PRINCIPALES MALADIES DES ARBRES ET ARBRISSEAUX
INDIQUÉS TAIYS LES CHAPITRES PBÉGÉBENTS.
Les maladies qui attaquent les espèces ligueuses dont nous avons parlé dans les chapitres précédents sont assez nombreuses; nous ne parlerons que des principales. Ces altérations sont surtout déterminées soit par la malveillance ou Tignoranee des hommes^ soit par les intempéries^ soit enfin par la présence de certains insectes nuisibles.
■AlTelllaBceoii ii^n^raiice. —Les altérations pésoltaiitde la malveillance ou de l'ignorance de Thomme sont surtout les ulcèreSf la carte^ les empoisonnements, ïasphyxie.
Ulcères, — Lorsqu'une plaie faite à un arbre pénètre jusqu'au corps ligneux et le laisse exposé à Tinfluence de l'air^ Thumidité atmosphérique et Teau des pluies altèrent les couches extérieures de l'aubier et déterminent l'écoulement d'un liquide de couleur brune et d'une grande âcreté. Cet écoulement empêche même la formation des bourrelets sur les bords de la plaie ; de sorte qu'au lieu de diminuer, l'étendue de la plaie s'étend sans cesse en altérant progressivement l'écorce environnante et le corps ligneux. Cette plaie peut déterminer la niort de l'arbre si Ton n'y porte remède. C'est à cette maladie qu'on donne le nom d'ulcère ou de gouttière. Les ulcères se manifestent d'autant plus facilement, que les plaies présentent une surface moins unie, et que cette surface, en s'cloignant davantage de la ligne verticale, permet à Teau des puits d'y séjourner plus facilement.
Le remède le plus efficace à employer dans cette circonstance est le suivant. On enlève d'abord, et alors jusqu'au vif, toute la partie de l'écorce qui est altérée, ainsi que le bois décomposé ou déchiré, afin qu'il en résulte une plaie bien nette; puis, après avoir laissé cette plaie exposée à l'air pendant un jour ou deux.