RAJEUNISSEMENT DES HAIES
On donne d'ailleurs à ceux-ci des soins analogues à ceux qu'on a appliqués aux premiers*
BaJcvilidMiiient des haien. — Il arrive un moment où la haie, fatiguée par les tontes et les élagages successifs, finit par dépérir. Ce résultat se produit à un âge plus ou moins avancé, selon l'espèce d'arbre qui a foi*mé la plantation^ selon les soins plus ou moins intelligents qu'on a employés, selon enfin la richesse du sol. 11 convient alors, pour rendre à cette haie sa vigueur première, de la receper à quelques centimètres du sol, et cela à la fin de l'hiver. Si le sol n'est pas calcaire, il sera bon, pour activer la végétation, de pratiquer un marnage abondant avant l'hiver^ sur une largeur de 0"',70 de chaque côté de la haie. Cette marne ^ suffisamment délitée par les gelées, est enterrée au printemps par un labour profond avec la bêche trident (/S^. 197) ou la houe bident (fig, 198). Ce labour est également pratiqué dans le cas où l'on ne marnerait pas.
Les souches donnent lieu pendant l'été suivant à de nombreux et vigoureux bourgeons, auxquels on applique les soins précédents pour en former une nouvelle haie. Ce rajeunissement pourra être répété plusieurs fois de suite.
Restauration de* hafles. — Une dernière question nous reste à examiner, c'est la possibilité de restaurer les haies commencées suivant Fancien mode, c^est-à^dire dont chacun des brins s'est allongé verticalement. Cette opération est des plus faciles, mais c'est à une condition, c'est que cette haie sera complètement recepée. On lui appliquera alors le mode de recepage que nous venons de décrire, et à la fin de la seconde année la haie sera complètement rétablie.