DES CHEMINS DE FER
Utilité de cette opération. — Lors de Texécution de nos chemins de fer^ les acquisitions de terrains ont souvent porté sur des surfaces plus considérables que cela n'était nécessaire pour le passage et le service de la voie. Ces parcelles excédantes étaient destinées à fournir les matériaux: nécessaires pour les remblais. Aussi sont-elles creusées parfois jusqu^à4 et 5 mètres de profondeur. Celles qui^ après avoir subi ces emprunts^ étaient encore susceptibles d'être cultivées, ont été revendues aux propriétaires voisins.
Mais ce fait peut être considéré comme exceptionnel. Les terres ainsi enlevées ont presque toujours eu pour résultat de mettre à nu un sous-sol d'une nature telle qu'il était peu susceptible d'être mis on culture. Dès lors ces parcelles sont restées incultes et à la charge de l'État.
Ces surfaces, assez considérables, offrent un aspect désagréable; elles ne donnent aucun produit; enfin, beaucoup d'entre elles se trouvent à un niveau tel par rapport au sol environnant, que les eaux, s'y accumulant, produisent des marais qui répandent des miasmes délétères. 11 y aurait donc utilité à changer cet état de chose, et Ton y arriverait assez facilement au moyen du boisement.
Exécution. — Le mode d'opérer doit nécessairement varier suivant la nature du sol. Nous avons dit plus haut que ceux de ces terrains qui étaient encore susceptibles de culture avaient été vendus. Il ne reste donc que des sols de très-mauvaise qualité que nous partageons d'abord en deux classes : les terrains secs et les sols très-humides ou inondés.
Terrains secs. — Ces surfaces se composent en général de graviers siliceux, de sable presque pur et très-mobile, ou enfin de calcaires assez friables.
1** Graviers siliceux. Les espèces ligneuses qui peuvent se développer dans ces terrains sont les suivantes :
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