SOINS D'ENTRETIEN. OS
le collet de celui-ci se Irouve à 0",27 environ au-dessus du niveau du terrain environ- Dant, puis continue jusqu'à ce que le cône a'élève à O^iSS lu- dessus du sol. La terre étant bien battue, on donne à celte butte la forme d'un cane tronqué (A, fig. lOti). Les plaques de gaion C, qui sont renversées autour de celte butte, sont ensuite relevées contre les câtés. Pour remplir les vides (B, jîj. 106), on se sert des garons extraits du cercle intérieur [B, fig . i 05) que l'on taille en triangle (D, fig. 106). Il ne reste plus qu'à battre forte* ment ces gazons pour les bien appuyer sur les parois de la butte. La coupe verticale du trou présente l'aspect de la %ure 106.
Nous ne saurions trop recommander cette opération pour tous les terrains très-humides, surtout pour ceux qui Ibnt exposés aux inondations „ . '"■'î'O*-
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SOINS DENTHETIEH.
Ce n'est pas assez que de bien planter, il faut encore, pour assurer le succès de cette opération, entourer les jeunes arbres, pendant les premières années, de soins destinés à les défendre de certaines influences nuisibles, à en éloigner les accidents auxquels ils sontexposés ; enfin, à imprimei- à leur tige un dévetoppement convenable. Examinons donc ces diverses opérations.
Opération! contre laséelieresie du sol. — La sécheresse du sol^ toujours nuisible pour les plantations déjà anciennes. Test, à bien plus forte raison, «pour les arbres qui, n'ayant pas encore pris possession du terrain, s'approprient plus difficilement le peu d'humidité qu'il contient. Aussi voit-on fréquemment les plantations récentes entièrement détniites par cette influence lorsqu'on n'emploie pas ses efforts pour la combattre.
Nous avons indiqué, en traitant des pépinières, les arrosements, les binages et les couvertures comme étant les meilleurs moyens d*empêcher la sécheresse du sol; ces opérations conviennent parfaitement aux plantations d'alignement, en y joignant toutefois les ensemencements d*ajonc.
Les binages, pratiqués avec les soins indiqués à Tarticle des pépinières, conviennent surtout aux plantations des terrains un peu argileux. On devra les opérer sur toute la surface du terrain remué pour la plantation. Ils devront être répétés deux ou trois fois en été pendant les cinq premières années.
Pour les sols légers ou de consistance moyenne, il vaudra mieux faire usage des couvertures. Le meilleur mode de couvertures consiste dans l'emploi simultané des tiges d'ajonc, de bruyère, de fougère, de genêt, etc., dont on forme une couche d'environ 0",0(i d'épaisseur, et d'une couche de cailloux de la grosseur du poing et symétriquement tassés les uns contre les autres (A et C, fig. 103). Ces tiges d'ajoncs, tout en retenant l'humidité du sol, se décomposent et forment un excellent terreau dont profitent les racines. Lorsqu'on place la couche de cailloux au pied de chaque arbre, on doit avoir soin d'entourer la base de la tige d'une motte de gazon(B, fig. 103). Sans cette précaution, on s'expose à ce que ces cailloux blessent l'écorce de la tige lorsque celle-ci est ébranlée par les vents.
Lorsqu'il n'est pas nécessaire de laisser libre le terrain qui entoure immédiatement les arbres, il est préférable de joindre à ces couvertures le procédé suivant qui consiste dans un ensemencement d'ajonc. Ainsi, dès que la plantation est terminée, on répand la graine d'ajonc sur toute l'étendue du sol, et on l'enterre le plus profondément possible à l'aide d'un râteau à dents de fer. On répand cette graine dans la proportion de i 8 kilogrammes par hectare. Cet ensemencement, qui peut être fait