‹ Manuel d'arboriculture des ingénieursChapitre 53 sur 65 · POUR LE MIDI DE LA PRANCE · texte numérisé non relu

POUR LE MIDI DE LA PRANCE

•OLS ABfiILBmC.

Aubépine.

Prunellier sauvage.

Poirier sauvage.

Paliure {fig. 192).

Grenadieir (/f^. 161).

Chêne kermès 0^.182).

ATIONS DK HA[fJ

PRÉPAKATION DU SOL. 185

Erable de Montpellier {fig, 183).

Mûrier blanc {/Ig. 187).

OliTier sauvage {fig. 189).

TBaaàlHS AALUfTfl.

Tamarix GalUca, Atriplex halimus (fig 184).

Hippophaé rhamnoide.

SOLSBILICBUX.

Ànbépine.

Prunellier sauvage.

Poirier sauvage.

Prunier de Sainte-Lucie .

Paliure.

Chêne kermèa. Érable de Montpellier.

Mûrier blanc, Olivier sauvage.

Hippophaé rhamnoide.

Olivier de Bohème.

SOLS CALCAinaS.

Aubépine.

Prunellier sauvage.

Prunier de Sainte-Lucie.

Paliure.

Érable de Montpellier.

Chêne kermès.

Grenadier. I Olivier sauvage.

Nous n'avons indiqué, dans les listes précédentes^ que les espèces qui remplissent le mieux les conditions énumérées en commençant. Beaucoup d'autres arbres ou arbrisseaux ont été employés à cet usage, mais n'ont donné qu*un succès nul ou incomplet : tels sont l'acacia et le févier à trois poiiUes, qui se dégarnissent complètement vers la base ; tels sont aussi le sureau, le sauk marceauy qui offrent le même inconvénient. On a également tenté d'employer plusieurs espèces résineuses : les thuyas, les épicéas, le genévrier commun. Mais on n'obtient ainsi que des haies trop faciles à fr^chir : elles ne peuvent servir que de clôture intérieure.

La faculté qu'ont beaucoup d'espèces de s'accommoder du même climat et du même sol a engagé beaucoup de cultivateurs à mélanger plusieurs espèces pour former la même baie ; mais cette pratique n'a jamais donné lieu qu'à de mauvais résultats : ces espèces ne présentant presque jamais un égal degré de vigueur, la plus forte anéantit la plus faible, et il se produit ainsi des vides dans la baie. 11 faudra donc toujours former la baie avec une seule espèce, à moins qu'où ne les divise en plusieurs sections distinctes.

Préparation d« sol. — Le sol destiné à recevoir la plantation d'une baie doit être préparé de la manière suivante : Dans le courant de l'été, on ouvre une tranchée dont la largeur varie entre 0^,60 et 1 mètre, selon que le sol est de plus ou moins bonne qualité, et dont la profondeur devra être de 0^,60 à 0'">80, selon que le terrain aura une tendance à retenir plus ou moins d'humidité.

Les terres extraites de la tranchée resteront déposées sur les bords jusqu'au moment de la plantation. Là elles s*amélioreront ainsi que les parois de la tranchée, sous l'influence des agents atmosphériques. Si Ton peut disposer de terre de meilleure qualité que celle du sol environnant, on en réunira une quantité suf6sante sur le bord des tranchées pour la placer en contact immédiat avec les racines des jeunes plants^ afin de faciliter leur reprise. Ce soin est surtout nécessaire pour les mauvais terrains.

Plantation. — La plantation doit être faite à Tautomne^ comme celle de la plupart des autres arbres, et, autant que pos* sible, en novembre. 11 n'y a d^exception à cette règle que pour les sols argileux humides dans lesquels on plantera au commencement de mars.

Les jeunes plants destinés à la formation des haies devront être âgés de deux ans, dont un an de repiquage. Les plants d'un an sont moins bien enracinés et reprennent plus difficilement. Les jeunes plants de prunier de Sainte-Lucie devront seuls être âgés d'un an. Ils sont trop développés à deux ans, et leur reprise est moins assurée.

Le moment de planter étant arrivé, on remplit les tranchées, et l'on procède à rhabillage des jeunes plants. Cette opération consiste à couper l'extrémité seulement des racines pour remplacer par une plaie nette les plaies contuses et déchirées résultant de la déplantation. Il faut aussi, pour rétablir l'équilibre entre l'étendue des racines qui ont pu être conservées et l'étendue de la tige, raccourcir un peu cette dernière. 11 suffira de supprimer le tiers de sa longueur totale.

Les jeunes plants sont ensuite disposés sur une ou deux lignes au milieu de la tranchée. La plantation sur deux lignes donne lieu à une haie plus épaisse et mieux garnie que la plantation sur une seule ligne. On a quelquefois tenté de faire une plantation sur trois lignes, mais les plants de la ligne intermédiaire, étant gênés dans leur développement par ceux des deux lignes voisines, dépérissent bientôt et disparaissent pour la plupart. Si Ton ne plante qu'une seule ligne, il faudra laisser entre les plants un intervalle de 0"",10. Si l'on préfère deux lignes, il conviendra de laisser un espace de 0"',i6 entre les lignes et entre

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