‹ Manuel d'arboriculture des ingénieursChapitre 28 sur 65 · PRÉPARATION OU HABILLAGE DES ARBRES · texte numérisé non relu

PRÉPARATION OU HABILLAGE DES ARBRES

Tous les arbres souffrent de la suppression ou du dessèchement de leurs racines, mais les espèces à bois dur, telles que le chêne, le hêtre et tous les arbres résineux, sont celles qui supportent le moins facilement ces altérations. Ainsi, lors de la déplantation, on devra, quoi qu'il en coûte, conserver toutes les racines de ces arbres, sous peine de ne pas les voir reprendre, et s'efforcer surtout de retenir la terre autour des racines des espèces résineuses.

Si les arbres doivent voyager avant la plantation, on prendra les plus grands soins pour que les racines ne soient pas desséchées ou gelées en route. On ne saurait trop s'élever contre la négligence de certains pépiniéristes qui ne garantissent que la tige et entourent à peine les racines par une poignée de paille qui, mal fixée, est bientôt détachée, et les laisse à nu. Lorsqu'il s'agira d'espèces à bois dur comme le chêne, le hêtre^ on devra, aussitôt après leur déplantation, tremper les racines dans un mélange liquide de terre argileuse et de bouse de vache, qui, en se desséchant sur les racines, les préservera du contact de Tair. Ces arbres seront ensuite«soigneusement emballés, surtout vers le pied.

Préparation on habillafre des arbres. — Lorsque l'on est prêt à effectuer la plantation, on pratique la préparation ou rhabillage des arbres. Cette préparation s'applique aux racines et à la tige.

Malgré tous les soins possibles, il y a toujours une certaine quantité de racines qui sont rompues ou desséchées par l'impression de l'air. La préparation, dans ce cas, consiste à enlever, avec un instrument bien tranchant, l'extrémité des racines rompues ou desséchées, et à couper celles qui ont été blessées, immédiatement au-dessus du point où la plaie existe. Ces plaies se cicatrisent et donnent naissance, sur leur périmètre et au-dessus d'elles, à de nombreuses racines qui viennent bientôt remplacer celles qu'on a tronquées. Si, au contraire, on abandonnait à elles-mêmes les parties brisées ou desséchées, les plaies deviendraient chancreuses, les racines resteraient dans un état maladif et ne seraient d'aucun secours pour l'arbre. Telles sont les seules suppressions à opérer sur les racines.

Si Ton supprime, pour quelque temps, une partie des racines.

lldevlentindispenaabled'enleverégalement une certaine ëlendne de la lige, afin de roaintCDir un équilibre parfait enlre l'élendoe respective de cea deui organes. Cette suppressiou, pour quelle ne devienne pas nuisible, doit être faite avec non moins de circonspection que ceUe des racines, et Sire avec elle dans un rapport complet.

Les amputations devront uniquement porter sur les rameaux âgés d'un an, ou tout au plus sur les rami6cations de deux ans, comme le montre la figure 101. On ne saurait trop s'élever contre l'usage barbare qui consiste à couper entièrement la tète des arbres en les plantant, ce qui les fait ressembler, après la plantation, à autant de jalons (^ff. 102). Cette pratique est on ne peut plus vicieuse, et cela pour deux 1 raisons : la première , - -f..^. .„ „ „ - eiagité c'estquel'on

pour l.-pfa'^ùliMr " "^ dïoenBelTtbr'e™ P^^'^l'arbre

... de tous les

ta ons qn, aunuenl donné naimnce ani taurgeons et aiu rcuiile. indispeniables pour développer les Mets ligneni el corticaui, el pnjparer le cambium qui concourt k l'accroissemeul des nicmeBi la .econde, c'eel que la plaie, reslanl longlemps

Fis- lOÏ.

Page 1