ces arbres sont plantés à demeure qu'on supprime les branches latérales depuis la base jusqu'à la moitié de la hauteur totale de la jn-, 43. tige. Cette suppression est pratiquée en jeune arbre ea pépinière février, un an avant leur transplantation. »'«« branches latérales

H. , . . j . , . d'une Yieueur conTena-

est bien entendu que tous les arbres bie.

résineux sont exceptés de ces diverses opérations de taille. Leur tige se forme d'elle-même.

Alternance dans les péplutères* — On entend par alternance, dans la culture, l'art de faire se succéder les diverses espèces de plantes sur le même terrain, pour tirer de celui-ci le plus grand produit, aux moindres frais possibles. La grande loi

de ralternance s'applique, non-seulement aux plantes herbacées, mais encore aux jeunes plants cultivés en pépinière.

La théorie de Talternance, pour les pépinières, repose sur l'observation des deux faits suivants :

1<» Si Ton cultive sans interruption la même espèce de plant dans le même terrain, la vigueur des dernières levées diminue progressivement, quoique avant chaque ensemencement on ait ajouté au sol la quantité de principes fertilisants que la levée précédente y a absorbée; mais ce sol, devenu stérile pour l'espèce qu'on y a cultivée pendant plusieurs années, peut être trèsfertile pour des arbres appartenant à d'autres familles de plantes.

Celte action des jeunes plants sur le sol, action à laquelle on donne le nom à* effritement, n'a pu jusqu'à présent être expliquée d'une manière bien satisfaisante. De Gandolle prétend que leg plantes sécrètent par leurs racines certaines substances qui, accumulées dans le sol, rendent celui-ci impropre à la végétation de Tcspèce qui a produit ces sécrétions; cette explication serait très-satisfaisante, mais rien n'est moins prouvé que ces sécrétions.

2° On a également remarqué que tous les jeunes arbres n'absorbent pas, à volume égal, la même quantité de fumure dans le sol, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas également épuisants. C'est ainsi que le chêne, le frêne, paraiissent être au nombre des espèces les plus épuisantes, tandis que l'orme, les robiniers le sont beaucoup moins. Cette différence doit être attribuée à la cause suivante.

Nous savons que les plantes sont pourvues de deux appareils nourriciers : les racines, qui puisent des matières nutritives dans le sol ; les feuilles, qui remplissent les mêmes fonctions dans l'atmosphère. Or, l'équilibre entre les fonctions de ces deux organes existe rarement; tantôt c^est l'absorption des racines qui domine, tantôt c'est celle des feuilles. On conçoit bien, d'après cela, que les espèces dans lesquelles la force d'absorption des racines sera très-considérable épuiseront bien plus le sol que celles dans lesquelles l'absorption des feuilles sera dominante, puisque Tune et l'autre de ces deux plantes ne s'assimileront que la même quantité de principes nutritifs.

Il sera donc avantageux d'éloigner le plus possible le retour

APPUCATiON DES OPÉRATIONS. . 6&

sur le même sol des mêmes espèces^ des espèces du même genre ou de la même famille, et de remplacer^ dans les divers carrés, chaque levée de plant par des espèces qui s'éloignent le plus possible de celles auxquelles elles succèdent. Si le nombre trop restreint des espèces cultivées dans la pépinière forçait à faire reparaître trop souvent le même plant sur le même sol, il serait plus avantageux, plutôt que d'obtenir des produits sans valeur, de cesser alternativement et périodiquement la culture des arbres sur chacune des parties de chaque carré principal de la pépinière, et de la consacrer pendant un an ou deux à la culture des gros légumes. Cesi un excellent moyen de rendre la fertilité à un terrain fatigué par la culture trop souvent répétée des mêmes arbres.

Application des opérations précédentes.^ Pour résumer les considérations que nous venons d'exposer à l'égard des pépinières, nous devons faire l'application de ces opérations aux différentes espèces ligneuses nécessaires pour former les diverses sortes de plantations. Pour cela, nous avons dressé le tableau suivant contenant, par ordre alphabétique, le nom de tous les arbres et arbrisseaux utiles pour les plantations de lignes fores- Hères ou d'ornement, pour le boisement des dunes et des talus, pour la confection des haies vives. — Nous avons placé en regard de chaque nom, dans des colonnes séparées, le mode de multiplication qu'elles réclament et quelques autres indications utiles, renvoyant à ce qui précède pour le détail des opérations conseillées.

PÉPINIÈHES.

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