LA^TATIONS D'ALIGNEMENT D'ORNEMENT
peut donner plus de 2 mètres de diamètre à la motte de l'arbre. Ce sera très-bien tant que les extrémités radiculaires n'auront pas sensiblement dépassé cette limite; mais^ s'il en est autrement, on sera obligé de supprimer ces parties iraportaiTtes de la racine, et si cette suppression est considérable et que les arbres soient déjà très-âgés, ils supporteront difGcilement cette mutilation. — Il faudrait donc pouvoir augmenter le diamètre de la motte en raison de Tâge des arbres, ou bien préparer la déplantation de ces arbres deux ans à Tavance comme nous l'avons expliqué plus baut, page 136.
Transplantation avec racines nues. — Cet autre système consiste à ouvrir autour du pied de Tarbre une tranchée circulaire large de 1 mètre et naissant au point où l'on suppose que les extrémités radiculaires sont arrivées. Ce premier travail terminé, on enlève peu à peu la terre qui couvre les racines en ayant bien soin de conserver celles-ci tout à fait intactes. On a dû à l'avance fixer la tige de l'arbre à Taide de cordes atta-' chées aux arbres voisins, afin qu'elle reste dans une position verticale, après que les racines auront été complètement mises à nu et détachées du sol. Lorsque la terre a été ainsi coipplétement enlevée, on fait descendre, au pied de Tarbre, au moyen d'une tranchée ou d'un plan incliné ouvert sur l'un des côtés du trou, une machine de transport composée seulement de deux très-grandes roues, d'un essieu et d'un long timon unique fixé au milieu de l'essieu. Ce timon est dressé dans une position verticale contre la tige de Tarbre. On y attache solidement celle-ci du sommet à la base, en la garantissant des contusions à l'aide de coussins. Puis on abaisse lentement ce timon, qui entraîne avec lui la tige, tandis que des ouvriers détac4ient les racines restées encore engagées dans la terre au-dessous de l'arbre. Les racines se trouvent ainsi soulevées, puis placées sur le côté, à une certaine hauteur au-dessus du sol. On les réunit par faisceaux, ainsi que les branches, pour les empêcher de traîner, puis on attelle un ou plusieurs chevaux du côté des racines, et l'arbre est ainsi porté au lieu de sa plantation. 11 est bien entendu que le véhicule qui le transporte ne peut sortir du trou d'exlraction qu'à l'aide d'un plan incliné semblable à celui par où il a été descendu et opposé à ce dernier.
TRAMSPUNTATION DES ARBRES ACf.S.
La ^re UO montre un de ces arbres placé sur ce chariot et prêt à être Iransporlé.
Le trou destine à recevoir cet artre devra offrir un rayoo de O^SO de plus que la longueur d<>s racines; puis on aura dû ouvrir deux tranchées en plan incliné poorpennettre à la machine d'arriver au centre du trou et d'en sortir par le calé opposé.
Enfin, ce trou devra avi^ une prorondeur telle que les racines de l'oi-bre s'j trouvent placées aussi pro Fondement qu'elles l'étaient avant. La mactiine de transport étant anivée au centre du trou, on place denouveau le timon dans une position vertlcale; on attache solidement la tige à l'aide de quatre cordes en croix fixées aux arbres voisins ou sur des pieux assez forts. On détache alors la tige du timon et l'on fait sortir la machine du trou.
On étend convenablement les racines et on les recouvre de terre parfaitement amendée, en ayant soin de les diviser par
étage dans l'épaisseur du Fit. i^°- — Tnmtpiantiiioiid sol. Lorsque le trou est ttôatt mts.
14* PLANTATIONS ÏVALIGNEMENT D'ORNEMENT.
complètement comblé^ on pratique un arrosement très-copieux^ afin que la terre se tasse et qu'elle adhère aux racines. On aura dû^ avant de dresser la tige dans une position verticale, raccourcir un certain nombre de branches pour rétablir l'équilibre entre l'étendue de celles-ci et les racines^ dont quelques-unes^ quoi qu'on fasse^ sont toujours brisées.
Le choix à faire entre la transplantation avec motte et celle avec racines nues sera déterminé par l'état de développement des arbres.
