POUR LE CLIMAT DU MIDI
Les mêmes espèces.
Moins :
Bouleau blanc. | Pin sylvestre.
Plus:
Chéite yert. | Micocoulier de ProTence. | Pin d'Alep.
Dans ces sortes de terrains les semis ne réussïEsent pas par suite du déchaussement résultant du gel et du dégel. On est donc obligé d'avoir rewurs exclu site ment à la plantation.
Cette opération est pratiquée avec tous les soins indiqués plus haut pour les terrains graveleux. Toutefois, les arbres résineux qui , dans ces terrains, doivent ôlre plantés et non semés, seront confiés au sol vers le Gommeocement du mois de mai, alors que les jeunes pousses ont déjà atteint (ffii k O^jOS de longueur. La plantation faite pendant le repos de la végétation l'ëusskt beaucoup moins bien. On choisira pour ces espèces des plants de quatre ans seulement, dont deux ans de repiquage eo pépinière. Plus Agés, leur reprise sera beaucoup plus difficile. L'oxidoitation de ces diverses plantations sera faite comme nous l'avons indiqué pour les terrains graveleux.
Sols très-humidei ou inondai. — Ces terrams, au moins aussi fréquents que les terrains secs sur les surfaces excédantes dont nous nous occupons, peuvent être partagés en trois groupes : les sols de irès-raédiocre qualité, argileux, siliceux ou calcai- ' res; les terrains fertiles silicoargileux ou argilo-calcaires ; les terrains salants. — Chacun de ces groupes exige des soins différents pour être convenablement boisé.
1" Terrains très-médiocres, argileux, tiliceux ou caico*ret. — Les espèces ligneuses qui s'accommodent le mieux de ces sortes de terre sont les suivantes:
reupLien (excepté celui d'IUlie).
Saule Himnlt.
Fia. nu. — Saule blue. Siule blane Ug. m).
Tilleul de HolluDde.
On; évitera toutefois de placer les peupliers, le saule blanc et le tilleul dans les argiles compactes.
TERRAINS HUMIDES. kV
L'humidité stagnante qui imprègne ces terrains et qui souvent les baigne complètement, est un obstacle au développement convenable des plantes ligneuses.. Il convient donc de les soustraire en partie à cette mauvaise influence. 11 suffit pour cela de surélever le sol 011 l'on plante de 0",40 à 0",60 au-dessus du niveau habituel des eaux. Pour obtenir ce résultat sans une forte dépense, il suffit d'établir une série de plates-bandes larges de 1 mètre et surélevées au moyen de la terre prise entre chacune d'elles sur une surface de largeur égale et que l'on creuse assez pour en tirer toute la terre nécessaire pour Texhausseipent que l'on veut obtenir.
Ce travail doit être fait autant que possible en été, au moment où les eaux sont peu abondantes. Les terres extraites ont ainsi le temps de s'égoutter ; elles s'aèrent et deviennent propres à la végétation.
A l'automne suivant, on procède à la plantation de ces plaiesbandes avec les soins indiqués pour les terrains graveleux.
Les couvertures ne seront pas nécessaires dans ces terrains peu exposés à la sécheresse. 11 suffira seulement de pratiquer un binage chaque année au commencement de mai pendant les deux étés qui suivront la plantation. On procédera au recepage des jeunes plants et à l'exploitation du taillis comme nous Tavons prescrit plus haut.
2^ Terrains fertiles silico» argileux où argito-calcaires, — Ces surfaces pourront être boisées à l'aide des procédés que nous venons de décrire pour les sols précédents ; mais on pourra les utiliser d'une manière plus lucrative en les transformant en QteraieSy c'est-à-dire en y cultivant les espèces de saules qui produisent l'osier.
On procède ainsi à la création de ces oseraies : on choisit un sol analogue à celui que nous venons d'indiquer, c'est-à-dire humide, et d'une composition élémentaire qui le rend rich& et substantiel. On le dispose par plates-bandes en le surélevant à l'aide du procédé indiqué pour le terrain précédent. Le sol ainsi préparé pendant l'été, on procède à la plantation vers la fin de février.
On choisit pour cela les espèces de saules suivantes, les plus convenables pour cette destination :
t7S BOISEMENT MS PARCELLES EXCEDANTES.
Stmie (Mt«r ou osier jaunt {salix vitelUna, Lin.) (fig. 171). Espèce remarquable par la couleur jaune de^s rameaux.
lier. Fig- ITt. — S>sl« Timioal.
Saule viminal ou Oîier btane (S. vimittatis, L.) {fig. 172). Remar(|uable par la longueur et la Reiibilitë de ses rameaux.
Saule hélice (S. hélix, L.) IJig. in).
Saule pourpre ou osier roage (S. purpurea, L.) {fig. m). Espèce peu différente de la précédente.
On choisit sur ces diverses espèces des boutures longues d'en- Tiron 0',66 et de la grosseur du doigt. On les place sur les deux côEés des plates-bandes, à f.SS du bord et à 1 mètre d'intervalle entre elles en les disposant en quinconce.
Ces boutures sont mises en terre à l'aide d'un plantoir, et on les enfonce aux deux tiers de leur longueur. La coupe de la première année ne produit que des brindilles à peu prÈs inutiles, mais qu'il faut cependant enlever avec soin, sans quoi la pousse de l'année suivante ne se composerait que d'un grand nombre de petites ramifications qui ne seraient bonnes qu'à brûler. Lorsque, au contraire, on a coupé au niveau du tronc toutes les
TEREIAINS HUHIEffiS. l'S
petites briDdillesde la première pous!ie,la seconde donne déjà un certain nombre de jets de l-,33 à 2 mèlres de haut et qui peu-
Fig. 173. - Stule hélii. Flg. m. — Saule pourpM.
ventétre utilises. La coupe de la troisième est plus productÎTe, et, d'anuëe en année, elle le devient davantage. Il n'y a d'autre soin à prendre des oseraies qu'à en écarter les bestiaux, à donner quelques binages pendant les premières années, et à enlever avec soin les tiges volubiles des liserons, qui, en s'enroulant sur les jeunes brins, les rendraient cassants, et, par conséquent, impropres à l'usage auquel on les destine.
C'est en février, ou au plus tard en mars, qu'il Taut Taire la coupe des osiers. Les belles pousses ont communément S^.SO à 3 mètres de longueur. On les coupe à O",^ ou ©"jOÎ du tronc, lequel devient ainsi une sorte de têtard.
La plus grande partie de l'osier jaune et de l'osier rouge s'emploie avec son ëcorce, ce qui luidonneplus.de force. Ces deux osiers sont d'un usage général dans l'économie domestique et dans l'agriculture ; on en fait des liens pour toutes sortes de choses, des corb^les, des paniers légers, des claies et autres
180 BOISEMENT DES PAftCELLES EXCÉDANTES.
objets de vannerie commune. L*asîer jaune^ refendu en deux ou trois brins, est employé par les tonneliers. Les jardiniers et les vignerons font aussi un grand usage d'osier pour attacher les arbres en esp*alier et la vigne aux échalas.
Les ouvrages de vannerie plus soignée se font en osier blanc ou osier sans écorce, pour lequel on emploie le saule viminal^ parce que ses jets sont beaucoup plus unis.
30 Terrains salants. — La préparation à appliquer à ces sortes de terrains pour les boiser est la même que pour les sols humides précédents. Mais une seule espèce ligneuse peut se développer convenablement dans ces terres : c'est le tamarix gaU lica (fig, 155). On le plante sous forme de boutures comme si on voulait en 'former une oseraie, et on l'exploite tous les 6 ou 8 ans comme un taillis.