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SaDÎn commun.
Epicéa '
Mélèze
Cyprès
Chéne
Hêtre des bois
Charme ,
Châtaignier '
Erable
Frêne j
Micocoulier '
Noyer noir i
Orme
Platane d*Occident '
Robinier (faux acacia)
Vernis du Japon ;
Aune commun
Mûrier blanc
Peuplier
Tilleul
Si nous avons choisi plutôt les dimensions des arbres que leur âge pour indiquer le moment où ils doivent^ être plantés à demeure^ c'est qu'il peut arriver qu'en raison des soins plus ou moins grands qu'on leur a donnés ou du degré de fertilité du sol de la pépinière, tel arbre qui n'aura que trois ans d'âge sera assez
fort pour être planté à demeure, tandis qu'un autre individu de la même espèce, et qui aura cinq ans, ne sera pas encore assez d éveloppé.
Soins dans la pépinière. — Les soins que les arbres ont reçus dans la pépinière influent beaucoup sur le succès de leur plantation à demeure, et, par conséquent, sur le choix que Ton doit en faire. Il faut surtout examiner : 1® s'ils ont été repiqués et transplantés dans la pépinière ; 2® s'ils y ont été placés à des distances suffisantes ; 3° si la tige a été coni^enablement formée.
Le repiquage et la transplantation dans la pépinière sont deux opérations de la plus grande importance pour assurer le succès des plantations. 11 arrive quelquefois que les pépiniéristes se contentent, pendant la première et la seconde année qui suivent un ensemencement, d'éclaircir les plants, et d'abandonner les autres à eux-mêmes jusqu'à ce qu'ils soient assez forts pour être plantés à demeure. On devra bien se garder de choisir de pareils arbres, car leurs racines, n'ayant pas été contrariées dans leur développement, seront très-longues, mais peu nombreuses, et surtout très-peu ramifiées. Lorsqu'on viendra aies déplanter, la plupart d'entre elles seront rompues, l'arbre languira longtemps et finira souvent par périr.
Le repiquage et la transplantation ont pour but de prévenir ces accidents. Ils concourent à faire ramifier les racines et à les empêcher de s'allonger outre mesure ; de sorte que, lorsqu'on vient à les déplanter, on les enlève sans peine.
Dans le but d'économiser le terrain, les pépiniéristes placent souvent les arbres trop près les uns des autres lors du repiquage ou de la transplantation. 11 en résulte que les ramifications qui auraient pu garnir la tige, étant privées de lumière, meurent ou ne se développent pas ; l'arbre croît rapidement en hauteur, mais, sa grosseur n'étant pas proportionnée à son élévation, il faut, au moment de le planter à demeure, le priver d'une partie de sa tige, sous peine de le voir rompre par les vents. D'un autre côté, l'écorce de la tige, n'ayant pas été habituée à l'influence bienfaisante du soleil, se durcit, se dessèche tout à coup, et s'oppose au grossissement de l'arbre, qui languit longtemps avant de surmonter ces causes de souffrance.
On doit donc, dans les pépinières, choisir des arbres plantés à
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une distance telle^ que la grosseur de leur tige soit bien proportionnée à leur hauteur. On veillera^ en outre^ à ce que cette tige soit parfaitement droite, qu'elle présente une écorce bien lisse, qu'on n'y remarque pas de cicatrisations de plaies trop apparentes, résultant de la suppression tardive des branches latérales. Enfin, ces arbres auront dû recevoir, pour la formation de leur tige, les soins que nous avons indiqués en parlant des pépinières.
11 y aurait grand avantage à élever toujours les arbres dans une pépinière présentant un sol à peu près de même nature que celui du terrain qui doit les recevoir à demeure. Aussi conseillonsnous de tâcher de choisir ces arbres dans une pépinière dont le sol s'éloigne le moins par sa nature de celai qui doit les recevoir.
tipo^ue des plantations. — Ce que nous avons dit à cet égard à Farticle du repiquage dans les pépinières (p. 51) s'applique également aux plantations. Nous y renvoyons donc pour éviter une répétition inutile.
Implantation. — G*est une chose vraiment déplorable que le peu de soin apporté généralement à la déplantation des arbres; cette opération, telle qu'elle est faite par la plupart des jardiniers, mérite bien plutôt le nom d'arrachage. On croirait, à lea voir tirer sur les arbres à peine dégagés de la terre qui retient leurs racines, et couper avec la bêche ou la pioche celles qui résistent à leurs efiforts, que ces racines sont des organes superflus, dont on peut, sans inconvénient, retrancher la plus grande partie, tandis que ce sont ceux dont la conservation est le plus utile au succès de la plantation. Aussi voit-on ces arbres dont on a été obligé de mutiler la tige pour rétablir l'équilibre entre elle et les racines, rester languissants et souvent même périr au bout de l'année.
On doit, lors de la déplantation des arbres de haut jet, dans les pépinières, remplir deux conditions : 1® choisir un moment coùvenable ; 2® employer un mode de déplantation qui conserve la plus grande quantité possible de racines.
L^instant le plus favorable pour déplanter les arbres est celui où le temps est doux et où il ne pleut pas. 11 faut se garder de faire cette opération sous l'action des vents froids et desséchants.
car le chevelu des racines en serait bientôt désorganisé. On devra, à plus forte raison, ne pas déplanter les arbres lorsque la température est au-dessous de zéro. Les racines sont en effet bien plus sensibles au froid que les tiges, et il suffit, pour la plupart des espèces, d'un abaissement de température de 2*^ cent. au*dessou6 de zéro pour les détériorer complètement.
Toutes les fois qu*on sera obligé de planter au printemps des espèces à feuilles caduques, il sera convenable de faire déplanter les arbres dans le courant ou à la fin de Thiver et de les faire mettre en jauge ou tranchée, soit dans la pépinière, soit dans le voisinage du terrain à planter. Le printemps venu, le premier développement de ces arbres sera retardé, et, lorsque viendra le moment de les confier définitivement au sol, on ne sera pas exposé à troubler leur végétation. Cette pratique présentera surtout de grands avantages pour les plantations tardives du printemps. Nous avons souvent planté de. cette manière, vers le milieu du mois de mai, des arbres déplacés en février.
La déplantation s'effectuera, comme nous Favons indiqué, pour les jeunes plants : on ouvrira à Tune des extrémités du carré d'arbres une tranchée d'une profondeur telle, qu'elle pénétrera un peu au-dessous du point où sont arrivées les racines; puis, en minant le terrain de proche en proche, on enlèvera les aii)res avec la plus grande partie de leurs racines.
On objectera peut-être qu'on ne pourra employer ce mode de déplantation que dans le cas où les arbres du carré seront également bons à planter à demeure, mais qu'il deviendrait impraticable dans le cas où l'on voudrait laisser encore les plus faibles. Nous pensons qu'il n'y a que le pépiniériste qui puisse avoir avantage à laisser les arbres trop faibles pour ne pas être obligé de les replanter. Nous engageons, pour éviter les mutilations qu'éprouveraient indubitablement les racines si Ton choisissait les arbres dans le carré, à acheter tout ou partie de ce carré et à les faire déplanter ainsi que nous venons de l'indiquer. 11 y aura à cela deux avantages : le premier, que les arbres seront beaucoup moins mutilés; le second, qu'on pourra placer en pépinière, dans le voisinage de la plantation, ceux qui seront encore trop faibles pour être plantés à demeure, et qui serviront plus tard à effectuer les remplacements.