Le premier mode est en effet le plus convenable tant que les extrémités radiculaires ne s'éloignent pas de la tige de plus de 2 mètres. Mais, si les radicelles ont dépassé cette limite^ la déplantation avec motte nécessite la suppression d'une si grande proportion de racines^ qu'il vaudra mieux avoir recours à la transplantation avec racines nues. Là^ il est vrai^ les racines seront déplacées^ mais au moins on pourra les avoir presque entières.
Tels sont les soins que réclame la transplantation des arbres déjà âgés. Cette opération doit donner lieu, comme on a pu en juger^ à une dépense très-élevée. Toutefois il ne faudra pas songer à faire des économies à cet égards car on s^exposera presque toujours à ce qu'il en résulte des frais inutiles^ par suite d*un insuccès complet.
Mais^ en terminant^ nous répétons de nouveau que ces sortes de transplantations ne devront être employées que tout exceptionnellement et pour quelques arbres seulement^ parce que les avantages qu'on en obtient compensent rarement les dépenses énormes qu'elles nécessitent^ et que les arbres ainsi déplacés ne deviennent jamais aussi beaux que ceux qui ont été plantés jeunes.
Remplacements. — Cette opération doit être exécutée avec les soins prescrits pour les plantations des routes^ page 126.
Ëla^a^e des plantations d'alii^nement d'ornement. — - Pour ces sortes de plantations^ Télagage n'est pas destiné à faire acquérir au tronc les qualités nécessaires pour faire du bois de service. 11 a seulement pour but de donner à Fensemble de ces arbres une forme agréable et surtout de leur faire couvrir de leur ombrage la plus grande surface possible. Il a encore pour résultat d'empêcher ces arbi'es de nuire aux habitations vol-
ÉLAGAGE MS PLAPiTATlONS D'ORNEMENT. Uh
sînes, comme cela pourrait avoir lieu dans l'inlërieur des villes. On imposera donc à ces arbres les formes suivantes, dont le choix sera déterminé par les circonstances locales.
Si la plantation se compose d'une seulB ligne isolée et que l'on ne Boil pas gêné par l'espace, on donnera à chacun de ces
IiinlIèUment i I* ligic de pLiMition. pcndieiiUlivneiil k. Ii li^a de pLinlailoD.
arhres une Torme telle qu'ils offriront, sur leurs deux faces parallèles à la ligne de plantation, un rideau de verdure naissant
itC PLANTATIONS D'AUGNEHENT D'ORNEMENT,
à 2*',S0 au-dessus du^sol et terminé au sommet par une tête qui s'évase en forme de champignon. lAfig. 141 montre l'un de ces ai'bres vu parallèlement à la ligne de plantation, et la /ig. 142 montre le même arbre vu perpendiculairement à celte même ligne de plantation.
Fif. 143. ' Coupe traninrulc d'une sTeoue il'>rt>r«ié1>guée eu ridssu.
Si la plantation se compose de deux lignes parallèles et rapprochées, on donnera à chacim des arbres la même Torme ijue ci-dessus. 11 en rësuKcra alors que la télé de chacun d'eux ve-
ËLAGAGE DES PLANTATIONS nant à se joindre au soramet, au milieu de l'espace qui sépare les deux lignes, cette double rangée d'arbres formera au-dessous d'elle une sorte d'ogive de verdure, continue dans toute la longueur de l'avenue, et la surrace du sol se trouvera ainsi complètement ombragée. La fig. Ii3 montre la coupe transversale de l'une de ces avenues.
Au lieu d'adopter ces dispositions, on donne souvent à la lète de ces arbres, particulièrement dans le Hidi, la forme d'une sorte de vase ou gobelel, comme le montre la fig. 14i ; cette disposition est vicieuse,carlebut principal que l'on se propose d'atteindre, un ombrage aussi complet que possible, n'est qu'imparfaitement oblenu.
La fig. Itë, qui représente l'une de ces avenues vue en plan, montre, en effet, que les têtes de ces arbres, devenant tangentes l'une à l'autre, laissent entre elles un vide par lequel
les rayons solai- ^ , , ,
res pénètrent
jusqu'au soi. La fig. 14fl, qui indique le plan d'une avenue formée comme nous le recommandons, fait voir au contraire que la léte de tous les arbres forme une surface continue impénétrable au soleil.
Il est souvent utile de créer, dans l'intérieur des villes, des