CHAPITRE VU
Les haies titcs sont un mode de clâture d'autant plua iniportani qu'il coïKe peu à établir lorsque ces haies sont créées dans de bonnes conditions, qu'il est très-solide, d'unvlongue durée et qu'il exige peu de Trais d'entretien. Halbeureuwment, il s'en faut de beaucoup que ces haies soient toujours établies avec tous les soinsqu'elles réclament. Nous allons donc tAcher de préciser ici les règles à suivre à cet égard.
Forme 4m h*lM. — On donne le plus souvent aux baies une hftuteur de ^",33 à S mètres sur 0*,40 environ d'épaisseur Ifig. I7S) ; quelquefois elles sont iuclinées à droite ott k gauche
vers leur base, pour s'élever ensuite verlicalemcnt (fig. I7G) ; on bien on double leur épaisseur ordinaire, et l'on planlc au centre
rSI CRËATION ET ENTRETIEN DES HAIES VIVES.
une ligne d'arbres de baul jet {fig. 177). Cette dernière forme
est des plus vicieuses, itteodu que ces arbres, en se dévelop-
Fig. ITT. — Riie accompagnée tTarbrei da bjTal j«l.
pant, épuisent le sol environnant au détriment de la haie, dont les jeunes plants, ombragés d'ailleurs par la tête de ces arbres, périssent bientôt et laisKnt des lacunes dans la haie. D'autres fois, enfin, nn donne à la haie la disposition indiquée parla figure 105. Pour cela, on ouvre un fossé de 2 mètres de largeur au sommet, profond de i~,10, et dont les cdtés présentent une inclinaison de 40 degrés. On plante le fond et les cdtés avec des arbrisseaux convenables, et on les tond comme l'indique notre figure. Nous considérons celte dernière sorte de haie comme l'un des meilleurs modes de clôture. On peut encore, pour ne pas gêner la vue au delà de la haie, placer celle-ci au fond d'un fossé ou d'un saut-de-loup ayant une profondeur d'au moins i",BO{/îfl. 179).
g^ Lemr poiltlva. — La configuration de la surface du eol oii
LEUR POSITrON. 183
les haies sont ëUblies a une cerUine influence sur leur bonne venue. En général, elles réussissent mieux lorsqu'elles sont
placées sur un terrain dont la surface s'étend au moins à ] mètre de chaque c6té dans les terrains argileux, et à 2 mètres dans les plus secs, avant de s'abaisser rapidement. Ainsi plantés, les arbrisseaux qui Tonnent la haie, et dont les racines s'enfoncent peu par suite des tontes fréquentes auxquelles on les soumet, sont moins exposés h souffrir de la sécheresse. Ainsi celles qui sont placées au sommet d'une pente rapide (fig, 175 et 176), ou à 0-,60 seulement du bord de celte tranchée, sont très-exposées à cette influence pernicieuse. Il en est de même, i plus forte raison, pour
celles placées au sompiet d'une levée de fossé, comme le montre la figrure 180, à moins que cette levée n'offre une largeur de
2 mètres pour les terrains argileux^ et de 4 mètres dans les sols exposés à la sécheresse. Les haies placées comme Findiquent les figures 4 et 5 sont plus favorablement situées^ puisqu'elles échappent à l'action de la sécheresse : elles n'offriraient d^'inconvénicnt que dans le cas où le sol serait trop humide.
diolx des espèces et levr appropriation a« cllnuit et à la nature du sol. — On doit choisir de préférence, pour la formation des haies vives^ les espèces qui croissent le mieux en lignes serrées^ qui présentent constamment une tige bien garnie de rameaux, et dont les racines peu traçantes n'exercent aucune influence fâcheuse sur les terrains environnants. Ces espèces doivent, en outre, supporter des tentent fréquentes ; et, quoique contrailées constamment dans leur direction naturelle, se maintenir dans un bon état de végétation pendant un grand nombre d'années.
Voici la liste des espèces qui remplissent le mieux ces conditions. Le choix en sera déterminé par la nature du sol et du climat. Nous les rangeons, pour chaque sorte de terrain, dans l'ordre de préférence qu'on devra leur donner :
POUR LE NORD, l'eST ET l'OUEST DE LA FRANCE.
•OLf ABOILBUX.
Aubépine (A^. 181).
Prunellier sauTage {/ig. <94).
Poirier saurage (/C^. 193).
Nerprun cathartique {fig. 188).
Érable champêtre {fig. 185).
Houx commun {/ig, 186).
Pommier sauvage [fig, 195).
Hêtre {fig. 68).
Charme [fig. *S0).
Orme [fig. 73).
TBmBAIlIt BALANTS.
TamaHx Galliea {fig. 155).
Hippophaé rbamooïde {fig. 156).
80LS flLICBOX.
Aubépine.
Pntnettier saoTage.
Poirier sauvage.
Nerprun cathartique.
Prunier de Sainte-Lucie {fig. 165).
Charme.
Épine-Tinette {fig. 159 et 160).
Orme.
Oranger des Osages, Maclwra tatran-
tiaca {fig. 191).
Olivier de Bohême {fig. 190).
SOLS CALCAIBBS.
Aubépine.
Prunellier saswge.
Nerprun cathartique.
Prunier de Sainte-Lucie.
Épine-TÏnette.
Orme.